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 Is a secret~ [Hwang Kazimierz]

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Hwang Eun Jung



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MessageSujet: Is a secret~ [Hwang Kazimierz]   Lun 17 Fév - 18:06

Eun Jung & Kazimierz ♥️



Samedi, un jour parfait. Le meilleur de la semaine.
Malgré les quelques flocons de neige qui tombent sur Ulsan, aujourd'hui est pour moi un jour parfait. Bien qu'il n'y ait aucune occasion particulière en ce jour, je me sentais heureuse.  En me levant, ce matin, je traînais par si, par là dans ma chambre universitaire. Je tournais en rond sans aucune idées de quoi faire. A dix heures quarante, et après avoir déjeuné, j'étais perdue. En pyjama, avec mes trois couches de vêtements, je n'avais aucune envie de faire quoi que ce soit. Et encore moins d'étudier. Il fait si froid en ce mois de février qu'aucune occupation ne donne envie. Même jardiner ne me disait rien.
Mais je décida de sortir. Sortir -en dehors d'aller en cours- n'est pas vraiment dans mes habitudes mais si je ne me force pas, je pourrirais comme une vieille patate.  

 Je pris donc mon portable pour essayer d'aller voir du monde. Rester seule me rendais folle. C'est alors en faisant défilé les contacts de mon téléphone que je trouva Kazi. Je me décida de l’appeler. Ça faisait si longtemps que nous ne nous étions pas vu, il commençait à me manquer.  Je pris alors mon portable en main et l'appela.
Après trois sonneries, il décrocha enfin.

Après des "Salut, oh!, comment ça va?, quoi de neuf..." je lui propose :

- Ça te dirais de faire quelque chose cet après-midi?

On se mit alors d'accord sur un endroit, une horaire. Quinze heures vingt au Whitecoffee. C'est un café que j'adore. Bien que je n'ai pas souvent l'occasion d'y aller.  

Il était quatorze heures cinquante, et j'étais toujours avec pyjama troué et ma couverture qui me servait de chauffage.
En voyant l'heure, je décida de me dépêcher. Je suis le type de fille qui est toujours en retard. Pas forcément parce que je mis des heures et  des heures à me préparer. Mais surtout parce que je suis une flemmarde dans certaines situations. Et les jours de pluies sont les pires. Impossible de me faire bouger. Je couru dans tous les sens de la petite pièce -en me prenant d'ailleurs des coups- à la recherche de ce dont j'avais besoin.

J'ouvris mon placard et me débarrassai de mes lourdes couches de pull. Après m'être lavé et tout ce qu'il faut, j'enfila des  vêtemets et engloutis un dernier chocolat d'une boîte entamé la veille.

La chambre était dans un état horrible. Une personne normal dirait qu'il s'agit d'une chambre d'étudiant et qu'elle est convenable. Mais pour moi, c'était une porcherie. Je ne pouvais supporter de regarder la pièce. Des chaussures, des boîtes de chocolat et des feuilles en trop sur mon bureau était en pagaille. Juste ça. Juste ça me rendais folle.
Il était à présent quinze heures et je devais être au whitecoffee pour quinze heures vingt. J'essaya alors au mieux d'arranger la pièce pour ne pas partir stressé. Je pris mes clés, mon portefeuille et je courus jusqu'à la porte d'entrée.

Jamais je n'avais marcher si vite. Bien que le café soit un peu loin de chez moi, j'avais décidé d'éviter les transports en commun qui sont encore plus longs que mes deux petites jambes. Dans la rue il faisait horriblement froid. Mes joues étaient toutes rouges et mes doigts ne pouvaient même plus bougés.
Les rues défilaient à grandes vitesses.
Je regarda l'heure : quinze heures vingt huit. Je me mis alors à courir. Même si j'avais l'air bête, même si on me regardait bizarre, tant pis pour cette fois. J'avais peur que Kazi s'en aille en ne me voyant pas arrivé. Je déteste être en retard.

J'arriva enfin devant la porte du Whitecoffee. J'aperçois alors Kazi à travers la vitrine. Bizarrement, il n'y avait pas vraiment beaucoup de monde pour un samedi.
J'ouvris la porte et m’avança vers mon ami. Je commença par m'excuser un million de fois pour mon retard avant de prendre place en face de lui.



Spoiler:
 


Dernière édition par Hwang Eun Jung le Sam 1 Mar - 9:15, édité 2 fois
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Hwang Kazimierz



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MessageSujet: Re: Is a secret~ [Hwang Kazimierz]   Mer 26 Fév - 18:47

« You don't like anything that's happening. »
It made me even more depressed when she said that.
« Yes I do. Yes I do. Sure I do. Don't say that. Why the hell do you say that ? »
« Because you don't. You don't like any schools. You don't like a million things. You don't. »
« I do ! That's where you're wrong – that's exactly where you're wrong ! Why the hell do you have to say that ? » I said. Boy, she was depressing me.

J.D Salinger

Kazimierz referma son livre. C'était la combientième fois qu'il le lisait, au juste ? Trente, trente-cinquième ? Quelque chose par là sans doute. Il se sentait proche du personnage principal : ce type était vraiment son alter-ego. Un peu naïf, beaucoup trop gentil dans le fond, assez perturbé... enfin, ils n'étaient pas tout à fait pareils mais Kazimierz avait vraiment l'impression de voir se refléter une parcelle de sa personnalité, de son histoire, en lisant l'Attrape-cœurs. C'était bizarre, tout ça. Il retourna le bouquin, qu'il possédait en version polonaise, et examina le résumé qui, à ses yeux, ne représentait absolument pas l’œuvre. C'est à ce moment-là que son portable sonna, le faisant sursauter comme un imbécile : le voilà extrait de sa torpeur. Kaz tira le petit appareil de sa poche pour regarder qui l'appelait en cette fin de matinée avancée et froide : c'était Eun Jung. Ah, Eun Jung. Si Kazimierz n'était pas du genre à dévoiler ses sentiments, il était pourtant indéniable qu'il tenait à elle comme à la prunelle de ses yeux, comme à son unique exemplaire de l'Attrape-coeurs. Elle ne s'en rendait peut-être pas compte, mais pour Kaz, elle était comme une petite sœur, comme une petite fleur qu'il lui fallait soigner et préserver. Il se gratta la tête en regardant son s'afficher sur l'écran de son téléphone. Ça faisait maintenant un certain temps qu'ils ne s'étaient pas vus. Après quelques secondes, il décrocha. Il se sourit à lui-même en entendant sa petite voix, puis ils conclurent de se retrouver dans un café durant l'après-midi.

Kazimierz était un grand casanier. Il n'aimait pas trop sortir. Pas qu'il n'aimait pas voir les gens, oh non, ce n'était pas du tout contre eux : juste que sortir le fatiguait tellement... il souffrait si fort dans sa chair, dans chacun de ses muscles, jusqu'au plus profond de ses nerfs, qu'il n'osait plus mettre le nez dehors. Il avait peur de perdre le contrôle à cause de la douleur et de rester bloqué sur place. Ça le gênait de s'attirer la compassion voire la pitié de ses amis : il ne voulait ni les inquiéter, ni avoir l'air faible. Sans doute était-ce la raison pour laquelle il n'avait encore jamais parlé de sa maladie à Eun Jung : elle faisait partie de ces gens qu'il ne voulait surtout pas accabler avec ses problèmes. Il savait bien qu'elle ne le jugerait jamais, mais ça le bloquait quand même car, quelque part, il craignait de perdre son rôle de protecteur auprès d'elle et de voir leur relation s'inverser.

Toujours est-il qu'il se prépara avec grand soin : il se doucha, se coiffa – ce qu'il ne faisait qu'exceptionnellement – et choisit consciencieusement ses vêtements pour avoir l'air le plus en forme possible. Kaz ne pouvait se permettre de présenter son lui en pyjama, sale et ahuri à Eun Jung. Avant de sortir de chez lui, il prit quelques anti-douleurs – qu'il savait presque inefficaces – à cause de ses muscles qui lui donnaient l'impression de vouloir se décoller de ses os comme on décolle une crêpe du fond d'une casserole. Mais ces derniers temps, ce qui lui causait le plus de souci, c'était sa mémoire et son sommeil : il oubliait beaucoup de choses pas nécessairement importantes mais qui l'étaient suffisamment pour parfois l'handicaper et ne dormait quasiment plus. Dans la rue, il faisait un froid mordant et Kazimierz leva son téléphone portable pour regarder son visage dans l'écran noir : il avait vraiment mauvaise mine malgré tous ses efforts, avec ses cernes de trois kilomètres de long et son teint blafard. Espérons juste qu'Eun Jung ne le remarquerait pas.

Le rendez-vous était fixé pour quinze heures vingt. Non seulement Kazimierz arriva un peu en avance au White Coffee, mais en plus Eun Jung semblait en retard. Assis face à son café, Kaz paniqua presque après quelques minutes d'attente. Avait-il mal compris l'heure ? Ou pire, était-il arrivé quelque chose à son amie sur le chemin ? Il imaginait, tel le paranoïaque fou à lier qu'il était, un camion renverser la demoiselle ou une bande de gros dégueulasses en train de la coincer dans une ruelle sombre. C'est sur ces pensées peu rassurantes qu'entra finalement la retardataire, visiblement essoufflée. Il se leva d'un bon de sa chaise, comme monté sur des ressorts. Une fois que son amie eut approché de lui, il se rassura et voulu se frapper le front tant il se sentait stupide de s'être inquiété pareillement.

- Ça faisait un moment qu'on s'était pas vus, hein ? lui demanda-t-il en se rasseyant et en l'invitant à faire de même. Comment tu vas ? Les cours, tranquille ?

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Hwang Eun Jung



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MessageSujet: Re: Is a secret~ [Hwang Kazimierz]   Mer 5 Mar - 17:09

Eun Jung & Kazimierz ♥




Le sol d'Ulsan était couvert de neige. Même après avoir couru à en perdre le souffle, j'avais toujours aussi froid. Etant partie si vite de chez moi j'avais oublié de prendre une paire de gants. Mes mains et mon visage gelées étaient devenus rouge.
J'ouvris la porte vitrée du Whitecoffee, il faisait chaud peut-être un peu trop, mais après avoir mis le nez dans un froid pareil c'était une température parfaite.
 Le whitecoffee est le genre de café dans lequel vous vous sentez bien. Les serveurs sont accueillants, les clients ont l'air comblé, souriant. Ici, on se sent comme chez nous. Même l'odeur du café que je déteste habituellement est agréable.

J'aperçu Kazimierz assis à une table ronde à côté de la fenêtre qui donne sur les rues d'Ulsan. En m’apercevant à son tour, il fit un bond de sa chaise. Il avait eu l'air plus inquiet qu'en colère de mon retard, cela me rassura.  Je m’avançais vers lui en souriant bêtement. Mon sourire ne pouvait pas disparaître, même si je tentée de rester sérieuse je ne pouvais pas cacher le fait que j'étais vraiment heureuse de revoir Kazimierz. C'est rare que l'on peux se voir depuis que je suis à l'université. Alors, dès que l'occasion se présente je suis vraiment excitée, comme quand on apprend à un enfant qu'il va à la fête foraine. J’arrivai en face de mon ami, qui se rassit, après des millions d'excuses de ma part, il m'invita à faire de même et continua :

- Ça faisait un moment qu'on s'était pas vus, hein? Comment tu vas? Les cours, tranquille ?

En effet, cela faisait un bon moment que je n'avais pas vu mon pseudo grand-frère. Même si nous  ne nous sommes pas connus étant petit, Kazi est le frère que je n'ai jamais eu. Je pense que c'est à cause du fait que j'ai souffert de l'absence de ma vraie famille. Je n'ai jamais eu de tantes, oncles, cousins, ou autre personne qui partage mon sang. Une de mes nombreuses nourrices m'avait raconté que mes parents n'étaient pas en très bon terme avec la famille paternel. Du côté maternel, il était impossible d'avoir un contact avec  les personnes soit disant du même sang que moi. Alors quand je suis avec Kazimierz, j'ai l'impression de retrouver ma famille. Je suis à l'aise et je me sens en sécurité.

Tout en essayant de recoiffer mes cheveux qui étaient partis dans un état pitoyable suite à ma mini course, je lui répondis :

- Tout va bien, je veux juste être en vacances.. t'imagines pas à quel point ils nous tuent avec leur tonnes de travail !

Je doit avouer que j'aime me plaindre à Kazi. Je n'ai pas peur de l’ennuyer avec mes histoires -et pourtant je suis le genre de personne qui font attention à ce que pense les autres- mais avec lui c'est différent.

Après ma petite minute «Calimero», je stoppe ma main et m'arrête de parler. Je dévisage mon ami en lui demandant à mon tour s'il va bien lui aussi.

- Tu as l'air pâle, tu n'es pas malade, hein ?

Bien que je n'avais pas vu mon ami depuis un bon moment, je pouvais reconnaître que quelque chose cloché. Il avait l'air plus que fatiguer comme s'il n'avait plus de force en lui.
C'était bien la première fois que je le voyais ainsi. Kazi est pour moi le genre d'homme qui est toujours bien présenté et pleine de forme. Je n'ai jamais pensé qu'il pouvait être malade -bien que cela soit normal- je ne l'ai jamais vu ainsi. Je me sentais toute bizarre, comme si j'étais en face d'un Kazimierz presque inconnu. Cela peut paraître exagéré, mais j'avais vraiment ce genre d'impression. Je repris la parole timidement :

- Tu.. vas vraiment bien? ...
 


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Hwang Kazimierz



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MessageSujet: Re: Is a secret~ [Hwang Kazimierz]   Lun 10 Mar - 14:06

Pour quelqu'un comme Kazimierz, réservé et peu à l'aise avec autrui, assumer sa relation protectrice envers Eun Jung n'était pas facile tous les jours. Il l'appréciait trop pour ne pas avoir un tel comportement avec elle, mais en même temps, il ne savait parfois pas où s'arrêtait son rôle et ou il commençait à être chelou. Dans le genre gros pervers qui s'occupe d'une jeune fille, il avait trop l'impression de rentrer dans la catégorie et ça l'effrayait car, bien évidemment, Kaz n'avait aucune intention dégueulasses envers Eun Jung. Au contraire, il aurait même été horrifié de savoir qu'autrui pouvait s'intéresser à elle d'une manière ou d'une autre, donc il s'imaginait plutôt qu'elle resterait pure comme une nonne toute sa vie. Dans le fond, c'était un peu un psychopathe, ce gaillard. Déjà que face à son retard il avait flippé sa vie et s'était imaginé un tas d'horreurs... il regarda Eun Jung, qui venait d'entrer et s'était désormais assise face à lui. Kaz se sentait assez mal, à vrai dire, mais ça n'avait plus rien à voir avec ses inquiétudes : la migraine commençait sévèrement à s'imposer derrière son front, ses jambes se faisaient ressentir comme du coton et ses mains tremblaient presque. Son attention n'allait certainement pas tarder à vaquer aux fraises et là, il aurait l'air vraiment con. Eunnie ignorait tout. En y repensant, Kaz s'auto-félicitait d'avoir été capable de lui cacher sa maladie aussi longtemps : il avait vraiment fait beaucoup d'efforts, efforts qu'il ne faisait habituellement pas pour n'importe qui. En principe, il préférait rester discret sur sa fibromyalgie mais pas nécessairement au point de la camoufler pareillement sous le tapis. C'était vraiment pour protéger Eun Jung des inquiétudes.

Elle lui dit à quel point elle attendait les vacances et que le travail l'accablait. Kazimierz avait un peu honte : lui qui ne faisait rien de ses journées à part se rouler dans son lit et écrire des trucs sans queue ni tête qu'il finissait toujours par balancer, se sentait mal-à-l'aise face au job des autres. Il lui fit un petit sourire compatissant mais ne savait que répondre. Elle savait qu'il ne faisait rien, mais elle ignorait pourquoi. C'était vraiment terrible, quand il y repensait, de mentir si franchement à sa petite sœur de cœur. Kaz but une gorgée de son café et fit signe à la serveuse, qui lui indiqua qu'elle arrivait dans deux minutes, pour qu'elle vienne prendre la commande d'Eun Jung. Évidemment, elle lui renvoya la question : ou plutôt, elle lui demanda s'il n'était pas un peu malade. Ouais, j'suis malade en permanence, ma chérie. Dans ma tête et dans mon corps. Nan, nan, il ne pouvait décemment pas lui dire ça. Parfois il avait juste envie d'envoyer chier le monde, surtout ceux qui crachaient sur son dos parce qu'il ne travaillait ni n'étudiait. Il savait qu'elle n'en faisait pas partie mais il apportait tellement d'importance à son regard qu'il ne pouvait se résoudre à prendre le risque d'être jugé.


- Ça va, juste un léger mal de tête, mentit-il avec un petit pincement au cœur. Il avait vraiment l'impression qu'elle venait de comprendre qu'un truc clochait chez lui, comme s'il se l'était placardé sur le front avant de venir. J'ai pas beaucoup dormi cette semaine.

Sa réponse instaura comme un blanc entre eux. La serveuse vint noter ce que prenait Eun Jung, et Kazimierz ne se sentait plus bien du tout dans ses baskets. Il se gratta nerveusement la tête, soupira. C'était peut-être le moment de lui en parler ? Non, oh non, elle avait besoin de pouvoir se reposer sur lui sans craindre de l'enfoncer encore plus. Il était plus solide qu'il ne le laissait voir. Il supportait tout. C'était vrai, en réalité : Kazimierz n'avait pas un cœur de pierre, il ressentait tout et ce d'une manière très pointue, mais il était taillé dans du roc. Il savait comment passer au-dessus de ses douleurs, ce qui ne signifiait pas qu'il ne souffrait pas. Il savait juste endurer, ce qui manquait à la plupart des gens. Bref, il regardait toujours Eun Jung, ne sachant pas trop quoi faire ni quoi lui dire. La parlotte, ça avait juste jamais été son truc. Pas du tout. En principe, il écoutait les autres plus qu'il ne parlait, ce qui lui convenait vraiment bien. Kaz repris une gorgée de café, ses mains tremblaient un peu. C'était le bon moment ? Ou peut-être pas ? Putain, il avait l'impression de déclarer sa flamme tellement ça le stressait.


- En fait, c'est pas la grande forme, tu sais. Ça l'est jamais totalement. Je voulais pas t'en parler pour pas te stresser ni rien, mais tu sais, maintenant que j'y pense c'est un peu comme si je te mettais à côté d'une partie de ma vie, tu vois ?

Grimace. Ça le gênait de lui en parler, mais en même temps, elle avait posé la question, insistante, c'était vraiment l'occasion d'être honnête. Pas qu'il lui avait menti avec de vilaines intentions derrière la tête, mais c'était quand même un peu un mensonge, non ? Genre mensonge par omission.

- J'suis malade. C'est super abrupte de te dire ça comme ça, Eunnie, j'suis trop désolé...
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Hwang Eun Jung



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MessageSujet: Re: Is a secret~ [Hwang Kazimierz]   Sam 29 Mar - 19:46

Eun Jung & Kazimierz ♥




Kaz me paraissait presque inconnu. Sa peau lisse était vraiment très pâle, comme la neige qui recouvrer les rues de la ville, ce matin. Le voir ainsi me faisait un peu mal au cœur. Il n'était pas le grand-frère que j'ai l'habitude de voir. C'était un sentiment étrange, comme si c'était à mon tour de prendre soin de lui. Comme si les rôles s'inversaient.
Je lui es demandé s'il était malade, mais je n'ai pas penser au pire. Je ne pense jamais au pire. Dans les films ou les livres, les personnages voient toujours noir quand leur proche est mal. Ils s'imaginent des choses vraiment effrayantes. Mais pour Kazimierz j'ai pensée : « ce n'est qu'un coup de froid ». Et j'en était convaincu. Je me sentais alors coupable de l'avoir fait bouger de chez lui. Sachant en plus que ce jour là, il était malade. Je sais que Kaz n'aime déjà pas beaucoup sortir dehors, -et j'ignore la raison-, mais je me sentais un peu responsable de l'avoir fait sortir dans un froid pareil.

Kazimierz m'affirma qu'il ne s'agissait que d'un léger mal de tête et qu'il n'avait pas beaucoup dormi. Habituellement, j'aurais seulement répondu par un « ahh » ou quelque chose comme ça. Mais je n'étais pas convaincu de sa réponse. Son visage montrait qu'il souffrait beaucoup plus que d'un « léger » mal de tête. Je ne savais vraiment pas quoi répondre. Un silence a alors envahi notre table. Jusqu'à ce qu'une serveuse apparaisse et prit ma commande. Je lui indiquai -sans pouvoir décoller mon regard de Kaz qui semblait de plus en plus mal- que je souhaitais un chocolat chaud. 
Je m'inclinai vers lui toucha son front d'une main. Je me servis de l'autre pour essayer de comparer sa température à la mienne. Je sais que cela semble inutile, mais j'avais l'habitude qu'on me le fasse, petite. Cela me réconfortait toujours, et je me sentais protégée malgré l'absence de mes parents. Mon geste est donc partis inconsciemment.
Quand ma main entra en contact avec mon front, je fis un mini-bond tellement elle était gelée. Je me sentis alors vraiment idiote. Pauvre Kaz qui ne se sentait déjà pas bien, je lui infligeais en plus un glaçon. Je retirai brusquement mes mains de nos fronts.

- Je suis désolée de t'avoir fait sortir, tu aurais du me le dire, on aurait pu se voir une autrefois. Je reprit: - Tu es vraiment pâle, tu devrais rentrer chez toi, sortir dans un froid pareil ce n'est pas une bonne solution quand on est malade...  

Kazimierz se gratta la tête comme on le fait quand on est nerveux. Ses mains tremblaient, je ne savais vraiment plus quoi faire. On aurait vraiment pu croire qu'il aller tomber d'une minute à l'autre. Je dois dire que j'avais un peu peur. Peur que ce soit plus grave. Les gens qui tombent dans les pommes ou qui font des crises, ça me fait vraiment flipper. J'étais vraiment perdu et je me voyais déjà en train de le ramasser par terre. Il me paraissait de plus en plus étrange. 
C'est vraiment idiot, hein? Je prétendais que je ne suis pas du genre à m'alerter pour un rien, mais je dois dire qu'en face des mains tremblantes et du teint de Kazimierz, mon état d'esprit avait complètement changé.

La serveuse apparut subitement et posa sur la table la boisson que j'avais commandée plus tôt. Elle n'avait pas l'air très affolée de l'état de mon ami. Étais-je la seule à voir quelque chose d'anormal sur lui ? 
Je le fixai à nouveau, il avait l'air plutôt pensif. Il me regarda aussi et prit enfin la parole : 

- En fait, ce n'est pas la grande forme, tu sais. Ça l'est jamais totalement. Je voulais pas t'en parler pour pas te stresser ni rien, mais tu sais, maintenant que j'y pense c'est un peu comme si je te mettais à côté d'une partie de ma vie, tu vois .

Tu vois? Je ne voyais pas vraiment non. A vrai dire je ne comprenais vraiment rien de ce qu'il disait. À côté d'une partie de sa vie? Non, je ne voyais vraiment pas. Je lui fis comprendre en fronçant légèrement les sourcils. 
En réalité, la seule chose que j'avais comprise, et la seule que je retenais vraiment était qu'il n'est "jamais en forme". Je dois dire que cela commencer à m'inquiété de plus en plus.

Il reprit avant que je ne puisse dire quelque chose : - J'suis malade. C'est super-abrupte de te dire ça comme ça, Eunnie, j'suis trop désolé... 

Un sentiment bizarre m'envahis. Tout était si soudain et confus. Mon visage s'assombrit en une seconde et j'avais toujours les sourcils froncés. Ce que je savais c'est que venant de Kazimierz c'était simplement impossible. Je veux dire, "malade". Kazimierz et malade ne peuvent pas correspondre. C'est ce que je pensais. Le grand-frère que je connais n'est pas un grand-frère malade.

Je répondis, toujours confuse : [color=#999966]- Malade... jamais en forme? Qu'est que tu veux dire? Et... pourquoi, pourquoi désolé?

A vrai dire, je ne savais vraiment pas quoi répondre, mais je voulais comprendre. Je me sentais vraiment idiote et naïve. Comme si j'avais manqué quelque chose d'important. Comme si j'aurais du savoir quelque chose depuis longtemps. Je sentais qu'on me cacher quelque chose d'important.

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Hwang Kazimierz



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MessageSujet: Re: Is a secret~ [Hwang Kazimierz]   Jeu 10 Avr - 1:30

Non, non, Eun Jung n'avait pas à s'excuser de quoi que ce soit. Si Kazimierz était secret, c'était sa faute, et s'il avait de la peine à dire les choses aux autres, c'était aussi parce qu'il bloquait bêtement. Bon, pour Eun Jung c'était quand même assez exceptionnel puisqu'il aurait eu pléthore d'occasions pour lui parler de sa maladie et qu'il lui devait bien ça : mais pour une raison tout de même assez inconnue, Kaz ne lui avait jamais dit la chose. Le pire, c'était qu'il continuait de lui mentir, du moins temporairement : au début, il s'était dit qu'il ne le dirait pas aujourd'hui. Parce qu'il était fatigué, qu'il ne se sentait pas prêt, qu'il n'avait pas envie d'avoir à rendre des comptes et à se justifier. Il faisait un peu son enfant, c'était vrai. Comme si sa fibromyalgie était comparable à un simple petit mal de tête, hein ? Franchement, Kaz n'était pas du genre à mentir, mais quand il avait tenté de rassurer son amie en lui faisant croire qu'il n'était qu'un peu malade – pas plus que n'importe qui d'autre – il avait, quelque part, grandement cherché à minimiser la chose. Kaz sursauta quand Eun Jung posa sa main sur son front et sur le sien propre, comme pour comparer leur température. En effet, la mimine de la jeune fille était bien froide, mais ce n'était même pas ça qui avait fait réagir Kaz : c'était surtout la surprise qu'on s'approche de lui, il était totalement ailleurs, le nez à moitié plongé dans son café. Finalement, il avait vraiment mal à la tête. Mais si seulement ce n'était que cela... Eun Jung voulait vraiment son bien. Elle lui conseilla de rentrer chez lui, s'excusa de l'avoir tiré hors de son lit. Non, franchement, c'était tant mieux qu'il soit sorti : il sortait si rarement qu'il avait à peine expérimenté le froid de l'extérieur, cet hiver. Ça craignait, et si personne ne l'y incitait, Kazimierz avait une réelle tendance à rester enfermer chez lui pendant des jours et des jours à ne rien faire à part dormir. La fatigue le gagnait petit à petit, un peu plus chaque minute, et s'il n'était pas encore au stade où il aurait pu s'écrouler n'importe quand, Kaz dépérissait gentiment. Il vit à peine la serveuse arriver pour servir sa commande à Eun Jung, et une fois qu'il eût abordé le sujet de sa maladie, il vit tout de suite que la jeune femme ne comprenait pas. Allez, il ne pouvait pas continuer à lui mentir pareillement.

- J'ai une maladie qui s'appelle la fibromyalgie, commença-t-il après avoir bu une gorgée de café avec le plus de calme possible. Enfin, c'est un peu le genre de maladie qu'on donne au patient quand on sait pas exactement ce qu'il a.

Kazimierz respira profondément, livide. Ça le mettait non seulement mal-à-l'aise, mais en plus, il avait peur qu'elle réagisse mal, qu'elle se vexe parce qu'après plusieurs années, il ne lui avait rien dit. C'était pourtant la chose principale qui le définissait, cette maladie. Elle avait fait de lui ce qu'il était actuellement. Maintenant qu'il était lancé, fallait bien qu'il lui explique un peu le sinistre. Tout le bordel. Pourquoi, comment.

- Tu sais que je suis toujours très fatigué, non ? Bah ça vient de ça. J'ai tout le temps mal partout, je suis déprimé... c'est comme un cancer généralisé, j'y connais rien à tout ça mais. Ouais. C'est le genre de trucs qui te flanque des douleurs partout dans le corps, sans raison. J'ai des courbatures perpétuelles et c'est juste épuisant. Des fois j'ai l'impression que je vais péter un plomb...

Sourire forcé. Sincèrement, il ne voulait ni lui faire de peine, ni lui faire peur : bon, la maladie qu'il avait n'était absolument pas contagieuse, mais certaines personnes avaient peur des malades. En Corée, il n'y avait pas beaucoup de place pour les handicapés, par exemple. Bon, Kaz n'était pas exactement handicapé, soyons d'accord : mais il n'en était pas très loin. Il recevait un peu d'argent d'une sorte d'Assurance Invalidité, mais c'était bien moindre pour vivre : ces derniers temps, il peaufinait quelques textes dans le but de tenter sa chance en les envoyant à des éditeurs. Histoire de voir s'il était capable de vivre de cela, d'être reconnu pour ses écrits. Reconnu pour quelque chose, au moins. Et puis, il vivait à la charge de ses parents et du haut de ses vingt-quatre ans, c'était tout de même terrible. Il avait abandonné ses études parce qu'il n'était plus capable de se concentrer ni de se déplacer tous les jours. La motivation l'avait quitté. Plein de trucs l'avaient quittés. Des amis, il en avait, mais peu, parce qu'il n'était pas fichu de sortir assez pour garder contact avec eux et que s'il était intelligent, on ne s'intéressait souvent pas à lui parce qu'il ne parlait pas assez. Pourtant, Kaz avait des choses à dire, à revendiquer, c'était pas les avis et les sujets de discussions fâcheux qui lui manquaient. Il leva la tête, gêné, épuisé, pour plonger son regard cerné dans celui de Eun Jung, à qui il parlait de tout ça pour la toute première fois.

- Je voulais pas que tu t'inquiètes, c'est pour ça que je l'ai jamais dit. D'ailleurs, y'a pas de quoi s'inquiéter, hein.
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Hwang Eun Jung



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MessageSujet: Re: Is a secret~ [Hwang Kazimierz]   Mar 22 Avr - 4:41

Eun Jung & Kazimierz ♥




Cet après-midi-là devait être a priori, une après-midi formidable. Une après-midi dont je me réjouissais. En m'habillant, j'avais pensé tout un tas de choses à faire avec Kaz, comme l'entraîner dans un bowling, une patinoire, enfin quelque chose comme ça. À peine partie de mon domicile j'étais déjà la tête pleine d'idées pour profiter de cette journée avec mon ami que je n'avais pas vu depuis un bon moment. Mais tout cela était avant que je vis l'état physique de celui-ci. Sa pâleur et ses mains tremblante avaient répondu négative à toutes mes idées de sortie. Le fait d'avoir vu à quel point il était souffrant m'avait rendu vraiment mal. Je veux dire, mentalement.

Quand Kazimierz m’annonça qu'il était malade, tout s'écroula. Les deux mots qu'il avait prononcés m'avaient anéantie. Sans connaître les détails, je pouvais imaginer que ce n'était pas rien. Parce que Kaz ne peut pas être quelqu'un de faible. L'homme fort, protecteur que je connais ne pourra jamais être quelqu'un de souffrant. Le mot malade à de nombreux sens, mais venant de sa bouche, ce mot ne pouvait être que grave. L'image que j'ai de Kazimierz ne pourra jamais changer.

Je ne pouvais pas décoller mon regard de son visage, vraiment, je ne pouvais rien faire d'autre que le dévisager. Plus je le regardais, plus je pouvais voir qu'il souffrait. Nez dans son café, il était extrêmement calme. Après quelques secondes de silence, il leva enfin la tête et m'expliqua enfin la chose. À ce que je compris, il était atteint d'une fibro quelque chose. C'était impossible pour moi de retenir le nom. Non pas que je n'en tais pas capable, mais surtout que je refusais de prononcer ou même de penser cette chose.
J'étais maintenant de plus en plus curieuse à propos de ce qu'il disait. Rien ni personne ne pouvait décrocher mon attention de cette conversation .
Il respira avant de continuer dans son lancer :

- Tu sais que je suis toujours très fatigué, non ? Bah ça vient de ça. J'ai tout le temps mal partout, je suis déprimé... c'est comme un cancer généralisé, j'y connais rien à tout ça mais. Ouais. C'est le genre de trucs qui te flanque des douleurs partout dans le corps, sans raison. J'ai des courbatues perpétuelles et c'est juste épuisant. Des fois j'ai l'impression que je vais péter un plomb...

Entendre le mot cancer fit retourner mon cœur. Autant fibro-machine ne me faisait rien, autant cancer m'avait vraiment fait peur.
J'avais l'impression que c'était comme un départ annoncer. Comme si je ne verrai plus mon ami. Penser des choses comme ça me rendait vraiment toute bizarre. Je ne pouvais pas m'imaginer un monde sans Kazimierz. Cela paraît exagérer, mais ce n'est vraiment ce que je penser. J'étais même presque en train de pleurer. Parce que je suis exactement le genre de fille qui pleure pour un rien. Et je n'aime pas ça moi, la première. Alors je me retenais, très fort. Et le fait qu'aucune larme n'était tombée était une mini victoire.
Je pris ma tasse en main et bus un coup pour essayer désespérément de cacher mes yeux légèrement mouillés.
C'était la première fois depuis les dix dernières minutes que mon regard avait quitté Kazimerz.
Je repensais à ses mots, aux symptômes qu'il avait évoqués précédemment. Aux douleurs qu'il doit endurer chaque jour. Je ressentais alors le besoin d'être près de lui. Je ne voulais plus le quitter. Je ressentais plus que jamais le besoin de sentir mon ami près de moi.

Malgré ce sentiment, j’éprouvais également beaucoup de rancœur. Le fait qu'il ne m'ait rien dit m'avais vraiment contrarié. Je relevai rapidement mes yeux qui étaient enfouis dans l'obscurité du fond de la tasse dans laquelle j'essayais de me cacher. Les lèvres de Kazimierz dessinèrent un sourire forcer.

Je posai brusquement ma tasse sur la table, elle fit un bruit assourdissant. Je repris d'un ton froid :

- Dis, tu sais ça depuis combien de temps ?

Je commençais à comprendre pourquoi Kazimierz n'étudiait pas. C'était un sujet que je n'avais presque jamais abordé avec lui. Je n'osais pas lui demander pourquoi il n'étudiait pas et pourquoi il ne faisait rien. Mais je commençais maintenant à tout comprendre.
Bien que j'étais vraiment vexé qu'il ne m'ait rien dit, je ne pouvais pas être en colère plus longtemps. Parce que même si je le trouvais égoïste de ne rien m'avoir dit, je n'étais pas sans savoir qu'il le faisait pour mon bien. À présent plus calme, je repris :

- Mais... c'est vraiment si grave ?

J'avais de plus en plus peur ; je voulais tenir Kazimierz, ne plus le lâcher. Mais je n'ai rien fait. Je ne pouvais plus bouger. Mes bras était bloqués sous la table, seuls mes yeux remuaient.

- A quel point... c'est grave ?
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Is a secret~ [Hwang Kazimierz]

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