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 Drunken Seoulmates

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Kang Jakub



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MessageSujet: Drunken Seoulmates    Jeu 16 Jan - 1:15

Il y a des journées comme ça où nos périodes de down sont un peu plus fortes que les autres. Il y a aussi des journées comme ça où on pense que ça serait intelligent de noyer tout cela dans un peu, ou beaucoup d’alcool. Cette pensée (pas nécessairement rationnelle) voguant librement dans ma petite tête de personne troublée, j’ai donc décidé sur un coup de tête de sortir, cette journée-là, et d’aller m’amuser au Cima.

Je ne saurais pas trop dire pourquoi je me sentais ainsi. Ça a commencé parce que j’ai essayé de prendre des belles photos, qui étaient toujours ruinées par un facteur environnemental quelconque : trop de soleil, trop de neige, trop de vent. Et après ça… je sais pas, j’ai raté mon souper, je me suis fait mal au genou en trébuchant à cause de la table de la cuisine. Journée de merde, vie de merde, ugHHH !! Au moins mon genou ne faisait plus mal, j’allais seulement avoir une ecchymose désagréable.

Bref, 23 heures. Me voici donc à l’extérieur, accompagné de mon téléphone cellulaire et de mon portefeuille, en cette froide et neigeuse soirée de janvier. Quelle idée aussi de vouloir flamber tout son argent dans de l’alcool alors qu’il fait -20 degrés Celsius à l’extérieur, et à moins d’une semaine de son anniversaire ! Vêtu d’un léger manteau (« carpe diem », comme disent les artistes), et sous celui-ci d’une veste noire et d’un simple t-shirt blanc (et des jeans, comme quoi même déprimé on ne se promène pas en boxer dehors), j’ai gambadé mélancoliquement vers le premier bar qui m’est venu à l’esprit, c’est-à-dire le Cima.

J’avais à peine marché quelques pas qu’une cigarette était déjà portée à mes lèvres. C’est fou à quel point ma consommation de nicotine a augmenté depuis mon arrivée à Ulsan. C’était une fois par mois avant, puis une fois aux deux semaines, une fois par semaine, une fois par jour, et maintenant parfois plusieurs fois par jours. Je n’étais pas encore au stade du paquet par jour, heureusement pour moi. Tout comme la photographie, fumer était une sorte d’échappatoire pour moi. C’est une façon de calmer mes pulsions et attendrir chacune des tensions qui était présentes dans mon corps. Froid, pas froid ; il me fallait ma cigarette avant d’aller au Cima, c’était primordial ! J’allais peut-être même fumer là-bas, et après, et avant de me coucher…

Enfin bref. Étant trop fauché pour me payer un taxi, j’ai du évidemment me résoudre à m’y rendre à pied. Dans mon chemin vers le Cima se trouvait le Paradise Circus, et dans ma confusion du moment j’ai d’abord eu l’idée de m’y aventurer. Nah. Sarah ne travaillait peut-être pas aujourd’hui (et puis, si elle travaillait, ça aurait été awkward un peu, non ?), et puis j’étais totalement hors de leur public cible. Qu’est-ce qu’un bon à rien qui n’a rien à foutre du sexe irait faire au Paradise Circus de toute façon ? Gros imbécile Jakub, c’est pas un bar de strip tease…

- NON MAIS ELLES SONT PAS HABILLÉES BEAUCOUP QUAND MÊME UGH !!!

Les quelques passants qui m’ont entendu crié se sont tous retournés, me regardant avec dégoût. Je n’avais pas fait exprès… je pensais réfléchir, mais j’ai réfléchit tout haut. Un peu trop haut. « Ark, check le fou qui se parle tout seul dans rue »

J’ai lancé ma cigarette au sol, frustré. En serrant le poing, j’ai accéléré le pas vers le Cima, pour être plus prêt de mon but de noyade d’émotions que jamais. En chemin, j’ai tout de même rallumé une autre cigarette pour faire passer mon trop plein de colère. Non mais pourquoi ils me jugeaient comme ça ? Ils ont jamais réfléchit à voix haute dans leur vie d’ahjussi et d’ahjumma ?

Heureusement pour moi, avant une morte certaine d’hypothermie ou de cancer des poumons pour avoir fumé à la chaîne, je suis arrivé au Cima assez rapidement. Malheureusement pour moi, je me suis machinalement et immédiatement dirigé vers le bar.

- Trois shooters de vodka et votre bière la plus forte s’il vous plait.

Le barman m’a regardé d’un drôle d’air, mais m’a servi tout de même. J’ai d’abord avalé le premier shooter, avant d’ouvrir ma bière d’une seule main. Aussitôt ouverte, aussitôt j’en avais bu déjà presque la moitié. J’allais peut-être regretter d’avoir bu aussi vite le lendemain matin… contrairement à beaucoup d’hommes, je ne prends pas très bien l’alcool, et un peu de boisson peut me faire énormément d’effets.

J’ai avalé le deuxième shooter.

Déjà, je sentais mes membres s’engourdir un peu. C’est parfait, c’est exactement ce que je voulais. J’ai pris quelques grandes respirations, avant de prendre le troisième shooter, et boire une nouvelle gorgée de bière. Je m’apprêtais à boire le reste de cette bière infecte quand je sentis un coup sec derrière moi, précédé par des cris masculins. Une bagarre ? Un gars qui s’était fait pousser sur moi ? Ce fut suffisant pour me mettre terriblement en colère.

J’ai littéralement engloutit ce qui restait de bière dans ma bouteille de verre, avant de la fracasser sur la tête de la personne qui venait de me heurter. Et là, tout a éclaté : tout le monde s’est sauté dessus, grosse bagarre de fou avec pleins de cris. Les filles se sont enfuies, les hommes les plus peureux aussi ; ceux qui restaient étaient ceux qui se battaient déjà, les plus robustes, et moi.

Bien entendu, je me suis fait massacrer. J’ai quand même quelques talents en taekwondo, mais avec l’alcool que je venais d’ingérer et le peu d’espace vital que j’avais, mes acrobaties étaient presque inutiles. Au final, on s’est tous fait sortir avant que la police débarque. J’avais un œil au beurre noir, des jointures en sang, une petite plaie sur une joue, bref ; la joie ! J’avais presque oublié que j’étais triste.

J’ai glissé sur la glace qui se trouvait à la sortie du Cima et je suis tombé tête première dans un banc de neige. Toute cette neige allait quand même me permettre de me débarrasser du sang et de la saleté qui se trouvait dans mon visage et sur mes mains, donc un point positif pour moi ! Les rires en arrière plan me faisaient bouillir de rage, par contre. J’ai empoigné la première chose que j’ai trouvé, qui s’est avéré être un bloc de glace, et je l’ai lancé de toute mes forces en direction des types qui se moquaient de moi (et qui était également, non par coïncidence, ceux qui m’avait mit dans cet état physique). Le bloc de glace est atterrit à un mètre d’eux, étant trop loin pour pouvoir les atteindre à coup sûr.

- C’est pas grave, un jour je vais les revoir et ils vont payer, j’ai grogné à moi-même.

D’un pas nonchalant, je me suis dirigé vers le dépanneur le plus proche pour essayer de finir la soirée en beauté, mais seul. J’ai agrippé pas mal de choses : Deux bouteilles sangria, une caisse de soju, une autre caisse de bière…  bref, les mains pleines de belles choses, je m’en suis retourné vers chez moi. J’avais un peu perdu le fil du temps. Il devait être une heure du matin…

J’ai passé devant le Paradise Circus une nouvelle fois, jetant un coup d’œil curieux dans sa direction. Aucune chance que je vois quelque chose, ou même que j’aperçoive Sarah, mais j’ai tenté le coup quand même. Je ne marchais pas très droit, donc je ne réfléchissais pas très bien non plus. J’eus à peine le temps de réaliser tout cela que j’étais déjà en face de chez moi. J’ai déposé mes achats au sol, dans la neige, et j’ai plongé ma main dans mes poches vides.

Mes poches vides ? Merde, où sont mes clés ?!

Bravo Jakub ! Tu t’es encore enfermé dehors ! Et qu’est-ce que tu fais d’habitude quand tu t’enfermes dehors ? Tu dors dehors, c’est ça ! Mais là, il fait froid, non ? Tu ne dormiras pas dehors, hein ? Qu’est-ce que tu vas faire, imbécile ?!

J’ai dit poches vides, mais dans ma poche arrière j’avais toujours mon portefeuille et mon téléphone cellulaire. J’ai agrippé ce dernier, qui glissa de mes mains trois ou quatre fois avant de se ramasser avec l’alcool dans la neige. J’ai tombé à mon tour, et en riant j’ai composé le numéro à Sarah.

- Yaaah noonaaaaa…. J’ai oublié mes clés chez moi, j’ai froid, est-ce que je peux venir chez toiiii ?? J’ai plein d’alcool oN VA POUVOIR FAIRE LA FÊTE YAAAYYYY !!!


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MessageSujet: Re: Drunken Seoulmates    Mer 19 Mar - 19:48

Elle sentait les perles de sa lingerie glisser contre sa peau alors qu’elle enlevait lentement sa tenue de travail dans la salle des employées, des jolies danseuses de burlesque du paradise circus. La soirée avait été calme, il n’y avait pas eu beaucoup de clients, pas de paires d’yeux les fixant alors qu’elles enlevaient lentement leurs vêtements vintage. Ses longs cheveux bruns tombèrent devant ses yeux en amandes lorsqu’elle se pencha pour attraper son vieux jean usé et délavé qu’elle enfila rapidement. De sa main libre, elle décrocha son pull en laine du crochet de la cabine et elle l’enfila par-dessus son soutien-gorge banal, puisque la jolie lingerie ne lui servirait à rien une fois rentrée chez elle. Personne ne l’attendait, Chin Hwa était bien loin et les nouvelles de lui étaient minces. Il lui manquait, mais lui, pensait-il quelques fois à elle ? Ne lui envoyait-il pas des sms que par pure politesse ? Elle n’en savait rien, bien que cette pensée lui arrache un soupire triste. Il fallait croire que c’était aussi l’hiver dans son cœur. Regroupant ses vêtements ensemble, elle les prit et elle sortie pour mettre le tout dans son sac de sport. C’était une routine qui s’était installée dans sa vie depuis qu’elle avait vingt-et-un ans. Maintenant, elle en avait vingt-cinq et travailler ici avait toujours été quelque chose qu’elle aimait faire. C’était son petit monde où tout était plus beau, où tout était paillettes, plumes et effeuillage. Dans ce cabaret, tout semblait rose, tout détonnait avec le monde extérieur, ce monde laid et gris, ce monde où tous s’entre-tuaient d’une certaine façon pour arriver à leurs fins. Il y avait des soirs comme celui-ci, où Sarah détestait tous les êtres humains, même elle. Observant son reflet dans le miroir en face d’elle, elle essuya les traces du mascara qui avait légèrement coulé après qu’elle ait eu une poussière dans l’œil et, prenant son manteau, elle se dirigea vers la sortie du monde des rêves. Il n’y avait plus un client, l’endroit était désert et la musique des années vingt avait cessée de résonner entre les murs. L’établissement n’en demeurait pas moins étrangement accueillant, réconfortant. C’était sa deuxième maison, son repère. Sur sa délicate et vieille montre, les aiguilles indiquaient 1h30 du matin. Exceptionnellement, ils fermaient plus tôt ce soir. En effet, le propriétaire avait décidé de rejoindre sa femme à l’hôpital, puisque cette dernière était enceinte et qu’elle avait commencé à avoir des contractions. Sarah était maintenant livrée à elle-même, à ses démons. Que ferait-elle du reste de la nuit ? Elle était encore longue et pénible, son moral n’était pas bon. Dehors, elle fouilla dans son sac à main pour en sortir son paquet de cigarettes ainsi que son briquet. Elle en coinça une entre ses lèvres et l’alluma, prenant une bouffée de cette meurtrière qui finirait peut-être bien par la tuer un jour, avec un peu de chance. Tout pour partir de ce monde laid. Elle soupira, piétinant la neige sous ses bottes noires avant de quitter son lieu de travail, s’enfonçant dans les rues un peu sales, un peu sombres.

Son appartement était à la limite du quartier moyen. Il frôlait pratiquement ces immeubles moins salubres du quartier pauvre et, pendant qu’elle montait les escaliers pour atteindre le troisième étage, elle se mit à penser à Jakub. Il ne lui avait pas envoyé d’sms aujourd’hui et elle se demandait s’il allait bien. Serrant ses clés dans ses mains, elle déverrouilla la porte de son appartement et elle entra, allumant une lumière au passage. Qu’il était bon de rentrer chez-soi, qu’il était bon de retrouver ce fouillis étrangement réconfortant. Elle et ses vieilles babioles, elle et ses toiles déposées un peu partout, ses feuilles, ses livres. Sarah aimait les vieux objets qu’elle ramassait dans diverses brocantes ou chez des antiquaires. Elle collectionnait les vieilles choses. C’est la sonnerie de son portable qui la sortit de sa douce rêverie. Fouillant dans son sac à main, elle prit le téléphone et le coinça entre son épaule et son oreille. « Salut ? » Elle n’avait pas prit le temps de regarder, mais la voix à l’autre bout du fil lui était bien trop familière. «Yaaah noonaaaaa…. J’ai oublié mes clés chez moi, j’ai froid, est-ce que je peux venir chez toiiii ?? J’ai plein d’alcool oN VA POUVOIR FAIRE LA FÊTE YAAAYYYY !!! » À la dernière phrase, elle recula le combiné de son oreille puisque son cher ami avait crié. Levant les yeux au ciel, un sourire aux lèvres, elle agrippa son sac de sport et elle alla le porter à sa chambre. « Bien sûr que tu peux venir, sal gamin. Je t’attends, t’es bon pour te rendre ici seul ? T’as l’air pas mal saoul. » Rigolant en l’entendant marmonner, elle reprit la parole. « Tu devrais être ok, t’habites pas trop loin. À plus ! » Et elle raccrocha.

Quinze minutes plus tard, elle entendit la sonnerie de la porte principale sonner. Pour donner accès à l’intérieur, elle pesa sur le bouton pour déverrouiller la porte de l’immeuble. Au moins, Jakub avait réussit à se rendre ici, c’était déjà ça. On cogna à sa porte deux minutes plus tard. Sarah alla ouvrir, une autre cigarette entre les mains. Un sourire s’afficha sur son visage quand elle vit son ami qui se tenait difficilement devant elle. Il était éméché et il sentait l’alcool. Dans ses mains, des caisses de soju et de bière ainsi qu’un sac remplis avec des bouteilles de sangria. Prévoyait-il de se saouler à mort ? Si oui, elle le ferait avec lui. Le faisant entrer, elle referma derrière lui et elle l’étouffa dans une immense étreinte, tout en faisant attention à ne pas le brûler avec sa clope qu’elle avait maintenant entre les doigts. « T’es arrivé ici en un morceau, t’es un champion ! » Et elle se mit à rigoler, le lâchant, prenant une bouffée toxique de cigarette. L’aidant à se débarrasser des caisses d’alcool, elle se dirigea vers la cuisine et elle en déposa sur la table où des montages de livres et de papiers y étaient déjà installées. Elle se retourna ensuite vers Jakub. « Bon, alors il est 2h30 du matin, il nous reste encore un long moment à passer. J’ai besoin d’atteindre le même niveau d’alcool dans mon sang que dans le tien. » Elle se mit à rire et elle sortit une bouteille de soju de la caisse. Elle alla ensuite se chercher un verre et elle en sortit un pour son ami de longue date. Les remplissant au trois-quarts, elle en tendit un à Jakub et elle en garda un pour elle. « Je fais un toast à… nous, parce qu’on est plus cool que les autres. » Son rire cristallin résonna dans l’appartement et elle se mit à boire par la suite.
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