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 - Était-ce vraiment le destin...?

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MessageSujet: - Était-ce vraiment le destin...?   Mer 5 Mar - 6:55

PV : BAM SHIN HAE & LEE TAE HYUN
Était-ce vraiment le destin...?





Je n’ai pas dormi de la nuit. Pourtant, il n’y avait rien, à part cette horloge bruyante au milieu de la cuisine, qui pouvait m’empêcher de dormir tranquillement. Au contraire, et c’est bien pour cela que j’avais choisi d’habiter ici, pour le calme de l’endroit. C’est tout ce dont j’avais besoin pour vivre bien ; la paix. Mais non, cette fois, je n’ai pas réussi à me reposer comme il fallait. Ma couette avait fini par terre, et je ne sais pas de quelle manière, mais je me suis retrouvé en caleçon, mon t-shirt et mon jogging en boule par terre. J’avais chaud, mes cheveux étaient trempés. J’étais vraiment trop stressé. Je pense que j’avais de quoi m’en faire puisqu’aujourd’hui allait être une journée cruciale pour moi. J’avais pris mon jour de congé spécialement pour cela d’ailleurs. J’y ai pensé toute la semaine, sans cesse, ça me foutait dans un état pas possible. Je me redresse dans mon lit et jette un regard vers le rayon lumineux qui traverse la pièce : le soleil est de sortie, c’est déjà ça. Je pose maintenant mes pieds nus sur la moquette grise de ma chambre et m’ébouriffe les cheveux avant de me lever et d’aller dans la salle de bains. Je posai mes deux mains sur le rebord du lavabo et fixa mon reflet dans le miroir. A chaque fois, j’avais cette envie de briser cet objet maudit de mon poing. J’avais de plus en plus de mal à me regarder, sans savoir vraiment pourquoi. Je plantai mon regard dans lui-même, je comprenais pourquoi on m’évite sans arrêt : mon regard est inexpressif. Il est seulement vide et d’un noir profond qui ferait peur à un trou noir. Je baissai à présent mes yeux sur mon buste, pâle et mince, puis mes jambes, longues et toute aussi fines. Maman avait raison, j’étais taillé pour le mannequinat, ce domaine me plaisait énormément, malgré qu’on puisse prendre rapidement la grosse tête ou ne penser plus qu’à l’argent au bout d’un moment ; moi, ce qui me plaisait dans la photographie et surtout les modèles, c’est toutes les émotions qu’on peut faire passer à travers des choses parfois simples, d’autres fois très complexes, les expressions des modèles et la mode. C’est ce que je voulais, de cette façon on me verra peut-être autrement même si ça me terrifiait. Enfin, le but premier de ce projet était de rendre fière ma mère. Et pour elle, j’allais surpasser mon appréhension et donner le meilleur de moi-même. Après avoir enfilé un débardeur gris métallisé échancré, un jean slim noir et des Air Max à deux tons de gris et de rouge, j’allai chercher des bracelets cloutés en tout genre et mes lunettes de soleil. Je m’arrêtai quelques instants devant la cuisine, je n’avais rien mangé depuis hier midi. Je n’avais pas vraiment faim, c’était mal de faire ça, je sais.

« Oh et puis, je prendrai un Bubble Tea sur le chemin. »

C’est ainsi qu’il quitta son grand appartement, ses oreillettes branchées et la musique à fond pour ne rien entendre du monde autour de lui.


|FLASHBACK|


Mercredi. Je venais de me poser sur une chaise du café dans lequel je travaillais en attendant de trouver le boulot que je cherche depuis des mois. C’était ma pause du midi, il faisait gris, mais vraiment sombre. Mon patron voulait me parler, mais n’ayant qu’un bureau dans un bordel indescriptible, il décida qu’on s’installe dans un coin près de la baie vitrée du bar. Je le regardais s’asseoir sans bouger puis le fixa sans plus d’attention ou de pitié qu’à un autre.

« Je voulais savoir où en sont tes recherches d’emploi.
- Qu’est-ce que ça peut vous faire ?
- Baisse d’un ton et laisse-moi t’expliquer. Tu vois très bien que le café ne fonctionne pas plus que ça en ce moment, l’argent ne rentre plus et j’ai trop de personnel.
- Vous allez me virer c’est ça ? Venez-en au fait.
- Je… Bon, oui, je songe à ça. Je ne peux plus te payer convenablement. Mais il y a des tonnes d’autres cafés qui t’accepteront, j’en suis sûr.
- Je m’en fou des autres cafés, j’en ai marre de faire ça et de pas trouver ce que je cherche.
- Tu as cherché en dehors d’Ulsan ? Des studios photos il y en a à Busan.
- Non !
- Pardon ?
- Je ne veux pas travailler à Busan, c’est ici que j’ai besoin de ce boulot., là-bas les photographes sont surbookés et trop exigeants pour pas grand-chose.
- Eh bien t-…
- C’est tout ce que vous vouliez me dire ?
- Oui. Tu finis ta journée, je te donne ton salaire et on ne se voit plus.
»

Sur ces dernières paroles, il me laissa et reparti travailler. Je basculai en arrière, mon dos se retrouva plaqué contre la banquette matelassée. Je poussai un soupir en regardant dehors. Il pleuvait à flots, ce n’était vraiment pas ma journée. Je me retrouvai maintenant sans salaire et je n’avais trouvé aucun studio photo voulant de moi. A chaque fois que j’entrais dans leur bureau et qu’on me laissait m’asseoir en me fixant, on aurait dit que j’allais sortir mes crocs et les mordre tellement ils tremblaient. Sincèrement, c’était pitoyable. Je savais très bien que je ne souriais jamais et que j’avais un regard pire que froid, mais de là à trembler devant moi, faut pas exagérer. Les photographes sont tous des tapettes ou ça se passe comment ? Bref, méditer sur ça maintenant ne sert à rien. Je ne sais pas comment je vais faire, je suis allé voir tous les studios de cette fichue ville.

« Aaaah… »

Je me levai en reboutonnant le col de ma chemise, puis redressa mon visage en passant une main dans mes cheveux, c’est là que je me retrouvai nez à nez avec un jeune homme plus petit que moi. Il me regardait d’un air étrange sans pour autant me fusiller des yeux. Il me bloquait le passage, on aurait dit qu’il voulait me parler… mais qu’est-ce qu’il me veut en fait ? Il s’approcha un peu plus près de moi, il me regardait de haut en bas et fini par m’adresser un sourire. Un sourire ? Deux fois plus étrange. Il s’inclina légèrement avant de prendre la parole.

« Bonjour, je fais partie d’une agence de photographie où tu as déposé une demande.
- Pardon ? Je ne me souviens pas de vous.
- Sûrement, on ne s’est pas croisé, mais je vous ai vu et je pense que je peux faire quelque chose pour vous. Vous avez énormément de potentiel.
- Vous pouvez réellement ?
- Oui, je dois juste arranger quelques petites choses, trois fois rien. Je vous laisse cette carte, j’essaie de vous tenir au courant rapidement.
- Oh… euh, merci.
»

Je pris sa carte en ayant du mal à croire ce qu’il me disait. Je venais juste de perdre mon boulot et il apparait comme ça comme par magie au milieu de ce taudis. Je regardais ce bout de papier qu’il venait de me donner. « Lee Tae Hyun… » Je ne me souvenais absolument pas de ce nom. C’était qui ce gars ? Devais-je réellement lui faire confiance? « Ah, stop, au boulot. » J’ai rangé la carte dans la poche arrière de mon pantalon avant de repartir travailler, encore cinq heures. Cinq heures vraiment trop courtes à mon goût. J’ai reçu mon ultime salaire, j’ai rendu mon tablier et mon badge, j’ai récupéré toutes mes affaires et j’ai dit adieu à cet endroit lugubre. Je le critique, mais c’est quand même grâce à lui que j’ai pu continuer à vivre ici à Ulsan et continuer de poursuivre mes projets.

Je suis rentré sous la pluie, sans rien pour m’abriter. J’ai créé une flaque d’eau sur mon paillasson. J’étais gelé, mais en fait, je ne m’en rendais pas vraiment compte. A ce moment, j’étais totalement dans mon monde, je pensais encore à cet homme-là. J’ai secoué la tête, aspergeant d’eau tout ce qu’il avait autour de moi avec mes longues mèches brunes, et je suis parti dans ma salle de bains. J’ai retiré tout ce qui me servait d’uniforme et je me suis directement mis sous l’eau bouillante pour me réchauffer. Ca faisait mal, ma peau me brûlait, mais en même temps j’y trouvais un certain plaisir. A me faire mal ? Je n’en sais rien. Moi qui détestais l’eau, celle-ci était un peu comme un purgatoire. Une fois passé dedans, on en ressort forcément différent. J’ai fermé le pommeau de douche et attrapé ma serviette blanche que j’entourai à ma taille avant de sortir. Je ne pouvais pas voir mon reflet dans le miroir qui était tout embué à présent, je retrouvai alors celui de mon séjour. Mes rideaux étaient tirés, ça ne pouvait déranger personne. Je vis mon corps tout fumant et écarlate, puis je haussai les épaules avant d’aller dans la cuisine mettre des ramens au curry à chauffer. Je rejoignis enfin ma chambre pour enfiler un t-shirt et un caleçon ; il faisait vraiment trop chaud ici pour mettre un jogging. Je récupérai la carte de ce certain « Lee Tae Hyun » avant de mettre mes affaires trempées au lavage. C’était une occasion parfaite, je l’attendais depuis vraiment trop longtemps maintenant, je ne pouvais pas la laisser passer. Mais d’un côté, c’est arrivé si brusquement que ça me faisait un peu peur. Je devais être fort, et le faire. C’était mon rêve et celui de ma mère, donc je n’allais pas abandonner.
J’ai donc bien reçu l’appel promis, le lendemain, vers midi. La voix qui traversait mon téléphone était encore une voix différente, complètement inconnue, un peu monotone. Ma boule au ventre traduisait mon trac et mon envie folle de savoir ce qu’il allait m’annoncer.

« Yeobosaeyo? »

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Lee Tae Hyun



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MessageSujet: Re: - Était-ce vraiment le destin...?   Jeu 6 Mar - 16:52

Cela faisait déjà un moment que je fixais d’un regard qui pouvait paraître vide, la photo devant mes yeux. Quoi penser d’elle ? Rien en particulier car c’était la signature d’un amateur, rien de plus. Ce qui m’intéressait ? Le model que je ne connaissais pas encore et que j’allais bientôt rencontrer pour la première fois. Hyun Joong m’avait prévenu lorsqu’il m’avait transmit le CV ainsi que les photos jointe avec, elles n’étaient pas terrible, par contre le model était intéressant. Et il n’avait pas tord, car bien que j’avais hésiter à lui accorder cette faveur, je devais admettre qu’il avait raison en me disant qu’il avait quelque chose en plus. Cela avait commencé il y a 2 semaines de cela, Hyun Joong m’avait contacté dans le but de l’aider. Je l’avais rencontré il y a de cela quelques années, lors de passage dans des gala en tant que photographe. Lui aussi était là pour la même chose, et on avait très vite sympathisé professionnellement et on est très vite resté en contact, même quand j’ai quitté mon travail pour me mettre à mon compte. De son côté, il est devenu stagiaire dans une agence photo en tout genre, mais spécialisé de le mannequinât. Le but de son appel ce jour là ? Mon aide pour faire un book pour un futur mannequin, selon ces dires. Il savait pourtant très bien que j’essayai le plus possible de m’éloigner de ce monde, trouvant trop hypocrite et superficiel cette ambiance dans laquelle on peut baigner. Je continuais certes à travailler pour certaines agences de mannequin, mais dans le but d’avoir de l’argent pour pouvoir faire, bientôt, une exposition.  Alors oui, j’avais gentiment refusé sa proposition, mettant en avant que sa propre agence pouvait aider le jeune mannequin. Il m’avait répondu qu’il n’en voulait pas et que, d’après eux, il était trop froid. Cela m’a intrigué sur le moment, et dans les deux sens du terme. Pour qu’une agence le refuse, sans prendre le temps de faire un premier rendez vous de rencontre, il fallait vraiment que quelque chose déplaise, mais en même temps, ce regard froid que me décrivait Hyun Joong m’intriguait. Le voyant insistant quand à sa demande, je lui ai promis de jeter un coup d’œil et d’y réfléchir. Je ne tarda pas à recevoir par courrier le CV ainsi que les photos fourni par le futur mannequin. Bam Shin Hae, 22 s, serveur dans un café. Je m’arrêta très vite dans la lecture de son CV, pas que je ne voulais pas m’intéresser aux gens, mais dans le cas présent, ce n’est pas ce qui m’intéressait le plus. Et puis le lire sur un bout de papier n’était pas fameux, je préférais de loin parler avec les gens quand l’occasion se présentait, bien que ce n’arrivait pas tous les jours. Encore une fois, pas que leur vie de m’intéresse pas, mais le passé de mon entourage n’est pas le plus important à mes yeux, mais le présent et comment je m’entends avec eux. Certaines personnes me trouvent d’un ‘je-m’en-foutisme’ ainsi qu’une personne dans son monde et qui n’en sort pas pour s’intéresser aux autres. C’est vrai que j’ai l’air lunatique et ces paroles m’ont souvent blessé auparavant, mais j’ai finit par y faire abstraction et apprendre à vivre avec. Car le plus important aujourd’hui est de savoir que mes vrai amis savent comment je suis et que je leur porte de l’importance, de ma propre façon.

Enfin voilà, j’avais reçu les photos et après les avoir examiner, je devais reconnaître qu’il y avait quelque chose en plus dans son regard qui pouvait faire la différence. Les photos n’étaient bien sur pas à son avantage, mais ce n’était pas donné à tout le monde de se faire photographier par un professionnel, surtout quand on début dans le métier. J’ai soupiré doucement et finit par envoyer un sms à Hyun Joong pour lui dire que je voulais bien aidé le fameux Bam Shin Hae dans sa création de book. A peine 10 minutes plus tard et je reçu sa réponse me disant qu’il était heureux d’apprendre que j’acceptais, et que je devais joindre le jeune garçon le lendemain, lui laissant ainsi le temps de reprendre contact avec lui. C’est ce que je fis le lendemain, je tirai doucement sur ma cigarette alors que je composais le numéro de téléphone. Après avoir sonné quelques instants, j’entends une voix me répondre à l’autre bout de l’appareil.

« Yeobosaeyo? »
« Bonjour, ici Lee Tae Hyun à l’appareil, photographe. Je vous appel a propos de votre book, Lee Hyun Joong a dut vous mettre au courant, en tout cas, je suis prêt à vous aidez dans vos démarches de création de book. Pourrait-on se rencontré samedi prochain ? Vers 14h ? »

Après avoir eut confirmation de sa part, je raccroché et nota dans mon agenda le rendez vous.

On était le jour J et il était 13h47 quand je posa mon regard sur l’horloge mural du salon professionnel. Oui, j’ai un salon professionnel, c’est peut être prétention dit comme ça mais c’est juste pour accueillir mes clients. J’ai l’avantage d’avoir mon travail et mon appartement au même endroit, mais j’ai dut aménagé pour garder une vie privée. De ce fait, après avoir acheté cette usine désinfecté, j’y ai fait construire un deuxième étage en mezzanine faisant office d’appartement, gardant le rendez de chaussé comme studio photo, chambre noir et donc mon fameux salon pour recevoir.
Je reporte mon attention sur la photo que j’ai devant les yeux, laissant tomber les cendres de ma cigarette dans le cendrier. Comment était-il en réel ? Bon physiquement, je ne m’attendais pas à avoir un grand changement, mais j’allais découvrir ces expressions, ça façon de se mouvoir ainsi que ces tic. C’est bizarre dit ainsi, vu qu’une photo est figé, mais j’ai besoin de savoir tout les détails d’une personne pour pouvoir en faire ressortir le plus beau et le plus frappant quand on regardera la photographie. C’était mon but, surtout pour un mannequin qui donnait l’impression d’être froid, enfin sauf si l’était vraiment. Il devait y avoir autre chose, ce quelque chose qui fera la différence. Je dus sortir de ma rêverie quand j’entendis la sonnette retentir dans lieu et me redressa un moment, attendant de voir si cela allait se reproduire, car la musique provenant du poste de radio me faisait douter. Mais non, le son se reproduisit, et après avoir éteints mon mégot de cigarette, je me leva du fauteuil pour me diriger vers un sas où une grande porte métallique faisait office de porte d’entrée. Je la fit glisser sur son raie pour laisser la fraîcheur de dehors entrée, accompagné du jeune Bam Shin Hae.

« Bonjour ! »

J’accompagné mon salue d’un léger sourire ainsi qu’une courbe pour me permettre de m’incliner. Je finis par me décaler, laissant le passage libre.

« Ne restez pas dans le froid, entrez. »

Une fois fait, je referma la porte métallique et l’invita à me suivre sur le grand espace studio puis dans le coin salon, un peu décaler sur le côté.

« Je peux vous proposez quelque chose à boire ? »
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