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 « Rien de grand ne se fait sans passion. »

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MessageSujet: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Ven 22 Nov - 19:07

Se remettre en question, encore et toujours, alors qu'on a vraiment pas de quoi le faire. Est-ce que mon comportement a toujours été le même ? Pourquoi ne suis-je pas devenu quelqu'un d'autre ? Mon image est connue, mon nom est reconnue, adulé, admiré. Mais ais-je une seule fois été aimé ? Ce soir, dans ma tête, rien ne va plus. Je sens les mots, les phrases se mélangés. Moi qui suis toujours au top d'habitude, j'ai le cœur qui bat moins vite. Le cerveau aussi lent que le pas, j'avais pris le temps de me sortir une cigarette. Et c'est le regard vide que je rentrais chez moi. Oh, vide... Il l'est toujours. Mes iris sont si sombres, si noir, qu'il est presque comparable à un gouffre. Mes yeux ne brillent pas, ils sont éteint... Depuis que je suis rentré dans le cercle des grands de ce monde, que j'ai dû mettre de côté un bon nombre de plaisir bien à moi, et que j'ai dû apprendre à mentir pour pouvoir continué à me battre, par rapport à mes concurrents, j'ai l'impression de ne plus être moi-même. C'est peut-être le cas, après tout ?

Je passais la porte de chez moi, laissant tombé mon sac à terre. Je m'écroule presque dans le canapé, sortant de la poche du pantalon de mon costard un paquet de cigarette. J'en extirpe une, la coince entre mes lèvres et tire dessus en même temps que je l'allume. Les yeux clos, j’expire et soupire à la fois. Ça fait tellement du bien de rentrer à la maison... Cependant, elle est si... Rangée, calme. Un peu trop d'ailleurs. Elle me rappelle mes longues journées monotones, à parler dans trente-six langues avec mes partenaires. Est-ce que j'allais pouvoir passer une soirée, à me détendre, et parler dans ma langue d'origine ? Enfin, la seconde... Je suis américain avant tout, ne l'oublions pas.

Je finissais ma cigarette, avant de l'écraser dans le cendrier, posé sur la table basse. En direction de ma chambre, je décidais de sortir ce soir. Après tout, c'était le week-end, je n'avais rien de prévu. Mes amis n'étaient pas là... Je me déshabillais sur le chemin, jusqu'à mon armoire, pour adopter un style qui me convient bien mieux. Des vêtements plus noirs... Plus moulants... Plus moi. Avant d'être chef d'entreprise, j'étais un homme assez simple, presque réservé... J'irais même jusqu'à dire, froid et distant. Mais les gens s'arrêtent toujours à ce que les yeux leurs disent, non ? Je ne prendrais pas de risque et continuerais de sortir, habillé de la manière qu'il me plaira.

[ … ]
Dehors, il faisait froid. J'avais déjà visiter deux boîtes, mais rien de bien concluent. C'était... Plat. Je voulais du nouveau. De la chair fraise, dans laquelle mes crocs ne s'étaient pas encore plantés. J'étais simple, mais redoutable. D'une finesse extrême, mes doigts sur les corps semblable à la caresse d'une plume. Mais surtout, j'étais semblable à un bijou. À un bijou que l'on peut toujours, que l'on peut caresser... Une pierre précieuse qui fait plus de mal que de bien. Car je ne revois jamais personne. Coeur de glace oblige. Incapable de fondre, je vis et joue dans l'unique peur de finir blessé à mon tour.

Mon regard s'arrêtait sur un nightclub. Je n'y avais jamais mis les pieds. Allons, peu importe Shawn... Essaie. Personne ne te connait ici, tu vas pouvoir découvrir comme tu veux l'endroit et les offres qui y sont proposées. J'hésitais encore un instant, avant de pénétrer dans le lieu, passant a main contre ma nuque, cachée derrière mes cheveux mi-longs, aussi noirs que l'encre. Je portais un pantalon presque slim, avec un tee-shirt au col en vol bien plongeant, dévoilant ainsi un quart de ma peau porcelaine. Lorsque je sors, non, je ne fais jamais les choses à moitié.

Cherchant des yeux une place, je finissais par m'installer sur le coin du bar. J'étais bien placé, ici, je pouvais tout voir. Les autres lieux, les personnes... Le barman s'approchait de moi, dans le but de prendre ma commande. Je passais celle-ci bien rapidement, balayant la salle du regard, dans le but de me trouver une proie pour ce soir,, sans vraiment savoir le genre de personne avec qui j'aimerai finir.


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MessageSujet: Re: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Ven 22 Nov - 20:40

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shawn ∞ xiao

Toujours les cris. Ces voix de bas fond, au timbre brisé. Au râle presque languissant. Ces voix dans ma tête, et je me crois même fou. Je serais bien le fils de ma mère alors. Un pauvre taré ; un déglingué de la vie. Ça arrive. Le mur est froid, si sombre. Appuyé contre la masse d'ombre, je détourne le regard. Fuyant, peut-être, une scène vue, et revue. La voix s'éreinte, à bout, et pourtant elle s'éternise. C'est la douleur qui ravive. Les doigts fébriles, j'attends. « Alors connard, tu vas parler ? ». Un rictus étire mes lèvres. Tellement éloquent. Je sors une clope, il me faut un peu de fumée. Quelque chose pour voiler le dégoût. Ce n'est pas de la pitié. Pas encore, seulement ça me gêne, cette violence quotidienne, banale. D'abord on sourit, puis ça ne fait plus rien. Ensuite c'est agaçant. Je scrute le mur lisse et délabré. « Petite frappe ! ». Je hausse un sourcil. Une insulte homophobe, pourquoi pas. En ayant un supérieur pédé comme un phoque. Classe. Enfin, je ne relève jamais les commentaires scabreux. C'est monnaie courante dans le milieu. L'homme geint, il implore. Les arcades explosées, les lèvres pourpres, il murmure le leitmotiv bien connu. Pitié, pitié, pitié. On l'a bien amoché. Les phalanges brisées aussi. La première fois, on croit mourir. J'en porte le souvenir à mon annulaire gauche. Chienne de vie ! Je réprime un soupire, profondément ennuyé. L'interrogatoire ne mène à rien : on a perdu une quantité certaine de drogues, voilà le fait. Je me redresse, vers la lumière ; j'attire le regard du mafieux. D'un signe de la main, je lui fais comprendre le sort du malheureux. Il a vu, il a compris. Non, non ! Ses protestations accompagnent ma sortie. Elles restent avec moi, dans le couloir ; chez moi, en moi.

Je passe les rues, insensible aux autres ; au bruit infernal. Je vais en vain, dans une vie qui ne rime à rien. Les égouts ne sont pas si bas, en vérité. Je sens la puanteur de ce monde périmé, pourri. Je marche, toujours et encore. C'est là le secret, ne pas s'attarder. Vingts minutes. Dans le métro, comme un rat je déambule. Avec ceux de mon espèce, les montres. Une foule difforme et fourmillante, qui s'étire, s'entasse. On crève tous, là. Un serpent sinueux nous conduit quelque part. On s'arrête, on repart. Moi-même je sors, et je rentre sans y avoir pensé. Passé la porte, je considère mon appartement. Une sorte de loft aménagé, entre poutres apparentes et toiles métalliques. Je me laisse tomber sur mon lit. Les yeux au plafond, je pense au sommeil salvateur. Je veux qu'il vienne et qu'il me prenne dans ses torpeurs ; qu'il m'enlise dans son oubli. Ne plus être pour quelques heures. Mais je guette les rêves ; les cris surtout. Souvent ils me visitent, et je me réveille en sueur, alerté. C'est tout con. Peut-être que j'ai une conscience. Elle ne veut pas que je dorme tranquille, alors. Je ferme quand même les yeux, sans peur ni loi. On se l'est toujours dit. Je veux une petite compagne paisible, verdoyante et lumineuse. Quelque chose de champêtre, de léger. Un joli chemin de cailloux, peut-être même une rivière. Le paradis.

J'ouvre les yeux sur le plafond taché. Mon cœur se serre un peu. Déjà j'émerge des songes. Il est six heures, et je n'ai rien à faire. Je n'ai pas l'envie surtout. Putain de journée, vraiment. D'ordinaire je joue mieux le jeu de la vie. Je souris même. Par la fenêtre, je vois la fine pluie qui s'abat sur les immeubles. Je reste à demi allongé, pensif. Il faut se préparer. Et s'habiller. Et paraître. Je fais donc, en bon soldat. Je choisis un costume bleu nuit Yves Saint Laurent. J'ajuste ma montre. Je suis parfait, n'est-ce pas ? Le reflet hoche la tête. Quelle humeur maussade, définitivement. Et je suis en manque, pour ne rien arranger. Voilà quelques temps que je n'ai pas aimé. Je veux la chaleur d'un corps, une once de sensualité. Assez pour me mettre au garde-à-vous. Ce qui peut être difficile, compte tenu de mes exigences. Je sors dans la nuit, une clope aux lèvres. Je hèle un taxi, je m'y engouffre. Les façades défilent, jusqu'aux bars, vers les lumières clignotantes. Et maintenant, je joue. Un sourire en coin aux lèvres, je salue, je converse. Avec aisance et élégance, je déambule entre les clients et les membres du personnel. Je m’enquiers des associés, de leurs affaires ; je donne quelques ordres. Et puis j'ai soif. D'un pas félin, assuré, j'arrive au bar. En chinois, je commande au barman. Il s'incline, me sert. Je bois le verre de vin rouge, avec lenteur. Je déguste toujours un Bordeaux. La coupe au bord des lèvres, je tourne le regard vers la foule. Et puis un homme attire mon regard. Je le découvre avec plaisir. Sa taille mince, ses cheveux corbeaux. Tout me plaît chez lui, c'est immédiat. L'ombre d'un sourire passe sur mon visage. D'une voix posée, habituée aux conversations mondaines, je dis. « Bonsoir. J'espère que vous passez une bonne soirée ».

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MessageSujet: Re: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Sam 23 Nov - 23:18

C'est bien ça ; je m'étais installé confortablement sur un siège au bar, attendant ma boisson. Le barman ne traînait pas, j'étais servis dans la minute. Je le remerciais d'un signe de tête, avant d'attraper le verre entre mes doigts fins. Les lèvres contre la coupe, je ne fermais qu'un peu les yeux, laissant à vue la simple couleur noire de ceux-ci. Mon visage était déjà très sombre, au naturel. Souligné d'un fin trait par dessus, l'effet était encore pire. Je n'aimais pas spécialement les hommes maquillés, mais dans mon cas, était-ce vraiment du maquillage ? Je ne portais rien d'autre de superficiel. Je posais le verre sur ces pensées, et reportais mon attention sur la salle, balayant une nouvelle fois les gens du regard. Je ne sais pas si ma bonne humeur est revenue, mais... Je me sens un peu mieux.

Une voix me sortait de mes pensées. Pas pour autant, je n'étais surpris. Je tournais le visage, de très peu en direction de cette voix. Un homme venait de me parler ? Qui était-il ? Un client, ou un gérant qui se faisait passer pour récolter des informations et améliorer le club ? Pourquoi aurait-il payer sa consommation alors ? Ou alors j'ai simplement mal vu... Je commence peut-être à être fatiguer, en fait. « Bonsoir. » Je prenais une pause, et prenais en même temps le temps de détailler l'homme. Grand, mince, finement musclé... Je pouvais le dire malgré l'obscurité présente et ses vêtements. Comment ? Ça, par contre, je ne saurais le dire. « C'est la première fois que je viens ici, je découvre les lieux. Et vous, vous êtes un habitué ? » Pourquoi ne pas commencer à faire connaissance, et pourquoi pas les présentations dans les minutes qui suivrons.

Je me tournais un peu, histoire de l'inviter à commencer une quelconque discussion. Je viens pour trouver une femme et je fini par ouvrir une discussion avec un... Homme. Bon, je n'allais pas faire de manière. Ce n'est pas comme si je n'avais jamais fréquenté d'homme. Non... Mais pas ce genre d'homme. Il respirait un autre air. Un air de classe, de prestance.... L'homme que j'essayais être depuis des années, et que j'étais sur le point de devenir, j'espère. Alors... Flirter avec ce qui nous fait tant envie, est-ce grave, dans le fond ? Bien sûr il me plaît, physiquement en tout cas. Mais était-ce bien important que ça ne soit pas plus ? Mais Shawn, ne te précipite pas. Tu ne sais rien de lui, ni son nom, ni son âge, ni ce qui lui fait envie.

Après l'avoir détaillé un instant, je me tourne de nouveau vers le barman, et je commandais un nouveau verre. Plus très sûr de moi, ni même de ce que je cherchais ce soir, je pense qu'un autre verre, bien serré m'aiderais à réfléchir, et à me ''lancer''. Vers ? Je ne sais quoi. Nous verrons bien par la suite.


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MessageSujet: Re: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Ven 6 Déc - 14:38

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Je ne tape jamais dans l'originalité. Je suis un vrai puriste, un vieux de la vieille comme on dit. Parfois j'aime quand c'est anodin. Un peu snob ; ça me rassure aussi. Les convenances, les dialogues tout faits. Il suffit de le faire avec élégance, et un simple mot prend une certaine profondeur. Désinvolte, le sourcil arqué, je dévisage mon interlocuteur. Vraiment charmant. Toutefois, la foule est bruyante, sans pudeur. Les gens m'ennuient déjà, pourquoi me confondre parmi eux ? Espèce de mon espèce, certes, mais je n'y tiens plus. A ces regards languissants, intéressés ; ces souffles chauds et pesants. Je plisse les yeux devant le spectacle ahuri des petites gens. Dégoûté d'être comme eux. Pis même. Je remarque l'inclination de son corps vers moi, cette invitation corporelle. La courbe fine, suave. La seule vue de son bassin m'embrase. Et je suis satisfait d'être soudainement allumé. Je le fixe, peut-être trop intensément. J'oscille entre indifférence et passion, toujours, à perdre haleine. De marbre, mais tout brûlant. La sensualité descend sur moi, en mes veines, en mes reins calcinés. Délicieux poison.

Je finis tranquillement mon verre. « Un habitué ? Oui, on peut dire ça ». Un sourire amusé passe mes lèvres. Un regard vers la foule et mon visage s'assombrit. Habitué, pas vraiment. Je gère cet endroit et je ne le supporte pas. Du moins je souffre d'y être. Quant à le regarder et le mépriser, c'est une autre affaire. Le club est réputé, pourtant. La crème des crèmes, qu'on dit. Ça me fait doucement rire. Les gens d'en haut tombent souvent bien bas. Capables des pires coups, et d'une manière si disgracieuse. Plutôt crever que de leur ressembler. Mes lèvres s'approchent de son lobe, taquines. Un souffle rauque qui vient caresser la nuque. « Le bruit m'indispose. Que direz-vous de me rejoindre dans un espace plus privé ? ». Le regard chargé d'intensité, et conscient de l’ambiguïté de ma proposition, je dévisage une nouvelle fois l'homme. « Je serai au deuxième étage, si l'envie vous prend ». Un sourire carnassier aux lèvres, je me redresse. Je vais pour me fondre dans la masse fourmillante. Je suis si chaud.

Je n'écarte pas le désir qui étreint mes tripes. Au contraire, je me sens vivre dans le charnel. Peut-être qu'il n'y a que cela de vrai. Une étreinte dans l'obscurité, deux souffles coupés, joints. Je languis toujours des caresses. Avide, je procure le plaisir comme il me vient. Sauvage, brutal, insatiable. Je ne sais rien d'autre. Seul sur l'une des banquettes privées, je considère le verre posé devant moi. Face à mes jambes étendues, le liquide scintille presque. Étrange cocktail que je ne boirai certainement pas. L'alcool est à gerber, si ce n'est du vin. Comme captivé par les tons bleutés du liquide, je défais machinalement les boutons de mon costume. Du vide dans la tête, je l'incline en arrière. Dévoilant ainsi ma gorge ; le corps à l'abandon. Ce soir j'attends quelque chose. Aussi j'espère que l'homme du bar viendra. Je suis certain que nos corps s'épousent à la perfection. Je me trompe rarement. Et puis si tel n'est pas le cas, je trouverai autre chose. Une distraction nouvelle, qui me fera oublier les besoins physiques. Mon ego n'en sera pas heurté. Si je veux tenir des mecs, il suffit de lever le petit doigt. Et quand bien même, l'homme du bar n'est encore rien pour moi. Une taille mince, des cheveux corbeaux.

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MessageSujet: Re: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Sam 7 Déc - 18:53

L'air se fait plus chaud. En plus de cet espace fermé, la présence du bellâtre à mes côtés n'arrange pas l'état de mon corps, qui augmente doucement sa température. Peut-être que les quelques films, qui ressemblent plus à des coupures de scènes chaudes et passionnées, entre l'homme inconnu et moi-même en sont la cause. Je suis assez gêné, de penser à ce genre de chose, moi si sérieux et tellement du genre à n'approcher que la gente féminine. Cependant, l'homme, au léger accent étranger m'attire et échauffe mes sens. Je devrais lui demander ce qu'il aime dans ce joli pays, qui n'est pas le mien non plus... Les belles personnes qui y sont, où l'argent facile qu'on peut s'y faire ?

Je tente d'ailleurs de répondre à la dernière question que je me suis posée, mais pas le temps d'y réfléchir. Un souffle chaud s'écrase contre le côté de mon cou, une sensation de chaleur corporelle s'approchant de mon corps. Des paroles qui firent vibrer mon tympan. Je penchais le visage sur le côté, vers mon interlocuteur, pour que ses paroles ne soient absorbées que par moi. Un espace plus privé, dit-il ? Ma peau se met à frissonner de partout, mon sang bouillonne à son tour. Dans ma gorge, ma salive se bloque. Sa voix et son timbre sont terriblement sexy, et très grave. J'aime ce genre de voix, ils inspirent la confiance, et en même temps la méfiance, le doute, l'envie... Tant de sensation réunies dans une même voix, et un même corps auront raison de moi.

Il s'éloigne de mon corps, le laissant de nouveau orphelin, pour prendre un chemin isolé, pénétrant dans un petit couloir. Je marchais sur ses pas, et attendais à l'angle du couloir pour voir où il irait. Je ne voulais pas arriver en même temps que lui, il penserait que je n'attendais que cette proposition. Non, je n'attendais pas que cela. J'aime le suspense, les scènes de passions enflammées et le désir de rester un inconnu face à l'homme que j'ai rencontré. Mais je l'avais suivi pour ne pas me tromper de chemin, ou de porte. Si j'en avais ouvert une autre, mon désir et les battements de mon cœur se seraient ralenti, et sans aucuns doutes, je serai parti de ce club.

Je retournais au bar un instant, environ dix minutes, pour terminer le verre à moitié vide que j'avais laissé. Je le finissais, réfléchissant à l'attitude à adopter. Pas question de devenir quelqu'un que je ne suis pas, non. Mais... J'étais curieux de savoir s'il était du genre à s'adapter à la personne face à lui, à jouer un jeu, où à être lui-même dès le premier abord... Nul doute que je voudrais qu'il soit vrai, authentique. Sa voix et son sourire m'ont un instant fait penser à autre chose. Et tout à l'heure, j'ai surtout imaginé sa bouche contre ma peau brûlante, et ses mains agripper mes hanches...

Je me reprend cependant bien vite, me redressant, glissant ma main contre ma nuque. Vraiment, la chaleur était monté d'un cran ici. C'était presque irrespirable. J’empruntais à mon tour le même chemin que le bel inconnu, et hésitait un instant devant la porte, derrière laquelle il était déjà. Je frappais deux simples coups, avant d'appuyer contre la poignet, et ainsi y entrer à mon tour, découvrant un espace bien plus agréable, et plus serein, à vue de nez. En tout cas, ici, on s'entendrait discuter.

Je fermais la porte, avant de m'approcher. J'avais repéré l'inconnu, assis, ou devrais-je dire, à moitié mort. La gorge dénudée, tendue vers moi. Il doit être épuisé, mais si c'est le cas, pourquoi est-il encore ici ? Je serai dans mon lit, au chaud, en train de dormir depuis des heures si j'étais à sa place. Mais il doit avoir mieux à faire. Il a dû m'entendre, mais ne sourcille pas pour autant. Je m'installe à côté de lui, doucement, mon dos épousant le dossier lentement. S'il me trouve quelque chose, je me demande bien ce que c'est. J'ai le teint blanc, beaucoup trop clair pour me permettre de rester au soleil si je veux concerner cette couleur de pureté. Les cheveux noirs, mi-longs, brillants, le regard sombre, vide, sans lueur. Personne ne peut lire à l'intérieur. Il me protège et défend quiconque de s'approcher de moi et de mon cœur écorché. Je tourne le visage vers lui, et il penche son visage vers moi à son tour. Le feeling... J'espère que nous l'auront. Je glisse ma main jusqu'à son col, déplié, m’empêchant de voir correctement sa jugulaire, contre laquelle je laisserai avec plaisir glisser mes lèvres. « Nous ne nous sommes pas présenté... Qui êtes-vous ? Vous n'êtes pas coréen... Vos yeux sont si noirs... » Et plus tentateur... Je glissais ma main jusqu'à mon genou, comme si je me rendais juste compte de mon geste. Je ne dirais pas que je peux lire l'origine de quelqu'un à travers son regard, bien loin de là. Mais lui, il n'est pas d'ici. Son petit accent étranger l'a vendu tout à l'heure. Ma tête se pose doucement vers le haut du dossier, alors que mon regard pénètre le sien. Je murmure alors. « Je n'ai pas l'habitude d'être invité par un inconnu. Pourquoi devrais-je rester avec vous ? Et pour combien de temps ? »


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MessageSujet: Re: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Lun 6 Jan - 16:37

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Le sexe. La bonne vieille étreinte. Parfois ça vient, ça va. Presque machinal, souvent bestial. Tous les jours, on y pense. Moi j'en vis. Entre ces rues de merde, éclatées et grises, ces trottoirs à talons ; on entend le leitmotiv languissant. « C'est combien ? ». Plus loin, on est précieux. Chaque soir, j'assiste, la clope au bec, à l'arrivée des hommes taillés sur mesure, un peu baveux. Ils mettent la main sur de jeunes éphèbes, regards dégoûtés, lassés. Un, surtout. Beaucoup de peau, un corps si fin et ciselé. J'aime pas, quand je vois sa belle gueule. Il me regarde aussi, il semble dire « Tu vois ce qu'on fait de moi... Le gâchis. Obligé de plier le genou à des jambes molles ». Je pourrais le prendre avec moi, lui faire oublier des caresses redoutées. On serait comme des amants maudits, la pute et son mafieux. Des rumeurs nous entoureraient. On finirait par se faire prendre comme des lapins, l'eau à la bouche et la queue pendante. Du beau tragique. Mais jamais je ne poserai autre chose que mes yeux sur lui. Homme de chair, certes, mais aussi d'esprit. Je ne réponds pas à chaque frisson. J'ignore les appels des reins. Enfin, je voudrais m'en convaincre. Parce que ce soir, c'est la grosse débâcle. Tu te laisses aller, Xiao. Ouais j'avoue, là je pense plus avec mon entrejambe. Le vin émoustillant mes sens, déjà alertes, je me noie dans le désir ; complètement éclaboussé. Il est dangereux pour moi. Je le sens, et ça m'excite. Peu d'hommes me font cet effet-là ; un exquis excès de crainte et d'appréhension.

Sa main effleure ma peau, et c'est assez. Ne suffit-il pas que je sois embrasé. Instinctivement, la mienne vient trouver son poignet. Un instant, je sens sa veine battre sous mon pouce. Je desserre mon emprise sur sa chair rougie, approchant ses doigts de mes lèvres entrouvertes. Je goûte à sa peau, le bout de ma langue venant taquiner le creux de ses phalanges.

« Je suis Zhang Xiao. Et vous êtes plutôt perspicace. A mon tour. Vous n'êtes pas d'ici non plus. Ou disons... Vous vivez à l'étranger. A voir, je dirais un pays anglophone. Il y a quelque chose... dans vos manières. L’Australie, peut-être. Mais votre costume parle pour vous. Les États-Unis alors. Faut-il que les Ricains nous privent de nos plus beaux joyaux ? ». Je marque une courte pause, dévisageant mon interlocuteur. Un sourire taquin étire mes lèvres. « Alors, qu'en dîtes-vous ? Vous pensez qu'il me prendrait dans cette série de profilage ? »

La tête légèrement inclinée, je me sens vraiment sombrer. Me perdre pour ses yeux noirs ? Quelle folie. Les traits soudainement figés, j'hésite. Me laisserai-je à cette fantaisie... Ou plutôt, puis-je encore l'ignorer ? Peu probable. Je descendrai bien jusqu'aux Enfers pour sa vue. Un peu plus encore, dans ce monde infernal.

Ne te retourne pas, pas encore.

Lestement j'emprisonne l'étranger entre mes deux bras tendus. Mon regard rivé au sien, mes doigts viennent se poser à la naissance de son cou. Puis j'avance, mes lèvres effleurant son oreille. « Pourquoi » ? C'est un souffle rauque qui s'échappe de ma gorge. « Parce que jamais je n'ai aussi eu envie de quelqu'un ». Alors je prends sa bouche. La furtive douceur cède au désir impérieux, poignant. Quand mes poumons crient à l'air, je m'écarte et murmure. « Jusqu'à ce qu'on se déteste, qu'on n'en puisse plus de s'aimer... »  

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MessageSujet: Re: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Lun 6 Jan - 18:55

Une caresse, un simple effleurement, et je sens déjà mon sang se mettre à bouillir. Ses doigts sont froids, pourtant ils me brûlent la peau. J'ai l'impression de redevenir un adolescent, qui succombe au coup de foudre lors d'une soirée, dans un bar quelconque... Sauf que je n'ai plus vingt-ans, que je ne suis plus un gamin qui drague n'importe quoi pour sa fierté, et pour son plaisir. J'en ai presque vingt-six, et lorsque je sors, je ne drague plus. Je séduis. Et pas dans un but uniquement sexuel ; je cherche quelqu'un à embraser, à faire mourir. Quelqu'un qui épousera à la perfection les courbes de mon corps, dans un but d'épuisement charnel... Et ce soir, depuis longtemps, je pense avoir trouvé.

J'avais pénétré la salle, et fermé la porte derrière moi, discrètement. Pas assez pour qu'il ne puisse l'entendre. Puis je l'avais rejoint. Lui, ses manières d'hommes fatale... Il semblait aussi dangereux. Mais je ne saurais dire de quelle façon... Est-il mafieux, ou homme d'affaire ? Peu importe ; je saurais le concurrencer quoi qu'il arrive.

Ses yeux sont noirs. Un peu trop... je ne peux rien y lire. Il m’hypnotise sans s'en rendre compte. Ses gestes ne m'aident définitivement pas, mais je réussis à me reprendre lorsque je sens la chaleur humide et délicate de sa langue contre mes doigts. « Les coréens ne sont pas aussi entreprenants. Ce n'est pas bien difficile. » je lui souris, délicatement, mon index venant s'appuyer lentement contre sa lèvre inférieur. Légèrement pulpeuse, douce... Je me demande si son être tout entier l'est aussi. Je ne tarderais plus à le découvrir. « Les joyaux, vous connaissez ça, pas vrai ? Ils vous passionnent ? » un petit sourire étirait mes lèvres alors qu'il me tirait vers lui. Contre son torse. J'ai l'impression de sentir les battements de son cœur contre ma peau.

Un frison parcoure ma peau, mon dos en est recouvert. Les yeux clos, je profite de sa voix suave près de mon oreille. Ma main se glisse jusqu'à sa hanche, alors que l'autre remonte à sa nuque. Nos visages face à face, nos lèvres s'effleurent puis se touchent, avant de s'épouser d'une façon ardente, délicate à la fois. Sa manière d'embrasser n'est semblable à aucunes autres. Sa manière de parler, avec tant d'assurance, est à deux doigts de me déstabiliser. Mais c'est sans compter que je sais ce que je vaux, sans doute autant que lui. « Je m'appelle Shawn. Davis Shawn... Mais à partir de maintenant, appelez-moi comme bon vous semble. » ma main remontait à travers sa chevelure, j'approchais ainsi de nouveau son visage du mien, capturant ses lèvres dans un baiser qui se veut délicat, sulfureux. Un baiser qui invite à l'amour.


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MessageSujet: Re: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Sam 11 Jan - 10:06

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shawn ∞ xiao

Mais qu'est-ce que je fous, à la fin. Moi, l'impassible, le ténébreux. Je succombe avec ivresse, et cette passion soudaine épuise mes sens. Elle les prend, fort, et les malmène. Ils s'apparentent à présent à des furieuses bacchantes, célébrant le plaisir et l'infini. Mon corps est un sacrifice, un hymne à l'amour. J'aspire à l'union dans les cris et la sueur ; dans la plus complète aliénation. On s'oublie, peau contre peau. Je respire pour ses lèvres, sa douceur et sa hargne. Est-ce un songe ? Égarés dans une pièce à la lumière hésitante, lotis dans l'ombre complice ; qui sommes-nous ? Des hommes ? Des loups ? Assoiffés et satisfaits de ce désir sale. Qu'on me conduise à l'autel païen ; au centre des flammes et des psaumes, je suis coupable d'envie. Des râles à mes oreilles, des membres découverts à mes yeux ; je ne veux que son cri et sa peau. Qu'il gémisse mon nom.

C'est étrange. Il est entré, et je l'ai immédiatement désiré. Cet homme dont je ne sais rien. Il ne ressemble à aucun autre. Il a pris mon regard, habile voleur. Conscience, morale, principes ! L'homme a tout balayé. Aveugle dans mon désir, je n'en suis que plus excité. Qu'on se perde au fin fond du monde ; qu'on se brûle, baiser après baiser. Je veux qu'il soit mien, et moi le sien. Enchaînés à des fils incandescents, ils marqueraient dans la chair meurtrie et coulante le fruit immoral de notre union. Jusqu'à l’expiation de nos souffles.

« Je ne suis pas un fin collectionneur, mais lorsque j'en trouve un, j'aime à le polir et le garder près de moi ». Mes yeux tombent sur ses lèvres, qui valent bien plusieurs carats. Et puis ses yeux, dont l'égal ne se trouve ni dans l'agate ou l'hématite. En vérité, je ne suis pas matérialiste. Toujours l'enfant de la rue veille en moi. Il témoigne des vieux jours ; des lames striées de la cuisine, de la boue et de la crasse, du ballon mou, des portes-jarretelles bon marché. Un souvenir de la pluie détestable, des odeurs de viandes et du froid languissant ; sur la peau, s'infiltrant par les poches et les pans du pantalon. Ce froid qui te fait croire que tu es mort, quand tu ne sens plus le bout de tes doigts violets. Alors que le ciel est si traître, resplendissant là haut. Un éclat si vif et pur dans les longs jours de l'hiver. Je tendais ma main décharnée vers les voûtes célestes, et cela était le plus beau joyaux. Disant et inaccessible. Je me rappelle, et je sais que je n'appartiens pas à ce monde-là. Je viens de la basse rue ; ni trésors dans ma main, et quand bien même, ils s'échappent toujours. Jamais je ne retiens l'éclat précieux, il faiblit tôt ou tard. « De nature, je suis un homme passionné... ».

« Shawn». Je murmure son prénom, il coule sur ma langue ; aussi suave que son porteur. Je le répète dans ma tête, délirant leitmotiv. Un frisson parcourt l'échine de mon dos alors que sa main s'aventure en mes cheveux. Je réponds à son baiser, aussi jouissif que le premier. Différent aussi. La saveur exquise de ses lèvres, sa langue taquine et experte... Faut-il qu'il me perde ainsi ? Je sens que nos corps s'épousent à la perfection, en signe du mythe originel. Le Dieu n'avait-il pas séparé l'être en deux ; chaque partie orpheline cherchant sa complémentarité à travers les âges et les lieux ?

Mes lèvres dérivent vers son cou. Le souffle plus court, je me redresse. Lestement je défais les boutons de ma chemise qui choit au sol. De multiples cicatrices sont apparentes sur ma peau, contre le flanc gauche et vers le bas du dos. Je guette sa réaction. Dégoût, crainte ? Je n'ai pas honte de mes fines plaies, elles sont ce que je suis. Bien au contraire, il suffit qu'un doigt les effleure, et j'en gémis de plaisir. Alors mon genoux vient caresser l'entrejambe de Shawn ; mon corps n'attendant que lui.


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Dernière édition par Zhang Xiao le Mar 21 Jan - 14:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Lun 13 Jan - 17:56

Me comparer à un joyau, moi, Shawn Davis, qui serait plutôt comparable à un morceau de charbon... Mais étrangement, les mots de l'étranger me touchent en plein cœur. Il manie les mots, me flattes, me caresse... Il apparaît comme un miroir. J'ai l'impression de me voir. Mais pas dans de tels instants ; je suis celui qu'il est actuellement au travail. Je vis pour lui, pour être le numéro un, montrer à tout ceux qui n'y ont pas cru une seconde de quoi je suis capable. Mais dans ce genre d'instant, le caractère de l'autre peu rapidement me faire défaillir. Une femme, jamais. Trop fier pour me laisser mener par le bout du nez par l'une d'entre elle, je n'hésite pas cependant à baisser les armes auprès de beaux mâles. Comme Xiao. Sa voix suave, grave au creux de mon oreille. Ses lèvres qui m'embrassent et me caressent... Ce regard... Je le trouve dur. Très froid... Mais ce noir ne manque pas de profondeur, semblable aux miens... Peut-il lire ce que je cherche à cacher à travers eux ?

Nous nous embrassons encore, lentement, nos muscles se caressant sans un bruit. Seules ses mains sur mon corps me font encore prendre conscience de l'endroit où je me trouve. Interruption. Il se redresse, sans lâcher mon regard, retire sa chemise. Je détaille ce qui m'est offert, mes yeux se glissant sans gêne contre sa gorge, son torse... Son ventre, et ses cicatrices... Il guette ma réaction, j'en suis conscient. Je sens son regard sur moi. Mes doigts se glissent jusqu'à sa hanche, mon indes caressant la plus grosse des cicatrices, mon majeur le suivant de près. Mon regard remonte vers le sien. « Je suis un homme attentif. Le plus petit détail à une importance capitale à mes yeux. » mes mots finis, mon visage s'approche de celui du brun, mes lèvres frôlant les siennes avec une délicatesse sans nom, mes doigts ne cessant leurs gestes contre sa peau douce.

À califourchon sur ses cuisses, le corps contre le sien, je profite encore un instant de ses lèvres trop tentatrices. Dans un geste lent et sensuel, je m'éloigne. À mon tour, je retire mon pull, lentement, pour ne pas ressortir la tête comparable à celle d'un épouvantail. Je pose le vêtement sur le sien, dévoilant à ses yeux félins ma peau porcelaine. Jamais exposée, celle-ci se révèle être une blancheur pure, sur laquelle rien n'est visible. Pas une seule imperfection. La seule chose qui noirci le ''tableau'', ce sont mes tatouages. Peut-être sera-t-il curieux et tombera dessus, peut-être pas.

Une pression contre mon sexe, un frisson parcourant ma colonne vertébrale. Il ne m'en faut pas plus comme signe. Mes mains se glissent jusqu'à ses épaules, j'y exerce une légère pression pour l'inviter à se laisser guider. Pour l'instant du moins, je ne suis pas contre un petit duel pour savoir lequel de nous deux aura le dessus. Je te surplombe, l'une de mes mains se glissant contre ton torse, ma jambe ayant prise d'assaut l'intérieur de ses cuisses, s'appuyant à son tour contre son sexe, à travers ses vêtements. « Il est fort dommage que vous ne soyez pas totalement comestible. » Pas totalement, c'est le cas. Mes lèvres prennent d'assaut son cou. La bouche appuyée contre sa peau, je dévore celle-ci lentement. Presque trop lentement, si on en juge le feu qui s'empare de mon être à la vitesse de l'éclair. Mon genou m'aide à me retenir, et s'appuie innocemment contre son sexe, que je devine et espère imposant. Une main me soutient, l'autre, taquine, continue de caresser les cicatrices de sa hanche. Je les aimerais ce soir autant que toi...
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MessageSujet: Re: « Rien de grand ne se fait sans passion. »   Mar 21 Jan - 14:15

Between two lungs
shawn ∞ xiao

L'éclat albâtre capture mon regard. Cette chair tendre et blanche, je veux qu'elle frémisse ; qu'elle soit mienne. La nuance est si pure, j'en suis aveuglé. Je risque quelques doigts à son torse dévoilé, suivant les courbes gracieuses. La peau est si douce ; et j'ai l'impression de mettre la main sur un fruit défendu. Je suis tour à tour serpent et homme. Il est l'éclat pourpre. Le désir empli mes prunelles dilatées. Terribles sont les péchés ! Et exquis. Je veux bien me damner pour ses beaux yeux. Ma main remonte vers son cou délicat. J'approche son visage du mien, prenant un baiser. Ses lèvres sont un vice. Ne suis-je pas martyr ? Son regard est un supplice délicieux ; sa peau brûle la mienne. Je suis tout feu, il est la flamme. Que je souffre pour lui, et je le sens. Avec lui, c'est plaisir et torture. Quelque chose qui te prend les tripes, les veines ; qui s'insinue au fond de ta chair lacérée et toujours te rappelle le désir interdit.

Un sourire coquin aux lèvres, je me laisse faire. Pour une fois. Cela change, d'être étendu. D'ordinaire, je domine tout l'échange. Des langues aux coups de reins. J'apprivoise le plaisir de l'autre, je le malmène et puis, je libère la tension. Bien sûr, j'aime être aux commandes. Rien n'est plus agréable qu'un dos offert et ondulant. Toutefois, ce Shawn me plaît de plus en plus – si c'est encore possible. Je l'aime déjà trop, je crois. Il ne sera pas aisé de se défaire de son étreinte. Enfin, qu'importe. La fleur se fane bien. Son ombre sur mon corps m'excite ; ses cheveux striant mon torse et ses épaules surplombant les miennes. Sous ses caresses, je me tends. La tête en arrière, un râle s'échappe de mes lèvres entrouvertes. Je suis déjà si dur sous sa pression, ce n'est plus possible. Il me rend fou.

Le feu coule dans mes veines ; à chaque baiser, à chaque coup de langue. Et j'adore ça, être chauffé ; brûlé à blanc. Je ressens le plus de plaisir de cette façon. Enfin je relève la tête, le regard rivé aux gestes de Shawn. Quel bout d'homme. Il est vraiment doué. « You're such a tease ». Mais le jeu se joue à plusieurs, et je veux avoir les cartes en main. Je prends alors sa bouche, lentement. Je découvre un peu mieux sa langue, et je guette ses réactions. Rien de tel qu'un amant attentif et impérieux. Mes lèvres ne quittent pas les siennes alors que je bascule nos corps. Je me retrouve au dessus de lui, nos jambes toujours intercalées. « I'll make you so in love with me, that everytime our lips touch, you'll die a little death ».

Je retire son bas, et mes lèvres dérivent le long de son torse. Le bout de ma langue rencontre la virilité dressée du jeune homme. Something to be proud of, really. Je prends tout mon temps, appliquant quelques coups humides sur la tête. Et puis je vais plus en profondeur. Il est si chaud dans ma bouche. Avec expertise, je le laisse jusqu'au fond de ma gorge, et je commence ce mouvement si connu et lancinant. Je mesure la vitesse même, faisant venir le plaisir dans son état le plus complet. I want you to be all fucked up babe.


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