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 First meeting [Min Ah]

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Yoon Ihn Kyang



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MessageSujet: First meeting [Min Ah]   Jeu 31 Oct - 12:47

Hey salut Min Ah !... hum ouais je sais, le début de ma lettre sonne étrange pas vrai? ... je ne sais pas trop par quoi commencer. Peut-être que nos lettres me manque, mais ça me parait bizarre à écrire et encore plus à le dire. Alors je vais me contenter de te parler comme je l'ai toujours fais. J'aimerais avoir de tes nouvelles et savoir ce que tu deviens. Ça fait quelques mois qu'on ne s'est pas écrit. Je crois que c'est un peu ma faute. Ne m'en veux pas, je n'ais rien contre toi. Disons que j'ai eut des semaines mouvementées ces derniers temps. Alors je sais, tu te demandes ce que je peux vivre enfermé entre quatre murs mais justement, il y a quelque chose que je n'ais pas eut l'occasion de te dire... Je suis sorti de prison. Tu te souviens je t'avais parlé du fait que les avocats engagés par mon père se débattaient toujours pour ma liberté, et bien après plusieurs appels ils ont eut gain de cause. Pour être franc, je ne sais toujours pas si je dois sauter de joie ou alors regretter... Hum bref, tu t'imagines qu'un ex détenu à pas mal de choses à réglé à sa sortie. Outre les papiers en vrac et me mettre à jour pour suivre la mode, je dois bosser à côté... et tout ces trucs là. Je ne sais pas pourquoi, j'ai dus mal à t'écrire cette lettre, on s'est toujours parlé naturellement mais cette fois c'est différent. Peut-être parce-que j'ai gardé le silence pendant des jours. Est-ce que tu m'en veux? J'aimerais pouvoir te parler, même peut-être... te voir... C'est un peu précipité, mais je me dis qu'il faut que je me lance. T'en dis quoi? Ça te dirait de me voir? Je te rassure je ne suis pas un récidiviste je n'ais pas l'intention de retourner derrière les barreaux. Normalement je devrais bien me tenir, enfin si j'arrive encore à parler à des gens en étant face à eux. Oh ne ris pas ! Je suis sur que tu te fiches de moi en lisant ces mots! Mais... bref... je me dis qu'on pourrait peut-être enfin se croiser, j'attends ta lettre en espérant qu'il y est une suite à celle que je t'envoie.

Ihn Kyang


J'avais longtemps hésité devant la boîte aux lettres, mon enveloppe dans la main droite, la gauche fourrée dans ma poche, je regardais le monstre rouge géant en face de moi prêt à dévorer mes doutes et mes craintes. En réalité, il n'était pas si terrifiant que ça, ni même très grands. Je le dépassais d'au moins deux têtes, mais ce jour là il m'avait paru infranchissable. La gorge sèche, je tentais de retrouver ma salive quelque part dans un coin de ma bouche pour humidifier mes lèvres qui commençaient à coller entre elles. Le cœur battant, j'attendais un signe ou alors quelque chose qui me ferait comprendre que je devrais ou ne devrais pas poster ce fichu mot. Je m'étais trouvé les plus belles excuses qui existent pour ne pas me retrouver sur ce chemin, mais au détour d'une rue j'avais finis par y arriver et je détestais Jae Ho de m'avoir envoyé lui acheter son fichu magazine sportif. Inspirant profondément, je comptais jusqu'à trois me disant qu'au dernier chiffe arrivé si une voiture grise passait sous mes yeux je ne la fourrait pas là-dedans. Un... deux... trois... je levais la tête brièvement sur la route qui longeait le trottoir mais c'est un énorme bus qui me cacha la vue. Et merde ! Je n'avais plus aucune raison de ne pas le faire. A moins que je ne me donne une seconde chance? J'avais l'air d'un crétin à peser le pour et le contre devant cette boîte aux lettres, mais j'avais presque l'impression de tenir mon avenir entre mes doigts gelés. Ce qui était bête puisqu'il ne s'agissait que d'un petit mot.... mais allez dire ça à mon cœur qui s'emballait et mes angoisses qui me tordaient l'estomac. Soufflant doucement, je serrais les dents avant de pincer davantage mon index sur le papier froid. Cherchant du courage là où je n'en avais plus depuis longtemps, c'est à ce moment là qu'un vieil homme me bouscula l'épaule "Bah alors jeune homme, on se pousse? Vous bouchez le passage là." J'étais tellement surprit, que j'en avais lâché ma lettre en même temps qu'il manquait l'ouverture de la boîte. Ses doigts tremblant se cognèrent dessus et à son tour il fit tomber ce qu'il tenait. Evidemment, malchance ou alors coup de pouce de la vie, il s'était chargé de ramasser le tout au sol pour décider de ma destiné. J'avais tenté de le rattraper à la dernière minute, m'étais jeté dessus pour la récupérer mais il était déjà trop tard "Vous avez un sérieux problème..." et le pire c'est que je ne savais même pas si il était désolé ou effaré. Quant à moi j'étais au bout de ma vie! Je ne voulais pas l'envoyer cette fichue lettre, c'était une erreur. J'avais pensé ça pendant les trois quart du chemin, avant de franchir le pas de la porte et me convaincre "De toute façon elle répondra pas..." et j'en avais presque envie. Parce-que ça m'arrangerait qu'elle ne le fasse pas, au moins je n'aurais pas à voir de mes propres yeux son refus inscrit sur une feuille de papier.

Et à ma plus grande surprise elle m'avait répondue... J'étais nerveux à l'idée d'ouvrir cette enveloppe, Jae Ho m'avait questionné toute la journée pour savoir de qui elle venait, mais jamais je ne lui avais répondu. Quand j'avais pu lire ses mots, j'avais poussé un soupir de soulagement. Elle n'était pas contre, elle ne m'en voulait pas non plus, mais je m'étais senti obligé de rajouter à la mienne "j'ai tué quelqu'un... tu veux quand même me voir?" ça m'avait paru important sur le moment, puis quand j'y repensais je trouvais ça stupide. J'aurais pu regretter, vraiment je veux dire, mais ce matin j'étais de bonne humeur. Parce-que j'allais enfin sortir de cette maison et avoir un semblant de vie normale. J'avais un petit sourire aux lèvres, ce qui ne m'arrivait jamais tout comme me poster devant mon armoire et me demander ce que j'allais mettre. Je n'étais pas très mode, pas très doué pour me choisir des fringues ni même les accorder. Mais je me disais que je ne pouvais pas me rendre à ce rendez-vous habillé en pyjama. Même si entre nous ça m'irait tout aussi bien. Inspirant, je m'appuyais contre la porte de mon placard tout en observant chacun des vêtements qui se trouvaient sur les étagères. C'était bête bon sang, mais je ne savais pas quoi me fourrer sur le dos. Me mordillant le coin de la lèvre, j'avais finalement osé attraper quelque chose qui me paraissait potable avant de filer jusqu'à la salle de bain. Evidemment, j'avais l'habitude de passer du temps là-dedans seulement pour faire suer mon agent de probation, mais cette fois-ci c'était seulement pour me préparer et tenter d'avoir l'air "potable". Je crois que c'était mon mot d'ordre aujourd'hui, être "potable", pour tout ce que j'entreprendrais. En descendant, je marchais presque sur la pointe des pieds pour éviter de me faire remarquer par Jae, mais il avait une ouïe trop fine pour ne pas deviner que j'arrivais dans la cuisine. Filant jusqu'au frigo, je me sortais une brique de lait et un verre, alors qu'il arrivait déjà vers moi pour me demander d'une voix forte "Alors on va où comme ça?". J'avais déjà passé la soirée de la veille à éviter ses questions et trouver des tas d'excuses pour finalement lui dire que je ferais juste ce que j'avais à faire. Mais le coréen n'abandonnait jamais, tant qu'il n'avait pas ce qu'il voulait, il continuerait à me ronger jusqu'à l'os. Haussant les épaules, je me servais mon verre sans grande motivation "Trainer." Erreur Yoon Ihn Kyang, cette réponse n'était pas suffisante, j'aurais déjà dut le savoir à la minute où il s'était avancé vers moi. "Tu dois me dire où tu vas crétin! Je te signale que je devrais même t'accompagner." Il marquait un point, il m'accompagnait même jusqu'aux toilettes publics pour être sur que je ne me tire pas par la petite fenêtre ou la bouche d'aération. Levant les yeux au ciel, je me tournais vers lui sans savoir quoi lui dire. La vérité peut-être, mais si je le faisais il me poserait encore un tas de questions. Lui dire que j'avais rendez-vous avec une fille, c'était proclamer haut et fort que je comptais peut-être avoir un rencard. Ce qui n'était pas le cas, Min Ah et moi étions juste... hum correspondants. Ouais voilà, c'était les bons termes à employés. "En ville.". Bien, je devenais plus précis à mesure de mes réponses, j'étais sur qu'à la troisième il finirait par comprendre que j'allais trainer en ville avec quelqu'un. Mais je ne lui ferais pas le plaisir d'en dire plus. Avalant mon lait, je lui offris un sourire presque insolent avant de déposer la vaisselle sur le plan de travail et jeter rapidement un coup d'oeil à l'heure. J'avais l'habitude d'être en retard à n'importe quel moment de la journée, mais cette fois-ci je refusais de la faire attendre.

Alors j'avais foncé tête baissé jusqu'à l'entrée, m'assurant de prendre la veste qu'il fallait pour qu'elle me repère et sache qui j'étais ainsi que mes baskets. C'était con, mais porter des pompes rouges avait été ma seule idée. J'avais peut-être l'air d'un clown attifé de cette façon? Je me posais la question face à la glace de l'entrée alors que Jae lorgnais dans ma direction les bras croisés sur le torse. "Une fille?"... Je levais les yeux vers lui, le visage impassible et pourtant j'étais certain qu'il pourrait lire dans mes pensées, et même peut-être y voir les inavouables. "Si tu rentres après minuit je lance une recherche pour ramener ton cul ici Ihn Kyang!" et le pire? C'est qu'il ne plaisantait pas. Dire que j'avais plus de vingt trois ans et que je devais me faire dicter ma conduite par un étranger. Je retins un soupir entre mes dents et tourna des talons pour sortir d'ici. N'ayant pas le droit de conduire, je pouvais dire adieu à la possibilité de me déplacer rapidement. Mes pieds pour marcher et les tickets de métro dans la poche, je me rendais au lieu de rendez-vous avec plus de dix minutes d'avance. Autant dire que c'était un exploit que je pourrais marquer au fer rouge sur ma peau. Je me félicitais intérieurement tandis que je tentais de trouver un endroit où me mettre devant le café. Ne voulant pas gêné, je m'étais posté dans un coin en attendant. J'avais l'air malin, car si l'idée d'arriver tot m'avait paru bien maintenant que j'étais seul avec mes pensées, je me retrouvais nerveux et angoissé. Je n'avais pas la moindre idée de comment tout ça se passerait, mais j'avais le cœur qui s'affolait et des tas d'images qui me brouillaient l'esprit. Et si elle ne m'appréciait pas? Et si elle ne venait pas?
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Hwang Min Ah



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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Ven 1 Nov - 13:56

Cela faisait presque deux mois que je n’étais pas en forme, et bien que je connaissais la réponse et essayais de me rassurer, je n’arrivais pas à retrouver le moral. C’était assez frustrant à vrai dire, se savoir ailleurs, tracasser par quelque chose qui peut paraître si anodin. La cause de tous mes problème ? Ihn Kyang ! Qui était-il ? Mon correspondant. Cela devait bien faire 6 mois que l’on s’écrivait et je recevais minimum deux lettres de sa part par semaine. Qu’est ce que je savais de lui ? Rien à part son prénom et le fait qu’il était en prison. On était passé du stade à de simples petites lettres jusqu’à ce qu’une affinité s’installe à travers ces mots et qu’on en dise un peu plus sur nous La plupart du temps on parle de nos journées, nos humeurs et nos critiquer sur ce qui nous entoure. Et quand le cœur et l’humeur n’y était pas, il était l’un des premiers à savoir que je n’était pas en forme et la cause de mes nombreux soucis. Ce courrier s’est incrusté dans ma vie comme quelque chose d’évident et quand je me rendit compte après une semaine que je n’avais pas de nouvelle de lui, je sentit comme un vide dans ma vie, comme si il me manquait quelque chose d’essentiel pour pouvoir sortir de chez moi en souriant. Je me suis alors persuader qu’il devait être occuper par  X occupations bien que cette pensée ne soit là que pour me rassurer. Plus le temps passait et plus mon courrier était vide de ces réponses et un tout plein de questions étaient alors apparu dans mon esprit. Dans un premier temps, s’étaient des ‘Comment va-t-il ?’Lui est-il arriver quelque chose’ ‘Lui attend-on interdit de m’écrire ?’ Plus le temps passait et plus je rapportais ce silence à moi ‘Ai-je dit quelque chose qui ne fallait pas ?’ ‘Ai-je écrit quelque chose qui l’a blessé ?’ ‘Ne m’apprécie-t-il plus ?’  Mais à toutes ces questions aucune réponse et chaque jour, on fonction de mon humeur, je me diriger plus ou moins vers au cause probable à cette arrêt si soudain de lettre, tel un yoyo qui descend et qui remonte sans arrêt.

Les réponses à mes questions ? Je les ai eut quelques jours plus tard en ouvrant ma boite aux lettres. Je revenais de la Laverie et un gros panier sous le bras, je rentra dans le hall de mon immeuble et m’approcha des boites aux lettres pour y prendre mon courrier. Je savais déjà ce qui m’attend : des factures, encore des factures et … Peut être des factures qui sait ? En soit je n’avais pas tord car c’est à 90% ce que j’y trouva. Sauf une ! Une lettre dont l’écriture m’était familière. Je posa alors mon panier au sol et tout en regardant l’enveloppe que je tenais entre les doigts, un sourire apparu sans que je m’en rend compte. Un mélange d’émotion me submergea alors car j’avais enfin une réponse de Ihn Kyang. C’était avant tout un soulagement de savoir qu’il ne m’avait pas oublier et qu’après tout ce temps, que se soit en bien au en mauvais, il m’avait répondu. Puis vint le doute, de savoir le pourquoi du comment de son silence et d’appréhender ce qu’il allait m’annoncer. Mais toutes ces émotions furent couverte par un étonnement quand je me rendis compte de l’écriture sur l’enveloppe. D’habitude j’avais à faire à deux personnes m’écrivant, l’une dans la lettre qui n’était autre que mon correspondant, et la deuxième pour écrire mon adresse. J’en avait jugé à l’époque que ce devait être un homme X qui relisait les lettres des détenus et qui, en suite, écrivait l’adresse. Mais cette fois-ci s’était différent car je reconnu très vite dans mon adresse l’écriture de mon ami. Je fronça alors les sourcils et je me hâta d’ouvrir ma fameuse lettre. Je sentis mon cœur s’accéléra soudainement et j’avais l’impression que mes mains ne pouvaient s’empêcher de trembler sans que je n’arrive à les contrôler. Une fois le papier déplier, je me mis à ma lecture et une fois celle ci fini, un nouveau sourire apparu sur mes lèvres. Soulager, c’est ce que j’étais à présent mais aussi sereine. J’eus envie de serrer la lettre contre moi mais je me contenta de la regarder, avec ce fin sourire sur mes lèvres.

‘Bonjour Min Ah, vous avez reçu une bonne nouvelle ?’

Je releva mon regard pour le poser sur mon voisin qui venait de rentrer dans le hall et qui, lui aussi, prenait son courrier. Je resta muette devant lui et je me contenta de lui sourire encore plus avec un hochement positif de la tête. Je m’empressai alors de ramasser mon panier et me précipita dans les escalier pour rejoindre mon appartement. Je balança mes affaires dans l’entrée et m’allongea confortablement sur mon lit. Après plusieurs lecture de la lettre je fini par soupirer et la posa sur ma poitrine tout en fixant avec intérêt le plafond, bien que blanc. Je resta un moment ainsi, perdu dans mes pensées et je finis par me redressa et attrapa une feuille pour commencer ma réponse. Je médita quelques instants à ce que j’allais écrire, le bon du crayon posé sur le bord de mes lèvres. Je ne voulais pas lui faire part de ma profond tristesse dut à ce silence qui avait duré deux bons mois, ni même dans le futur. Me l’admettre à moi même avait été en grand exploit et je ne souhaitais pas montrer ma faiblesse. Mais ne pas lui dire c’était en quelque sorte lui mentir, chose que je me refusais à faire avec lui. Je me contenta donc de contourner la situation en lui montrant mon bonheur à la réception de cette lettre.

Cher Ihn Kyang

Mon dieu que ça fait du bien, d’avoir enfin cette bouffé d’oxygène qui me manquait tellement et qui me faisait tenir pendant ces journées interminables. Au fait, je crois qu’au fond je t’en veux un peu… pas d’être sorti, mais de ne pas m’avoir prévenu, car je crois que j’aurai aimé être là pour toi. Alors je pense que j’arriverai à te pardonner facilement ! Mais je suis contente, savoir que tu vas bien, que tu es en forme et surtout que tu es sorti d’entre ces murs. Comment te sens-tu ? Oh, tellement de questions qui se bousculent dans ma tête et dont j’aimerai tellement te poser. Mais je sais que tu veux en profiter, et m’écrire ne doit pas être dans tes priorités en ce moment. En tout cas merci à tes avocats, je leur enverrai du chocolat pour les remercier. En tout cas ne regrette pas de m’avoir écrire car tes mots me font retrouver un sourire que j’avais un peu perdu ces derniers temps pour raisons diverses… Mais je te raconterai ça à l’occasion. Tu m’as manqué, énormément et te voir ne peux que me réjouir d’avance ! C’est avec certitude que je te répond Oui ! Je le veux !
Depuis le début de cette lettre que tu m’as envoyer je me fiche de toi mais chut, c’est un secret. Le monde était pourtant si dure que ça ? Et je t’interdis de récidiver car sinon tu auras affaire à moi !
Je sais pas quoi te dire à vrai dire, je crois que je suis trop ému pour pouvoir t’en dire plus mais j’ai en même temps tant de choses à te raconter, mais à quoi bon au final ? Car le plus important pour moi c’est toi et ta lettre… Je me contenterai alors de te proposer deux dates pour se voir, Vendredi prochain ou le dimanche qui sont mes jours de repos les plus proches. Je te propose comme endroit le chokollis, tu verras, ils font de très bon chocolat chaud. Cela t’irai ? J’espère avoir rapidement une réponse de ta part et en espérant te voir bientôt.

Min Ah


Je relu ma lettre plusieurs fois et une fois contente de mon résultat, je la mis dans une enveloppe sur laquelle j’écrivis l’adresse que m’avait fourni Ihn Kyang avec la sienne. Je regarda le tout et comme un objet précieux, je la glissa dans mon sac. Sur le chemin de mon travail, je fis un détour et alla posté ma lettre, le cœur léger.
C’est quelques jours plus tard que je reçus une nouvelle lettre qui me confirma le rendez vous de dimanche. J’étais à présent excité et je me mis à barrer les jours avant le jour J. Mais dans tout ça, il m’intriguais avec une de ces phrases : j'ai tué quelqu'un... tu veux quand même me voir. Que voulait-il dire par là ? Parlait-il sérieusement ou était-ce une blague pour me tester ? Je ne savais pas mais je crois que je m’en fichais un peu. Il ne m’était jamais apparu comme un meurtrier et même s’il était en prison. Je m’étais dit qu’il avait cambrioler une banque. Encore une idée stupide de ma part je sais… Et puis après tout, qui vivra verra non ?

Le jour J mit du temps à arriver, mais il était enfin là. Je m’était levé de bonne heure pour aller faire ma lessive et de retour à mon appartement, je me positionna devant le meuble qui me faisait office d’armoire et contempla mes vêtements. Comme toutes filles, j’étais accro aux vêtements, mais par faute de moyen, je n’en avais que très peu. Mais aujourd’hui, il me semblait que j’en avait encore moins que d’habitude. Etait-ce dut à mon envie de plaire que je trouvais mes vêtements trop ‘simple’ ? Sûrement et après une bonne heure à tout essayer, je me contenta d’une tenue classe mais relaxe. Une tenue qui me ressemble ! Enfin prête, j’alla en direction du bus qui ne tarda pas à arriver. Pendant le trajet, toutes sortes de questions revinrent perturber mes pensées et une sorte d’angoisse m’envahie subitement. Allais-je lui plaire ? Est ce qu’on s’entendra aussi bien ? Et puis, à quoi il ressemble ? Va-t-on se reconnaître ? Peut être que je vais passer devant lui sans le reconnaître ?
Ahhhh, c’est bon, j’angoisse vraiment maintenant et ce n’était vraiment pas le moment car c’est dans c’est moment la que je suis le plus… Gourde… 30 minutes plus tard j’arriva dans le centre de la ville et j’aperçus très vite, au loin le chokollis. Mais à quoi je jouais ? J’étais à présent coincé entre deux magasin, endroit que j’avais trouvé le plus propice pour me cacher. Et après je m’étonne que les gens me regard bizarrement. Je scruta les alentours pour essayer de l’apercevoir mais en vain. Il m’avait beau donné un ‘signe’ pour le repéré, la couleur de sa veste. Alors j’épiais , telle un espion britannique qui est en mission spécial. Je soupira, rien… Avait-il changé d’avis ? Peut être ne voulait-il plus me voir ? C’est la que je l’aperçu, enfin, arrivant par la gauche et se positionnant non loin du chokollis. Etait-ce lui ? Je ne savais pas, mais de toute façon s’était foutu car tous les doutes me submergeaient à présent.

Je me tourna et m’appuya contre le mur de la boutique. Ah quoi je jouais la ? A rester planquer dans mon coin en train de l’épier ainsi, ce n’était pas mon genre. Je me tourna subitement et commença à marcher vers lui. Je devais ressembler au coureur de marche à pied, vous savez les hommes qui courent en se déhanchant… Je ralentit l’allure et essaya de retrouver une rythme normal et commença à réfléchir à ce que j’allais lui dire. Trop tard, j’étais devant lui et ce n’était pas le moment de passer devant en l’ignorant ! Je ralentis et finis par m’arrêter à quelques pas de lui. Il ne semblait pas m’avoir vu mais après tout, c’était normal, il ne savait pas à quoi je ressemblais. Je m’avança un peu plus et me décida à prendre la parole.

‘Ihn Kyang ? Salut !’

Youhou, c’est un bien mauvais début ça… Il se tourna vers moi et je ne pus m’empêcher de sourire. Il ne ressemblait pas à un tueur et à vrai dire était plutôt belle homme. Et là bim Min Ah, c’est pas lui et tu as le droit de te mettre le doigt dans l’œil. Suspense… Mais non c’est bon, c’est lui car il se présent et me sourit aussi. Et maintenant vient le passage du blanc où on ne sait pas quoi dire. Allez, trouve quelque chose !

‘Je suis contente de te rencontrer, j’espère que tu n’es pas déçu !’

Euh non stop, je crois que c’était pas ce qu’il fallait dire… je glissa une main nerveusement dans ma nuque et rigola doucement.

‘Désolé, c’est dans ces moments là que je dis n’importe quoi…’

Oui oui, tu as le droit de m’en vouloir avec mes phrases à deux balles… Paix à mon âme ! Allez maintenant, deuxième étapes, se rattraper.

‘Tu n’as pas trop eut du mal à venir et à trouver le chokollis ?’

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Dernière édition par Hwang Min Ah le Mer 6 Nov - 18:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Sam 2 Nov - 9:30

Trois ans de ma vie derrière les barreaux. Ça pouvait paraitre peu pour le crime que j'avais commis, mais croyez-moi dans l'existence d'un homme ça faisait déjà beaucoup. J'avais cru étouffer derrière ces murs, parmi ces gens que je ne connaissais pas et qui m'oppressait. Je n'avais pas toujours été un détenu exemplaire comme s'était aventuré mes avocats pour plaider ma cause. Non en fait, j'avais parfois abusé d'un certain pouvoir que j'avais eut le droit de gagner et quelques autres trucs dans le genre. Evidemment je n'étais pas de ceux qui s'arrangent pour faire passer des couteaux et régler leurs comptes. Non je m'étais contenté d'être dans mon coin et prendre mes marques comme il se doit. Pourtant je n'étais pas à ma place, je pensais qu'à l'extérieur je le serais peut-être mais j'avais tout faux. C'était pire en réalité. Ma propre famille ne voulait plus me voir, même mon chien aboyait désormais en m'apercevant dans l'allée. Je n'avais plus mes anciens amis non plus, quand à Na Na.... je crois qu'elle ne se souvenait même plus de mon nom. J'étais passé devant chez elle à ma sortie, j'avais revu cette maison dans laquelle j'aimais passer du temps et étais toujours fourré. Je me souvenais des quatre cents coups que nous avions faits et des étreintes que nous avions échangées. J'avais passé les meilleurs moments de ma vie entre ces murs et ce grand jardin, mais désormais je la voyais comme un vieux souvenir. Pas l'un de ceux dont on se remémore avec un sourire aux lèvres. Non l'un de ceux qui fait mal et vous brise le cœur en miles morceaux. J'étais un pauvre type, voilà ce que me renvoyait cette baraque immense au mur jaune. J'étais minable en fait, j'avais tout gâché et il m'arrivait de me demander qu'aurait été ma vie si je n'avais pas conduit cette nuit là. Est-ce que je lui parlerais encore? Surement oui, nous étions déjà dans la même université, nous nous étions toujours arrangés pour nous retrouver l'un avec l'autre. On avait les mêmes buts, les mêmes rêves et les mêmes exigences. On s'aimait. Pas de la façon dont je l'aurais voulu, mais nous formions un duo inséparable. C'était du moins ce que j'avais cru, et je me trouvais bête de m'en être persuadé pendant tant d'année. Quel crétin Ihn Kyang. Les vrais amis, sont ceux qui restent même en cas de problème. Et je me rendais compte malheureusement qu'il n'y avait plus personne. Coincé dans cette cellule je me sentais véritablement seul, pour la première fois de mon existence j'avais saisit que le mot solitude voulait dire. Avant l'accident, j'étais toujours entouré, de ma famille, de mes amis. J'étais populaire, apprécié de tous. J'avais une belle petite vie bien rangée, et ça m'allait parfaitement. Je pensais que mes meilleurs potes ne m'abandonneraient jamais, parce-que moi je ne l'aurais jamais fais. Mais voilà, la réalité fait mal et on met du temps à la digérer. Pour tout dire je n'étais toujours pas parvenu à le faire. Après la déception, était arrivé la haine et l'amertume. Il m'était arrivé de recroiser quelques uns entre eux dans le quartier où je vivais ou même en me baladant dans les rues. Et je ne savais pas ce qui me faisait le plus mal, de les voir m'ignorer ou faire semblant de ne m'avoir jamais connu. J'aurais dut les comprendre peut-être? Je veux dire... Nous étions pareils. On rêvait d'un avenir formidable et de continuer à dorer le nom de nos familles. Trainer avec un détenu, n'avait rien de bon. On s'entourait des plus prestigieux et des plus glorieux pour briller. Alors moi... moi je n'étais que de la vermine à éliminer. J'étais la honte de ma famille, je crois même que mon père en viendrait à dire que j'étais mort aussi cette nuit là. Et vous savez quoi? Je m'en fous... Ouais c'est ce que j'aime dire. Hausser les épaules, fourrer mes mains dans mes poches et dire "la vie continue". Comme si l'amour de ma propre famille pouvait m'indifférer, comme si je n'en avais pas besoin pour me reconstruire et devenir quelqu'un...

Seul sur mon matelas inconfortable, je me rendais compte qu'il me fallait quelque chose ou quelqu'un pour m'aider. Mais cette aide là je ne l'avais pas trouvé auprès de mes psys. C'était avec Min Ah que j'avais su avoir le confort qu'il me manquait, de la tendresse et de l'affection même si il ne s'agissait que de mots. Je ne sais pas bien comment j'ai réussi à m'attacher à elle, ni même pourquoi je m'étais inscrit à ce programme débile. Je n'avais pas eut le choix me direz-vous, mais rien ne nous forçait à continuer. Pourtant j'en avais vite éprouvé le besoin. Elle ne m'avait jamais jugé, jamais accusé d'être un mauvais type ou quelqu'un de faux. J'étais moi même avec elle, même si je ne pouvais pas tout lui dire j'avais l'impression qu'elle savait lire entre mes lignes. A force de recevoir ses lettres et de lui en écrire, je m'étais mis à imaginer comment elle pourrait être. Je me revoyais le soir allongé sur mon lit de détenu dans ma cellule en songeant à elle. Je ne sais pas trop comment je la voyais, je n'avais pas d'image précise du visage qu'elle pouvait avoir, mais je la voyais belle... Un sourire radieux, des yeux noirs brillants et une voix douce. Son écriture me laissait présager qu'elle devait être quelqu'un de tendre, qu'elle avait ses défauts comme tout le monde, mais qu'une fois qu'on passait la barrière de ses défenses elle était prête à nous livrer le plus beau des cadeaux. Peut-être était-ce parce-que j'étais enfermé ici, que je fantasmais sur une belle écriture et des lettres. Je m'étais trouvé pitoyable à faire ça, mais dans le fond je ne pouvais pas nier que j'étais en manque cruel d'affection. Je veux dire... hormis les femmes du réfectoire et les avocates qu'on croisait de temps en temps, je ne voyais aucune présence féminine autour de moi. J'aurais pu virer de bords comme la plupart des détenu coincé ici à vie, mais... Non vraiment, l'idée ne m'avait même jamais effleuré l'esprit. J'en rigolais d'ailleurs avec mon agent de probation quand on évoquait la vie en prison. Bien que j'avais eut la mauvaise expérience de me faire approcher par des types pas net je crois qu'ils avaient rapidement comprit que ça n'arriverait jamais. Bon sang... quand j'y repensais ça n'avait rien de risible. Du moins sur le coup je ne riais pas. J'étais même plutôt flippé à l'idée de me retrouver coincé avec eux... ça pouvait paraitre con, mais je vous jure que c'était effrayant. J'étais le petit nouveau, du sang neuf comme ils aimaient et jeune en plus. Autant dire que je portais une pancarte lumineuse avec inscrits dessus "appel au viol". Oh ouais, je préférais me moquer aujourd'hui, mais les premiers mois avaient été difficile. Je dormais difficilement sur mes deux oreilles, et me baladaient encore moins assurément dans les couloirs ou la cours. Fort heureusement, rien de tout ça n'était arrivé, et je m'étais même confié à ce sujet à Min Ah. En plaisantant évidemment, je ne voulais pas lui dire vraiment ce qui se passait là-bas. Et puis je crois que les gardiens ne m'auraient jamais laissé l'occasion de le faire en lisant mes lettres. Il m'était arrivé de devoir les réécrire parfois, parce-que j'en disais trop. Et bien que je tournais mes phrases différemment, je ne changeais jamais mes sujets. Ils étaient tels qu'ils étaient. Disons juste que je glissais certaines informations plus discrètement que d'autre. Et ce que j'aimais le plus avec elle, c'est qu'elle me comprenait. Je n'avais pas besoin de lui écrire noir sur blanc les choses pour qu'elle en saisisse le sens.

Je crois qu'avec nos courriers nous avions réussi à avoir une complicité rare. Et je regrettais vraiment d'avoir espacé nos lettres surtout après ma sortie. Je ne l'avais pas oublié, j'avais juste pensé que la situation était différente et plus étrange. J'avais peur dans le fond, si elle savait que j'étais dehors, est-ce qu'elle aurait envie de me voir? Je ne savais pas... mais j'espérais que oui, parce-que moi j'en crevais d'envie. J'avais tellement pensé à elle pendant des jours durant, que je m'étais dis qu'il fallait que j'ose. Non sans mal évidemment, j'avais cauchemardé trois nuits d'affilés avant de me décider à le faire, puis changer d'avis et recommencer ce cirque une bonne dizaine de fois. Mais aujourd'hui j'étais là, planté sur mes deux pieds sautillants, nerveux à espérer la voir arriver. Je ne savais pas à quoi elle ressemblait, alors à chaque fois que je croisais le regard d'une jeune femme je sentais mon cœur bondir dans ma poitrine. Je n'étais jamais déçu de celles que je voyais approcher de la porte, peut-être que je n'avais que peu considérer beaucoup de filles durant mes années d'amitiés avec Na Na, mais désormais j'avais changé. C'était moi que je ne trouvais pas assez bien pour celles que je croisais. Et je peux dire que depuis plus de trois ans je n'avais pas eut de réelle relation avec une fille. Je ne mentirais pas, j'avais rattrapé le temps comme je le pouvais avec certaines que j'avais croisés au café ou même dans les endroits inapproprié, mais je n'avais jamais prétendu être un garçon bien sous tous les points. J'avais trouvé ça plus facile, aucune attache, elles n'attendaient rien et moi non plus. C'était juste un besoin... mais pour ce qui est de vrai rapport humain je crois que j'étais au plus mal. Je me demandais même ce qui m'avait prit de proposer cette rencontre. Bon sang, je n'arrivais jamais à lui parler. Je crois que j'étais bien plus à l'aise avec des lettres que face à quelqu'un. J'étais encore en train de faire des noeuds avec mes doigts au fond de mes poches, quand brusquement une voix s'éleva à quelques pas de moi. J'étais tellement perdu dans mes pensées, que je ne l'avais pas vu arriver. Surprit j'en sursautais avant de détourner les yeux vers une grande brune au regard noir. C'était bête, mais la première question qui me vint en tête, fut "Comment elle connaissait mon prénom?". Mais rapidement je dus me faire à l'idée qu'il devait s'agir de Min Ah... Oh je n'étais pas déçu, non au contraire j'étais étonné, encore plus que je ne pensais l'être quand j'avais imaginé cette rencontre. Comme dans mes rêves, elle était grande et élancée, des yeux brillants, une taille fine et des jambes longues, des cheveux bruns qui se soulevaient par la légère brise... elle était belle. Plus que je ne l'aurais jamais osé me l'imaginer en réalité. Mon coeur avait raté deux ou trois battements avant de se mettre à battre fort, mon souffle coupé, je mis quelques secondes à réussir à aligner deux mots "Ah oui, c'est moi!". Mon sourire ressemblait plus à un rictus bizarre et je me disais que j'allais lui coller la peur de sa vie si je continuais à garder ça sur mes lèvres. Seulement, j'étais encore plus nerveux maintenant qu'elle se trouvait là. J'osais à peine prononcer son nom de peur de rendre les choses encore plus concrètes et réelles. Pourtant j'étais ravi de la voir ici, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit... qu'elle soit aussi... parfaite?

Déglutissant difficilement, j'en avalais presque de travers ma salive en l'entendant me demander si je n'étais pas déçu. Une part de moi s'était vu crier "ça va pas la tête, t'es magnifique." mais le garçon réservé que j'étais, restais en retrait et totalement muet face à sa remarque. Quel crétin! Si je n'étais pas plus éloquent que ça, elle allait fuir avant la fin de l'heure. Cependant, je n'arrêtais pas de me dire une chose en la voyant... elle devait être déçu de me voir enfin. Je ne savais pas si elle m'avait imaginé elle aussi, si elle avait eut l'occasion de penser à cette rencontre ou non. Mais j'étais persuadé d'être un pauvre type banal... Ou alors juste un ex détenu. J'étais fade en fait, depuis mon séjour en prison j'avais perdu de mon gout de vivre. Je trouvais tout trop morne, j'étais en colère contre tout et je passais mon temps à remettre au lendemain ce que je pouvais faire le jour même. Je n'étais plus que l'ombre de ce que j'avais été. Mon côté sombre peut-être... Me mordillant l'intérieur de la joue, je la trouvais mignonne à être nerveuse comme elle l'était. Je pensais même qu'elle n'avait aucune raison de l'être, mais j'étais mal placé pour le dire. Alors je me contentais de lui sourire, en cherchant quoi lui dire. Heureusement pour moi, elle prit les devants avec une question banale mais ça m'allait parfaitement. Je n'avais pas besoin qu'on se lance déjà dans un discours. Il fallait qu'on se mette à l'aise comme on pouvait :

"Non t'en fais pas. Google est mon ami."

Mon dieu, je tentais de faire une plaisanterie mais j'avais la brusque impression que j'aurais mieux fait de me taire. Riant gêné, je détournais les yeux et me maudissais d'être aussi stupide. Bon sang, je ne savais pas quoi lui dire, j'étais si embarrassé. Pas à l'aise dans mes baskets, je me rendais compte que parler à quelqu'un était plus difficile que je ne l'aurais cru. D'ordinaire ceux que je rencontrais pendant mes heures d'intérêts généraux, je n'avais jamais de mal à échanger quelques mots, parce-que je savais qu'on ne se reverrait surement pas. Mais avec Min Ah c'était différent. Nous avions déjà échangés pas mal de lettres, je savais quelques trucs sur elle, et je m'étais confié. Nous avions partagé quelques bouts de notre vie et se rencontrer aujourd'hui rendait le tout plus réel. Je pouvais enfin mettre un visage sur cette écriture qui m'avait fait rêver et donné de l'affection... Je restais silencieux, trop et je crois qu'on avait l'air de deux idiots à se regarder comme on le faisait. Alors je me forçais à prendre les devant. Sortant mes mains de mes poches, je me disais que déjà ça m'aiderait à aller plus vers elle au lieu de rester recroquevillé sur moi-même. Puis un petit sourire aux lèvres je finis par annoncer "Et si on rentrait prendre ce chocolat chaud?" Un moyen comme un autre de combler le silence et paraitre "normaux". Je l'invitais à entrer à l'intérieur, ouvrant la porte j'allais m'insérer à l'intérieur quand elle le fit au même moment que moi. Evidemment crétin, les mecs laissent passer les femmes avant. J'étais bête, je n'y avais pas pensé et je faisais déjà mon malpoli. Plus embarrassé encore je me reculais vivement "Ah désolé je...." je suis un débile profond. Mais je me retenais de lui dire. Détournant les yeux je finis par la laisser passer et me frappa le front de ma paume quand elle eut le dos tourné. Bon je partais mal! Déjà un point en moins sur le baromètre. Je la rejoignis dans la queue, me postant d'abord derrière elle avant de me rendre compte que je pouvais me mettre à ses côtés. Après tout, nous étions venus là tous les deux pas vrai? Aller Ihn Kyang, respire un bon coup tout vas bien se passer. Je poussais un soupir discret entre mes lèvres pour me redonner du courage avant de lever les yeux vers elle "Tu prends quoi d'ordinaire? Je ne connais pas très bien ce café, alors si tu peux me conseiller je suis preneur." Et bah voilà quand tu veux tu peux. Bon ok, ce n'était pas la remarque du siècle et je doute qu'elle se souvienne de cette phrase dans vingt ans, mais au moins je tentais d'avoir l'air plus détendu et de parler normalement. Seulement j'avais du mal à soutenir son regard, quand je croisais le sien je détournais à nouveau la tête pour la lever vers les cartes qui se trouvaient en hauteur pour indiquer les boissons diverses. Je fis mine de m'y intéresser, mais en réalité je tentais surtout de calmer le rythme de mon cœur. Il faisait des siennes, je détestais ça et ça ne m'aidait en rien à être à l'aise. La personne devant nous passa sa commande et paya rapidement. Ce fut à notre tour, et avant qu'elle n'annonce ce qu'on prenait je m'empressais de lui dire "Je t'invite! Je... enfin si tu veux bien?" Merde alors, depuis quand je devais demander la permission d'inviter quelqu'un? Je ressemblais à un gosse, voilà ce que j'étais. Un pauvre ado à son premier rendez-vous. Et pourquoi je me prenais autant la tête que ça? Se voir elle et moi n'engageait à rien. Oui je le savais... seulement je n'avais plus l'habitude d'être en compagnie d'une fille, enfin... surtout une fille aussi jolie qu'elle.
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Hwang Min Ah



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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Mer 6 Nov - 18:15

Comment on s’est rencontré ? Pas comme les gens ordinaires en tout cas. C’est vrai que la plupart de mes amis, et cela doit être pareil pour tout le monde, je les est rencontré grâce à mon travail, au lycée, par l’ami d’un ami, ou tout simplement une soirée dans un bar. Ihn Kyang lui je l’ai rencontré par courrier. Oui, vous pouvez trouvez cette première approche étrange et moi aussi je la trouve. Cela a commencer par une banale visite a l’hôpital. Comme chaque vendredi, j’avais pour habitude d’aller voir ma mère et passer un moment avec elle. Pendant que j’étais aller prendre un café, j’ai commencer à parler avec une dame et très vite on est arrivé à un sujet de discussion qui m’a intrigué. Elle correspondait pas courrier avec un prisonnier. Cela m’a étonné car ce n’était pas le genre de chose que l’on entendait partout et qu’on avait tendance à garder pour soit. Mais dans les jours qui suivit, j’ai commencer à me renseigner et je suis rentrée en contact avec l’association qui proposait cette correspondance. Le but était simple, on envoyer une lettre et très vite on était en contact avec un codétenu avec qui on pouvait parler de tout et de rien. Pourquoi m’y être inscrit dans tout ça ? A vrai dire, moi même je ne connais pas la vrai raison, disons que je m’en donne plusieurs sans vraiment savoir ce qui m’a motivé à signer le papier. Etait-ce pour me rassurer ? Et me dire que d’autres personnes souffrent plus que moi ? Oui en parti, et vous avez le droit de dire que je suis égoïste… Mais au fond nous sommes tous pareil, sinon un tel dicton n’existerai : Le malheur des uns fait le bonheur des autres. C’est ce que ça veux dire non ? Que dans le malheur de ces prisonniers, je me rassure de ne pas être quelqu’un de mauvais ? C’est tout du moins ce sur quoi je suis partie dans un premier temps. Savoir qu’on avait tuer quelqu’un n’était pas pire que moi. Non je ne les blâme pas car on a tous nos raisons, au fond, de faire ce genre de chose, dans la limite bien sur d’être une psychopathe… Et puis si je les condamne pour leurs actes, je me condamne aussi car ce que je fais n’est pas si loin que ce qu’eux on fait… Alors n’est pas donc, au final, pour ça que l’ai accepté de correspondre avec un prisonnier ? Pour me rapprocher de quelqu’un qui ne serait pas si différent de moi ? Je crois qu’on se rapproche plus de la vérité en pensant ainsi… Savoir qu’on a fait pire que moi me rassure, mais savoir aussi qu’on peut me comprendre me soulage trois fois plus. Mais pourra-t-il me comprendre ? Sera-t-il ouvert à m’entendre parler et à raconter mes problèmes ? Mais vais-je vraiment le faire ou tout simplement abandonner en me rendant compte que j’ai affaire à un fou furieux ? J’avais tant de questions dans ma tête mais c’était trop tard et je m’étais engagé pour écrire ma première lettre, et quand j’ai un engagement envers quelqu’un, je le respecte. C’est pourquoi, une semaine plus tard j’était assise sur le rebord de mon lit, pencher vers la table basse pour écrire la lettre que sera destiné un condamné.

Cher X,

A vrai dire, j’ai longtemps hésité à savoir comment démarrer ma lettre et je ne vais pas te le cacher, je ne savais pas quoi mettre. Alors désolé si ce début peut paraître déplacer ou incorrect à tes yeux, mais ce n’était nullement volontaire. Qu’aurais-tu mit à ma place ?
En tout cas voilà, bon, je pense que je ne vais pas te sortir le discours comme on a put déjà te le faire, et puis je pense que tu connais le principe de cette échange, alors ce que j’ai à te dire, tout de suite maintenant c’est : Me voilà.
J’ai décidé d’être franche avec toi, que se soit dans cette lettre, et je l’espère, dans toutes les autres. Alors je préfère te prévenir de suite, je ne sais pas pourquoi je me suis inscrite à cette association pour échanger des lettres avec un prisonnier. Tu dois me trouver folle, mais je t’y autorise car c’est ce que je dois être dans le fond, complètement folle et désespéré. De quoi tu te demandes ? mais de la vie… Au je ne me plains pas habituellement, car je pense que ma situation doit être pire que la tienne. Ou pas… Des fois j’ai bien envie d’être enfermé quelque part pour échapper à ce monde de merde et pouvoir enfin penser à moi, même si ce n’est que des pensées. Ce que j’espère dans cette correspondance ? Je crois que je t’ai dit que je ne savais pas vraiment, mais je crois que j’espère trouver quelqu’un avec qui parler, à qui me confier sans être vraiment jugé. Oui je suis bizarre mais tu sais, dans le monde d’aujourd’hui, les gens ne pensent qu’à eux et à leur nombrils…
Bon j’arrête de raconter ma vie alors que tu ne connais même pas mon prénom. On m’a conseillé de donner un pseudonyme mais cela me déplait alors voilà, je m’appelle Min Ah. Je pense que pour une première approche, ma lettre doit être minable c’est pour cela que je vais m’arrêter ici. J’espère avoir de tes nouvelles, même pour me dire que tu veux pas me parler car tu me trouve bête. Bien que j’espère pouvoir bientôt mettre à la place du X, ton prénom.

Au plaisir

Min Ah


Je fixais ma lettre et soupira doucement. J’étais pitoyable et pourtant, c’est ce que je posta dans la boite aux lettres le lendemain en me rendant aux courses. Je n’avais pas énormément d’espoir quand à un retour à cette lettre et très vite, j’oublia que je l’avais envoyer. Pourtant, à peine deux semaines plus tard je reçu une lettre et quand je l’ouvris, je réalisa qu’on m’avait répondu. C’est comme ça que j’ai fait connaissance de Ihn Kyang, par courrier et on commença à parler de tout, de la pluie, du soleil, des gens qui nous entourent, de ce qui nous agacent, ce qui nous rend heureux, nos humeurs du moment, les ragots que l’on peut attendre autour de nous, … Jusqu’à un certain point où l’on est devenu très proches, complices. Je crois quand dans ce monde, des anges existent et qu’ils doivent vous faire exaucé vos vœux. Ou tout du moins ceux qui sont possibles à être réalisé. J’avais trouvé une personne qui m’écoutait, qui me conseiller, me donner des avis, des conseils et, surtout et par dessus tout, qui ne me jugeait pas pour ce que je disais et ce que je pouvais être. Alors disons plutôt que c’est moi qui est commencer à me confier à lui, commençant par lui parler de ma mère, mes visite à l’hôpital, puis du fait qu’elle était devenu un légume. Au fur et à mesure de mes lettres, je lui dévoilais de plus en plus ma vie. Un bout d’un moment, cela m’avait même fait peur et j’avais longtemps hésiter à lui répondre à une de ces lettres. Mais j’était aller tellement loin et je me rassurais tellement qu’il ne pouvait pas me haïr que je me suis lancer. Ce qu’il sait de moi ? Tout, ma vie, mon enfance, ce qui me blesse, me rend triste et à l’inverse ce qui me rend plus forte et ce qui me rassure. Tout j’ai dit ? Non, car je vous mens. J’ai commencer à lui raconter le passé de ma mère, chose que j’avais découvert par moi même, car ma mère n’aurait jamais eut la force mental pour me le dire. Mais je n’étais pas bête et j’ai très vite comprit et après quelques fouilles j’ai apprit la vérité. Vérité aujourd’hui que je dévoilais à Ihn kyang, ce père qui a laisser tomber ma mère alors qu’elle était enceinte, pour favoriser son mariage. Pitoyable je sais… Puis mon enfance, cette mère qui travaillait dur et vivait seule, délaissé par sa propre famille, tel un déchet contaminer qu’il faut ignorer, de peur d’être soit même infecté. Oh cela aurait put ne pas m’atteindre, sauf que ma mère a commencé à plonger dans l’alcool, puis la drogue. Elle ne pouvait plus s’en passé et il lui fallait une cure de désintoxication. Je me suis alors mise à travailler, à mettre de l’argent de côté pour payer ce soin à ma mère. Mais je savais que je n’y arriverai pas à temps et j’ai fait appelle, à regret, à ma famille. Ihn Kyang n’avait jusque la écouter, ou plutôt lu, sans rien dire ni critiquer, en me réconfortant avec des paroles. Alors au point où j’en était je suis aller au bout. Cette famille m’avait rejeté, ignorer, délaissé. Cela ne m’étonnait gère, mais il me fallait de l’aide et je me tourna vers la seule personne a qui je pouvais demander, mon père. Ce que j’eut en retour ? Sa secrétaire et sûrement amante qui avait pour but de me laisser un message : Non je ne vous connais pas et vous ne faites pas partie de ma vie. Quel déception j’avais eut, mais aussi quel haine… Oui j’avais gardé espoir qu’il envoie de l’argent et non, je savais parfaitement que je n’allais pas rentrer dans sa vie du jour au lendemain, mais quand même… ma mère n’avait-elle été qu’un jouet parmi ces conquêtes ? Mais quand j’ai voulu riposter et lui faire du chantage, il était trop tard. Ma mère était tombé dans le coma suite à une trop forte dose de drogue. Je raconta alors à Ihn Kyang que j’étais partit, me coupant du reste du monde et pour pouvoir changer d’air.

C’est à partir de la que j’ai arrêter d’être franche avec lui et je lui ai en parti mentit. Je lui ai dit que j’allais mieux, que je faisait abstraction de ce qui s’était passé et que j’étais rentré dans un groupe de danse pour un cabaret. Faux, car non je n’étais pas capable d’oublier et de faire comme de rien était et j’étais voué à me venger de mon père. Comment ? En le piégeant dans ces relations très mouvementé avec les femmes. Comment ? En rentrant au Pink Aphrodisia en tant que danseuse. Avais-je honte ? En soit non, mais devoir crier au monde entier que j’étais pas loin de l’inceste pour parvenir à mes fin. Je n’espérais pas arriver à ce point, mais j’étais capable de tout pour arriver à ce que je souhaitais… Alors j’avais fait comme les autres pour Ihn Kyang et j’avais raconter ma futur carrière dans un cabaret. Aurais-je put lui dire toute la vérité ? Je le crois oui, depuis le début et depuis toujours, il ne m’avait pas jugé ni critiqué. Il m’avait aidé, donné son avis, se qu’il en pensait mais toujours avec tact. Mais je n’avais pas osé, je ne souhaitais pas tenté le diable et le perdre…

Et aujourd’hui ? J’étais devant lui, en train de lui dire bonjour et je ne vous le cache pas , je me sentais sale de ne pas avoir été franche avec lui. Mais le mal était fait alors j’essayais de mettre cette pensée de côté et de profiter de cette rencontre. Je resta un moment tel un piquet devant lui, et inconsciemment, et je le vois se tourner vers moi, plongeant son regard pour la première fois dans le mieux. Je sens alors mon cœur s’accélérer et, sans m’en rendre compte, mon index et mon majeur se croisèrent, tout en répétant cette phrase dans ma tête ‘Pourvu qu’il ne parte pas ! Pourvu qu’il ne parte pas ! Pourvu qu’il ne parte pas !’ Il me regard, quelque peu interloquer. C’est bon, c’est pas lui, je me suis trompé et ce beau gosse va me prendre pour une folle. Je suis sur le point de faire demi tour quand il prend enfin la parole.

"Ah oui, c'est moi!"

Et là, c’est mon cœur qui s’arrête de battre pendant quelques instant ainsi qu’un souffle coupé. Merde… Pourquoi il est aussi beau ? J’ai envie de me foutre des claques ou de me pincer pour être sur que je suis pas en pleine hallucination mais je me retins et je me content de le sourire. A vrai dire, je ne m’étais pas faite d’image bien fixe de lui. Je l’avais imaginé brun, blond, roux, puis les yeux bleu, noir, marron. Un mélange de tout en fonction des jours et à chaque fois il me plaisait. Ce qui était sur c’est que je l’avais imaginer grand et fin et au final, je n’étais pas tombé si loin que ça. Mais à ce point, c’était trop inimaginable. Pensait-il la même chose que moi ? En tout cas c’est ce que je lui demanda, ce qui me valu de vouloir me taper pour sortir de tel connerie. Mais au fond, n’était-il pas habituer avec moi ? Je lui demanda alors s’il n’avait pas eut trop de mal à trouver sa route.

"Non t'en fais pas. Google est mon ami."

Mouhaha, qu’est ce que cette situation est gênante. Il essaye de détendre l’atmosphère et moi je me content de sourire bêtement, sans répondre à sa remarque… Il va me haïr, c’est sur…  Et là c’est le moment le plus gênant, un blanc. On se regarde, on regard les gens passé, on essaye de trouver un truc à dire. Mais rien, j’ai peur d’être trop direct, de paraître trop intime bien qu’on l’était déjà dans nos lettres. Mais c’était si facile d’écrire sur un bout de papier, et même s’il me connaissait à présent par cœur et que je n’avais pas à me sentir gêné, j’osais pas. C’est débile, pourtant il sait comme je suis et pourtant j’ai peur d’être trop indiscrète en lui parlant. Il finit alors par prendre la parole et j’ai envie de l’embrasser rien que pour avoir ouvert la bouche.

"Et si on rentrait prendre ce chocolat chaud?"

Merci mon dieu, tu me coupes les mot de la bouche pratiquement. Cette fois je ne me contenta pas d’un histoire et après avoir retrouvé l’usage de la parole, je lui répondu, accompagné d’un sourire.

‘Avec plaisir !’

Bon peu mieux faire mais c’est toujours mieux de sourire bêtement. On s’avança vers la porte du chokollis et une fois arriver devant il tira la porte. Par instinct je m’y engagea, pensant qu’il m’ouvrait la porte, sauf que comble du malheur, je me trompe et il rentre en même temps que moi. On se frôle légèrement et j’ai le réflexe de me reculer vivement. Il doit penser que c’est du à ce geste qu’on a eut tout les deux pour rentrer mais à vrai dire… Non… Je ne m’attendais pas à être s’y prêt de lui et de le frôler ainsi… Non je ne deviens pas parano… Il me sort quelques mots pour s’excuser et alors qu’il me laisse passer, je m’empresse de rentrer pour que ma gêne passe inaperçu. L’esprit ailleurs, je fais la queue et je ne remarque même pas qu’il ne me rejoint pas tout de suite. C’est quand je le vois se mettre à côté de moi que je retourne mon regard vers lui.

"Tu prends quoi d'ordinaire? Je ne connais pas très bien ce café, alors si tu peux me conseiller je suis preneur."

J’hoche la tête sur le côté, méditant à sa question tout en regardant la carte présentant les différents cafés et boissons. A vrai dire, je venais pas mal au chokollis et je connaissais mes boissons préférés par cœur. Bon apparemment non car j’étais incapable de remettre un nom sur ces cafés que j’adorais. Me troublerait-il à ce point ?

‘Hum ça dépend ! Le matin je prend généralement un café serré avant d’aller au travail. Après l’après midi quand j’y passe de temps en temps c’est un cappuccino, il est délicieux. Sinon le chocolat chaud est aussi très agréable ! Mais j’opterai bien pour un cappuccino aujourd’hui.’

Ouai !!!! Trop bien !!! J’ai réussi à faire une phrase de plus de 10 mots ! Mon dieu quel exploit ! Je vais devoir le noté dans les annales !!!
Le client devant nous venait de finir sa commande et partie avec son café à la main. Je m’approcha alors de la caisse mais avant que j’ai eut le temps de dire quoi que se soit, Ihn Kyang prit la parole.

"Je t'invite! Je... enfin si tu veux bien?"

Non, je n’avais aucune envie de me foutre de lui bien au contraire. La façon dont il le dit me toucha en quelque sorte. Après tout, je connaissais sa situation, il sortait de prison. N’était-ce pas normal d’être un peu ‘pommé’ ? De ne plus savoir bien s’y prendre ? Je trouvais ça même charmant de sa part et je me contenta de sourire et parla avec un ton naturel et calme, ce qui m’étonna aussi.

‘Pourquoi pas ?! En tout cas, je vois que tu n’as pas perdu de ta galanterie !’

Et voilà, ce que je m’étais dit quelques minutes plutôt, je le fais. Ma remarque était-elle déplacé ? Elle pouvait en tout cas, car elle pouvait être interprété du genre ‘Tu as pas perdu ta galanterie, au moins c’estça de gagné’ avec un ton dédaigneux. Et ce n’était pas mon but. Il avait toujours eut un certains ‘classe’ en quelque sorte que j’appréciais chez lui et le fait qu’il m’invite ne me dérangeait pas. Bon, il ne devait pas courir sur l’or mais il devait penser normal de m’inviter alors après tout ? Et puis ça sera un prêté pour un rendu. J’espérai le revoir ? Oui… Et lui ? Le souhaiterait-il ?
Une fois la commande passer, je l’invita à aller s’installer sur une table, dans le fond de la boutique près de la porte vitré. C’était un endroit où j’avais l’habitude de m’installer quand je venais seule. J’étais à l’écart et je m’amusai à regarder les gens passer. On s’installa alors et après avoir retira mon poncho, je pose mon cappuccino sur la table et l’enveloppe de mes mains pour me réchauffer, tout en posant mes avants bras sur la table. Bizarrement, je me sens un peu mieux. Oh, pas que je sois comme d’habitude, au contraire, mais le fait d’être installer me paraît plus… Naturel. Après avoir regarder quelques instants dans la rue, je reporte mon regard sur lui, décider à dire quelque chose d’intéressant.

‘Alors comme ça tu es sorti ? Enfin je veux dire… Ca se passe bien ? Tu vis où ?’

Ou comment paraître indiscrète dans la vie d’un autre. Au fond non, on a tellement été proche dans nos lettre, cela ne devrait pas me déranger et pourtant, lui demander cela direct me paraît bizarre et je regrette mes paroles déplacés. Je le regard alors qu’il me répond et je me rend très vite compte que je le dévisage un peu. Cela me fait bizarre de le voir assit en face de moi. Après tout ce temps à s’écrire dans lettre sans jamais s’être vu. Et là, il est devant moi… Il me plait ? Oui, je ne le cache pas, son charme dans ces lettres je le retrouve dans son physique. Je me rend alors compte que je l’observe et baisse furtivement mon regard vers mon café que je porte à mes lèvres. Mais une question me turlupine depuis quelques jours et bien que je me suis mise en tête qu’il blaguait en me disant qu’il avait tuer quelqu’un, cela me travail. J’ose ? J’ose pas ? Allez, je me lance !

‘En tout cas, tu ne ressemble pas à un tueur. Tu voulais me faire fuir en me disant cela ?’

J’avais doucement rigoler à ma première phrase pour essayer que ça passe plus naturellement, mais ce n’était toujours pas ça. J’appréhendai pas tellement sa réponse au fond, car quoi qu’il arrive, je pense pouvoir l’accepté. Même en tueur en série ? Oui, même si je n’y crois pas…
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Yoon Ihn Kyang



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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Mar 12 Nov - 14:44

"Yoon Ihn Kyang?! ... Ihn Kyang? ... Détenu deux, sept, quatre, sept, trois?!" Assit tout au fond de la pièce, ma tête appuyée sur ma main recourbée, j'avais les yeux à moitié fermé, perdu entre deux mondes alors qu'on venait me donner un coup de coude dans le bras. Le mien glissa, si bien que je dus me redresser et me rendre compte qu'on me parlait. Lançant un regard mauvais au détenu à mes côtés, il m'indiqua d'un signe du doigt l'homme qui se trouvait sur la grande estrade. Des tas de lettres à la main, il s'impatientait cherchant quelqu'un du regard... moi. "Ouep là!" j'avais à peine articulé, déjà fatigué de devoir parler et attirer l'attention sur ma personne. Je détestais ça, tout le monde avait finit par se tourner vers moi et m'observer. J'avais espérer bêtement que l'homme s'approcherait mais il tendait son coude repliait sur son torse, l'enveloppe qui m'était destiné. Bon sang, je devais donc me lever face à toutes la troupe des guignols? Je ravalais ma fierté et étouffa un soupir au creux de ma gorge avant de faire crisser les pieds de ma chaise sur le sol carrelé de la salle commune. Me relevant, j'avançais de mon pas nonchalant sans baisser les yeux ni croiser le regard d'un autre détenu. Arrivé devant l'homme je me saisis sans grande motivation de la lettre et retourna m'assoir sans avoir le droit d'ouvrir ce fichu truc. Je l'avais regardé dans tous les sens, et ce qui m'avait agacé le plus c'était de voir le haut de l'enveloppe déjà déchiré. Je savais que les gardiens avaient lu ce qui s'y trouvait, je me demandais même pourquoi c'était à moi qu'on l'avait donné, qui avait jugé bon que cette personne m'irait? C'était comme ça que ça marchait. Ils lisaient les courrier, et quand un nouveau s'inscrivait il lui trouvait un correspondant qui pourrait lui sied. Alors je me demandais ce qu'elle contenait, ce qu'il pouvait y avoir d'écrit sur ce morceau de papier banal et ce qu'on pouvait m'avoir raconter. Je me disais que cette feuille aurait pu atterrir dans n'importe quelles mains mais c'était les miennes qui la tenait. Je n'étais pas curieux, ni impatient, je voulais juste faire ça pour qu'on me fiche la paix. C'était bon pour mon dossier m'avait-on dit. Ça permettrait surement de racheter un peu ma faute et contribuer au fait que je me comportais bien ici. Pourtant je n'étais pas l'exemple même de la bonne conduite. Moi aussi j'avais fraudé, parfois fais passer mon propre intérêt pour obtenir ce que je voulais... Evidemment je n'allais pas m'en vanter, je crois que dans ce jeu c'est le plus discret de tous qui arrive à s'en sortir. Alors c'était ce que je voulais. Je tentais de me faire remarquer le moins possible auprès du personnel de la prison. Et quand on me disait quelque chose, j'obéissais, c'était toujours mieux que de se retrouver dans les longs couloirs en cellule isolée. Celui qui finissait là-bas était certains de rajouter des semaines à sa peine. J'en avais déjà pour cinq ans... je crois que même si ce n'était pas assez face à mon crime c'était déjà énorme dans la vie d'un homme. Froissant la lettre entre mes doigts, je l'avais plié en deux pour la fourrer dans ma poche et ainsi m'éviter la tentation de la regarder. J'avais attendu qu'on nous lâche et nous autorise à regagner nos cellules. C'était notre moment de temps-libre, aussi étrange que cela puisse être nous avions des instants de répits. J'avais décidé de grimper sur mon lit superposé pour pouvoir ouvrir l'enveloppe et découvrir les mots de cet inconnu. Je n'avais pas d'idée précise de sur qui je tomberais. Pour dire vrai, ça m'était sorti de la tête avant qu'on annonce la remise du courrier du programme. Je soupirais déjà, pas convaincu que cette chose me plairait... Puis... je me souvins qu'en dépliant le papier, la première chose qui m'avait marqué c'était cette écriture. Celle d'une femme... Je n'étais pas doué en graphologie, mais les boucles étaient rondes, pleines de douceurs, les lettres bien finies et les mots bien écrits. Ça n'était pas brouillon, rien à voir avec ma propre écriture que je trouvais souvent négligée. J'étais trop habitué à la prise de note en cours, j'écrivais vite, trop pour m'appliquer et donner un rendu aussi parfait. Je ne savais pas pourquoi, mais en lisant ce qu'elle m'avait écrit, ça m'avait interpelé. J'aimais al façon qu'elle avait eut de se présenter, elle n'attendait rien de ce programme, tout comme moi... elle ne savait pas pourquoi elle avait fait ça... tout comme moi... elle trouvait sa vie minable? Comme la mienne... Peut-être était-ce parce-que j'avais l'impression qu'on se ressemblait, que j'avais osé lui répondre. Ma première lettre avait été la plus maladroite de toute, je pensais même que jamais elle ne réécrirait après l'avoir lu.

"Min Ah,

Tu ne t'attendais pas à une réponse? Et bien me voilà ! ... Heureuse? Laisse-moi deviner tu dois te demander qui je suis et ce que je fabrique à t'écrire cette lettre sans savoir quoi te dire. Il est actuellement... trois heures de l'après-midi et je me trouve bête face à cette feuille de papier. Je n'ais pas écrit depuis longtemps, c'est drôle car je pensais que j'aurais des lettres de ma famille. Mais non tu es la première à m'écrire et comble du risible c'est que ta lettre ne m'était même pas destiné à la base. Je trouve ça drôle ! Je ne sais pas pourquoi on m'a donné ton enveloppe, pourquoi toi et pas quelqu'un d'autre. Je ne sais pas même pas pourquoi je te réponds, surement parce-que je n'ais pas le choix. Je préfère être franc, échanger ces courriers est une véritable corvée pour moi. Je n'ais aucun but, je ne cherche rien... mais... je te réponds.

Je ne sais pas encore pourquoi ni comment... mais je ne sais pas, peut-être que tu as su trouver les mots pour me faire sourire alors que je n'ai pas la moindre idée de qui tu es... je ne suis pas doué avec les mots je ne sais même pas si tu réussiras à lire mon écriture médiocre. Mais... Min Ah... je suis ravi que ta lettre soit tombée sur moi. Ça me change de l'ordinaire de mon quotidien et de cette routine meurtrière. Tu rêverais être ici? Moi je rêverais d'être à l'extérieur et pouvoir aller là où bon me semble... C'est marrant tu ne trouves pas? Qu'on désire chacun ce que l'autre a sans rien connaitre de nous? ...

X? ça m'ira pour l'instant...

Détenu 27473"


Pourquoi ne lui avais-je pas dis mon nom à ma première lettre? Je ne savais pas, je crois que l'idée de mystère me plaisait. Peut-être que sans m'en rendre compte j'étais rentré dans un jeu avec elle. Au départ je pensais que les choses s'arrêteraient là, mais non elle m'avait répondu, j'en avais fais autant jusqu'à lui dévoiler mon véritable nom. A chacun de mes courriers, j'avais joué à ce jeu idiot, celui de lui révéler une seule syllabe de mon nom, jusqu'à ce qu'elle l'ait un jour en complet. Je ne savais pas réellement pourquoi j'avais ça non plus. C'était bête, mais ainsi j'avais eut l'impression que notre complicité était rapidement née. On s'amusait, on se parlait, on se confiait... J'avais trouvé en ses lettres un réconfort que je n'avais plus. J'avais finis par arrêter d'attendre des enveloppes de ma famille, mais je me rendais compte que ceux de Min Ah je les attendait avec impatience. Je les rêvais même, quand je savais que nous devions en avoir le lendemain je n'en dormais pas la nuit, j'étais pressé de pouvoir la lire, de savoir ce qu'elle me dirait. On parlait de tout, de rien... il nous arrivait aussi de discuter des programmes qu'on regardait à la télévision. Elle m'avait dit des choses sur elle, et je lui en avait dit sur moi. Je n'avais personne à qui me confier... et j'étais parfois désolé de l'accabler de toutes ces confidences pesantes. Je me trouvais stupide quand je finissais de lui parler de ce qui me tracassait, je me disais que je devais paraitre idiot, faible ou je ne sais quoi d'autre. Mais jamais elle ne s'était moqué de moi, pas une seule fois elle n'avait rit quand je lui avais parlé de Na Na, de ce qu'elle me faisait vivre et de l'amour aveugle que je lui avais porté. Je crois que même sans m'en rendre compte j'avais appris à me détacher d'elle grâce à nos courriers. Je ne lui avais dis... je n'avais jamais été capable de la remercier pour ça et pourtant je l'avais souvent ressenti. Oui grâce à Min Ah, j'avais oublié ma meilleure amie, cette fille qui m'avait fait souffrir et qui s'était moqué de moi. Pas une seule fois elle n'était venue me voir en prison, pas une seule fois elle n'avait répondu à mes appels. Dire que je les avais gâché pour elle au départ.... mais là encore je savais que je n'avais plus personne à appelé. Alors j'échangeais mes coups de fils contre des clopes avec les autres détenus, ceux qui avait une famille et ceux qui étaient ravis de les entendre. Mon père était venu au début, puis ses visites s'étaient espacées jusqu'à ce qu'il ne vienne plus. Je lui en avais voulut aussi... je m'étais confié à Min Ah sur le sujet. Je prenais toujours un ton détaché dans mes lettres quand je me confiais, je rajoutais des plaisanteries des petits smileys immondes pour qu'elle croit que rien ne me touchait mais je le sais... je savais qu'elle me comprenait mieux que personne. Et elle était toujours là, chacune de ses lettres elle me réconfortait et trouvait les mots justes pour moi. Je crois que je m'étais attaché à elle... trop peut-être bien? Je ne savais pas. J'étais un peu perdu, à ma sortie je n'avais pas eut le temps de tout contrôler, de faire ce que bon me semblait ou non. Je n'avais quasi pas de temps libre pour moi, je courrais partout, j'allais là où on me disait d'aller. Mais je pensais souvent à elle... à ce qu'elle pensait, je me demandait même si elle pensait à moi, si elle se demandait ce que je faisais. Etait-elle déçue que je ne lui écrive plus? C'était égoïste mais j'avais espéré qu'elle ressente elle aussi ce manque. Celui qui me rongeait le coeur et qui me tordait l'estomac. Puis avec les jours qui passaient, c'était devenu insoutenable, même si ça me paraissait irraisonnable il fallait que j'ose, que je fasse le premier pas.

Me retrouver là aujourd'hui face à elle était selon moi la meilleure chose qui me soit arriver depuis ma sortie. Je n'étais pourtant pas à l'aise, j'étais même très mal et je ne savais pas quoi dire. Pourtant... son visage fins et ses traits doux me réconfortaient dans l'idée que j'avais bien fait. Elle ressemblait à une poupée ! J'aimais la façon qu'elle avait eut de souligner son regard, ses joues rosées et ses lèvres dessinées. Elle était jolie, plus que je n'aurais pus jamais l'imaginer et je me sentais brusquement "pouilleux" face à elle. Non mais regardez-moi avec ma tenue décontractée et mon air nonchalant. J'avais l'air d'un pauvre type sortit tout droit de trois mois d'hibernation. J'avais fais l'effort de dompter mes mèches rebelles aujourd'hui, mais je ne savais même pas si ça suffirait à faire bonne figure. Je me trouvais crétin, encore plus lorsqu'on se retrouva dans le café. Je ne savais pas quoi dire, si je m'écoutais je dandinerais sur mes pieds et chercherait comment me sortir de cette galère. Mais je devais prendre sur moi, gardant mes deux poings fermement plier, je me disais qu'ainsi j'aurais moins de chance de laisser passer le stresse. Pourtant quand elle me répondit, j'avais l'impression de perdre l'équilibre. J'avais écouté ce qu'elle me disait, en tentant de la regarder mais une fois de plus j'avais détourné les yeux. Gêné par son regard et ce qu'elle dégageait. Je me trouvais bête... inspirant profondément, je me disais qu'elle avait l'air de bien connaitre l'établissement. Un mauvais point pour moi d'ailleurs. Si elle savait, je n'allais que très peu au café depuis ma sorti, en fait je me baladais rarement seul dans les rues d'Ulsan. J'étais toujours accompagné de mon agent de probation. Le reste du temps je restais enfermé dans sa maison à l'étage ou devant la télé. Manque d'originalité ou pas, j'optais pour le même choix qu'elle. Si elle le conseillait, c'est que ce cappuccino devait être bon pas vrai? Je passais notre commande, m'apprêtant à payer pour nous deux, avant d'en douter. J'avais peur qu'elle trouve ça déplacé ou alors qu'elle pense que je voyais cette sortie comme une espèce de rendez-vous amoureux. Et merde ! J'étais brusquement mal à l'aise. Me mordillant la lèvre inférieure, je redoutais même sa réponse avant de me sentir soulager en l'écoutant. J'étais un peu gêné qu'elle me complimente. J'en souris avant de baisser la tête et me tourner vers la vendeuse pour payer. Le coeur battant, j'attendais nos boissons et la suivit jusqu'à la table qu'elle me proposa. J'aimais bien l'endroit, même si la vitre n'aurait surement pas été là où je me serais placé. Non j'étais plutôt du genre à être celui qui reste dans le fond de la sale et dans un recoin. Devant la fenêtre j'avais l'impression que tout le monde pouvait nous voir. Et je me sentais pas à ma place ! ça n'avait rien contre elle. C'était moi le problème, je crois qu'au fond je n'étais pas encore habitué à être "libre". Retirant ma veste, je remontais les manches de mon pull et tira sur mon col tout en mordillant l'intérieur de ma joue. Et me voilà à regarder l'extérieur sans oser croiser son regard... Je soufflais entre mes lèvres à moitié ouvertes, observant sans vraiment voir les gens dehors. Je voyais des silhouettes, mais la seule à qui je pensais c'était cette fille en face de moi. La situation n'était-elle pas trop étrange? Quand elle brisa le silence, je la remercierais presque de l'avoir fait, avant que mes doigts ne viennent trouver le gobelet de mon cappuccino. Les serrant autour, je les fixer sans savoir par où commencer. Est-ce que je devais tout lui dire? Je ne savais pas. Je l'avais toujours fais alors pourquoi pas maintenant?

"Hum et bien c'est pas la super teuf. J'ai pas eut de ballons ni d'accueil de ma famille comme tu t'en doutes..."

Je repensais au jour de ma sortie, j'avais cru bêtement que je trouverais ma mère ou mon père devant la porte mais non. C'était moi qui avait dut me déplacer pour aller les voir et quand je m'étais rendu chez "nous"... j'avais eut la surprise de voir mon paternel contrarié par ma venue et ma mère clouée dans le canapé avec des boites de médocs. Ma chambre n'était plus ma chambre et mon chien n'était plus là. J'avais cru pouvoir trouver refuge avec mon vieil animal de compagnie mais mes parents l'avaient donné. Mon père m'avait dit de sa voix sérieuse et détachée "On avait plus le temps pour ça." Evidemment, il parlait de ma mère et de sa dépression. Que je venais d'apprendre dans la cuisine quelques minutes plus tôt. C'était à peine s'il m'avait regardé ce jour là. Je pense même qu'il avait été soulagé que je parte de mon ancien chez moi. Quand j'attendais le bus quelques mètres plus loin de la maison, j'avais pensé à "elle"... à Min Ah je veux dire. J'avais eut envie de lui parler, de lui confier ce qui s'était passé mais tout se bousculait dans ma tête... Pour chasser mes pensées je m'empressais de rajouter :

"Je suis chargé de faire des travaux d'intérêt général. Du coup je dois être ci et là. J'ai pas trop le choix en fait. Et je vis chez mon agent de probation. J'ai été placé sous sa tutelle, j'ai beau être majeur je dépends de lui pour mon dossier. Je suis en liberté surveillée..."

Est-ce que je m'enfonçais? Je ne savais pas trop, j'étais embarrassé de lui dire en face. Je trouvais que l'écrire était plus facile. Je me rendais même compte que je ne l'avais jamais dis à personne depuis ma sortie. Je me sentais bête, tellement que je préférais venir enfouir mon visage dans ma boisson chaude. Je manquais presque de me brûler la langue, mais m'arrangea pour garder la grimace pour moi. Et puis elle me parla de ce que j'avais dis sur ma dernière lettre... Je ne sais pas pourquoi mais je trouvais ça encore plus étrange. Me redressant, je relevais les yeux vers elle, sans vraiment savoir ce que je devais raconter. La vérité? Je ne savais pas... je n'en avais jamais parlé non plus de ça avant. Déglutissant difficilement, malgré moi j'agitais mes doigts nerveusement, les entrechoquant les uns aux autres avant de dire d'un ton qui se voulait détacher :

"J'espérais juste t'attirer dans mon piège."


Manqué ! J'avais essayé de faire de l'humour mais je me rendais compte que ma blague était mal placée. J'avais peur qu'elle se décompose et s'enfuit en courant alors je me pressais "Non non je plaisante ! Je t'assure que je ne suis pas un tordu. Enfin... enfin ouais tu dois te dire que j'en suis un puisque je te dis que j'en suis pas un. C'est le coup classique, je te mets en confiance et j'en profite pour te tuer quand t'as le dos tourné. Je regarde trop de séries tu crois? Je suis en train de m'embrouiller pas vrai?" mon regard rivé sur elle, j'avais un brusque rictus embarrassé au coin des lèvres et mon allure peu assurée. Merde! Quel crétin tu fais mon vieux. J'ai l'air d'un con là j'en suis certain ! Me reculant je tentais de m'enfoncer dans mon siège, mais par mégarde ma jambe frôla la sienne. Un pauvre geste commun, mais allez savoir pourquoi cela affola mon coeur si bien que j'en manquais d'en faire tomber mon gobelet. Par chance je n'avais renversé que quelques gouttes "Oh merde...Pardon je suis pas..." je suis pas aussi débile d'ordinaire je t'assure Min Ah. Mais je ne sais pas... c'était peut-être sa question, ou alors tout simplement elle qui me mettait dans ces états là. D'une serviette sèche j'épongeais ce que j'avais mit sur la table. "Je devrais me taire je crois." Car je suis en train de mettre la pagaille. Enfin je m'embrouillais je le voyais bien à ce que je faisais et aux catastrophes que je causais. Je m'en voulais d'être aussi bête que ça. Me raclant la gorge je portais mon attention vers l'extérieure. Poussant un nouveau soupir, je ne savais pas pourquoi mais je finis par dire :

"Excuse-moi... Je me sens bête. Je crois que... que c'était plus facile par écrit. Je ne suis pas aussi maladroit d'ordinaire, ni aussi... gêné? C'est stupide hein? Tu devais t'attendre à quelqu'un d'autre. Enfin, plus assuré en tout cas... Je ne sais pas ce qui me rend comme ça. Je... je ne suis pas habitué à voir des gens... Et puis toi c'est..."


C'est quoi? Etrange, encore plus étrange que n'importe qui d'autre. Je m'étais arrêté de parler, mon regard ancré dans le sien, je n'arrivais pas à détacher mes yeux. Bien que mon cœur manquait un battement, je refusais de détourner la tête, regardé ailleurs... Je la trouvais vraiment belle, j'avais presque envie de lui dire mais je trouvais ça déplacé. J'avais peur qu'elle prenne ça pour une tentative désespéré d'un ex détenu. Et c'est sans réfléchir que je lâchais "Toi c'est particulier..." parce-que je crois que cela fait bien longtemps que j'attends cette rencontre. Depuis plus longtemps que je ne veux vraiment me l'avouer. Je ne savais pas trop pourquoi je lui disais cette confidence... peut-être parce-que j'avais besoin de le faire...
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Hwang Min Ah



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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Mer 20 Nov - 13:39

Est ce que je m’attendais à avoir une réponse à ma lettre ? Non… a vrai dire, je pensais même que les gardiens qui vérifiaient les lettres allait la mettre directement à la poubelle tellement il y avait d’imbécillité dedans. Et pourtant, j’eut un retour. Etonnant non ? J’avais complètement oublié que j‘avais posté cette fichu lettre et c’est en ouvrant ma boite aux lettres que je me suis rendu compte que j’avais un expéditeur qui m’était inconnu. J’ai d’abord cru à une erreur mais non, il y avait bel et bien mon nom et mon adresse écrit dessus. C’est en lisant le texte que j’ai réalisé qu’un prisonnier m’écrivait. J’étais resté un moment à contempler l’écriture de cette inconnu et j’avais fini par relire la lettre une deuxième, laissant alors apparaître un sourire à la fois amusé mais gêné. C’est vrai qu’avec le recul je me disais que mes propos étaient complètement déplacé, surtout pour ce genre de personne ? Oui et non car je n’ai pas dit que je voulais être emprisonner, juste me retrouver isolé pour qu’on me laisse tranquille. Mais n’était-ce pas là où ils étaient ? Une plage isolé de tout avec juste une cabane aurait suffit et serait passer moins provocateur…

Ce que j’ai pensé de lui à sa première lettre ? Qu’il me ressemblait… C’est pourquoi j’ai sourit doucement en le lisant, j’avais une impression de me voir moi dans cette façon un peu décaler d’exprimer les choses aussi franchement tout en étant complètement débiles dans la façon de les dires.  Obligé de me répondre ? Au fond, je n’aurai pas pu l’imaginer autrement que comme ça non ? Vous voyez vous un détenu qui demande à correspondre ? Ca ne doit pas courir les rues et cela ne m’étonnait donc pas qu’il me dise qu’il ne recherche rien dans ces lettres. Moi j’avais été franche en lui avoyant que j’espérais trouver quelque chose. Quoi exactement ? Je ne savais pas sur le moment, mais j’attend de voir ce que ça allait donner. J’avais attendu quelques jours avant de prendre une feuille et un crayon. ? A vrai dire j’avais décidé de méditer sur ma réponse pour trouver celle qui serait le mieux sans le ‘vexer’ dans mes propos.

Cher X,

Oui car c’est comme ça que j’ai décidé de t’appeler. 27 je ne sais trop quoi non… Ca fait trop catalogué à mon goût et trop sérieux en même temps, je n’aime pas ça. On a l’impression que vous êtes des déportés Juifs à qui ont donne un numéro avant de vous envoyer à l’abattoir. Mais je pense que je vais m’arrête car je dois te faire peur et tu peux… Je crois que mes mots peuvent être blessant, ou peut être pas. Au fait je sais pas et c’est assez étrange de parler à un inconnu sans savoir comment il va réagir à ce que je vais dire. Je me sens pas à l’aise et j’ai recommencer plusieurs fois cette lettre. Alors j’ai décidé de dire ce que je pensais et d’être franche et directe, au risque peut être que tu m’apprécies pas, mais je tente ma chance…
Heureuse ? Je dirai plutôt surprise car après le pavé que j’ai écrit, je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un y répond et surtout que cette lettre plaise. Alors j’ai envie de dire, tant mieux si je t’ai fait sourire et j’espère que cela sera pareil dans le futur, si tu n’es pas parti en courant entre temps. Ou si je suis une corvée pour toi, car c’est pas mon but. Oh je sais que ça ne doit pas être une partie de plaisir pour toi de me lire et devoir répondre alors ne te sens pas obliger et va à l’essentiel…
Mes mots étaient déplacé et je m’en excuse, je crois que je voulais pas dire ‘être à ta place’ car je mentirai si je disais que cela ne me dérangerai pas. Mais c’était plutôt dire ‘être seule’… J’aurai du parler d’une plage déserte avec une petite cabane et un transat, sans personne pour me déranger. Je crois que c’est un peu plus approprié à la situation, comme à la tienne aussi. Mais pour juste une journée échanger nos places ? Cela non par contre je pense que ça irai ! Ou pas, au fait, je crois que je me mélange, car je ne sais pas ce que tu vis au quotidien, ni comment est l’ambiance dans une prison. On dit que ça ressemble à l’enfer, est-ce vrai ? Je suis curieuse et encore une fois, ma question est indiscrète… Mais passons, car j’ai promis d’être franche et de dire tout ce qui me passait par la tête.
Voilà, cette lettre inutile s’arrête ici et j’espère en tout cas que tu te portes bien.

Min Ah


Oui, elle était aussi nulle que la précédente mais tant pis… C’est vrai que je ne me sentais pas à l’aise face à cette feuille blanche et et encore moins face à cette homme que je ne connaissais pas. C’est vrai que j’avais peur de sa réaction par rapport à ce qu’il allait lire. Allait-il sourire ?Rigoler ? Jeter la feuille à la poubelle ? La froissé ? Etre gêné ? Ne pas voir la réaction de son interlocuteur était assez gênant… Vous allez me dire, c’est la même chose avec les sms  ?!  Oui mais non !! Car je sais à qui je parle et généralement, je vais savoir sa réaction face à ce que je vais mettre. Et puis c’est pas d’aussi long message. Nous les jeunes, on est tellement habituer aux sms, à faire des phrases courtes et à avoir rapidement une réponse. Les sujets se lancent deux même et c’est beaucoup plus simple. En grande partie aussi, on connaît la personne à qui l’on envoie un sms donc c’est plus simple. La, le fait de devoir écrire un inconnu et pas qu’une simple ligne écrivant ‘Comme tu vas ?’, me donne l’impression que c’est une mission impossible. Et pourtant… J’ai donc opté d’être franche et surtout moi même en écrivant cette lettre. Elle était pas fameuse, mais ce n’était pas pire que la première. Alors s’il avait répond u à la précédente, pourquoi pas à cette là ? J’espérais juste qu’il allait sourire en la lisant… C’est ça que je m’imaginais à chaque fois que je lui envoyer une lettre, souriant, allongé dans un lit en hauteur. Etait-ce le cas ?

Aujourd’hui, je pouvais à présent savoir ces réactions et je me sentais rassurer à voir que je n’étais pas la seule à être aussi tendu et gaffeuses dans mes paroles. Mais je n’arrivais pas  le cerné, c’était assez étrange car pourtant on se connaissait par cœur. Mais je n’arrivais pas encore à le reconnaître et j’avais plus l’impression d’être devant un inconnu qu’autre chose. Etait-ce parce que on se voyait pour la première fois et que je pouvais mettre un nom sur son visage ? C’est ce que je m’obstinais à penser mais je savais qu’il nous faudrait du temps pour s’habituer à nous deux. Etrange de le dire cette façon et pourtant c’est ce que je ressentais. Mais ce qui comptait, c’était de pouvoir, à présent, voir ces réactions quand je lui parle, lui dit ce que je pense. Le voir froncer les sourcils, sourire doucement ou hocher la tête quand il ne me comprend pas. Voir aussi sa réaction alors qu’il me parle de sa sortie et de la non présence de ces parents.

"Hum et bien c'est pas la super teuf. J'ai pas eut de ballons ni d'accueil de ma famille comme tu t'en doutes..."

Pourquoi cela ne m’étonne pas de leur part ? Il m’avait déjà parler d’eux et je me contenta de froncer les sourcils quand il en vit allusion. Quoi lui dire ? Comment le rassurer ? Comment lui faire penser à autre chose ? Car je m’en doutais, il était déçu, cela ne peut être autrement, même si on a une dent contre nos parents, on a toujours ce petit espoir qu’ils vous appellent pour vous dire que vous leur manquez. Oui c’est ce que j’espérais il y a un temps mais j’ai arrêter le même jour de croire au père Noël. Oui, Ihn Kyang et moi, on se comprend et on vit la même chose. Lui, ces parents le renie suite à son incarcération et moi, je n’ai plus de famille à part ma mère, un corps sans vie, ressemblant à un légume, branché en permanence à des tuyaux. Le reste de ma famille ? Ils nous ont rayé de la liste quand ma mère m’a mise au monde alors qu’elle n’était pas marié. Vive la solidarité familiale, moi je vous le dis. Alors oui, on se retrouve comme deux orphelins qui n’ont que leur âme pour pouvoir ce consoler et passer du bon temps en famille.

‘Ah bon ? Tu m’étonnes dis donc, je m’attendais à ce qu’ils viennent de chercher, les bras grand ouvert, ayant prévu une fête réunissant tous tes amis ! Non c’est pas ça ?! Ca ne m’étonne pas… Mais promis, on fera la teuf tout les deux !!!’

J’avais décidé de resté sur le tons de l’ironie, car on savait trop bien, l’un comme l’autre ce que l’on pensait réellement et ce qui s’était véritablement passé. Et justement, rien, il ne s’était rien passé. Alors oui, je voulais faire sa sortie, des mois après mais comme on dit, vaut mieux tard que jamais non ?

‘Mais… tu les as revu depuis ?’

Question fatidique oui, c’est certain, mais je voulais avoir le cœur net. C’est ces parents après tout non ? N’est-ce pas normal qu’ils soient là pour leur enfant ? Apparemment non… Dis Ihn Kyang, tu me donnes leur adresse pour que j’aille leur pété la gueule ? Non ? J’ai pas le droit ? Zut…

"Je suis chargé de faire des travaux d'intérêt général. Du coup je dois être ci et là. J'ai pas trop le choix en fait. Et je vis chez mon agent de probation. J'ai été placé sous sa tutelle, j'ai beau être majeur je dépends de lui pour mon dossier. Je suis en liberté surveillée..."

Ah bah dit donc, c’est pas la joie… Oui bon il fallait pas s’attendre à ce qu’il soit libre comme l’air, moi comme lui on s’en doutait, mais j’avais été persuader qu’il pourrait se trouver un travail tout seul, un travail qui lui plait. Non apparemment…

‘Et ça va durer longtemps ? Enfin c’est quand même pas à vie… Je te vois mal à 50 ans avec un mec qui te colle encore au cul pour te surveiller ! Il est pas la au fait ? Ah moins qu’il soit déguisé et caché dans la salle…’

Et si tu te calmais Min Ah ?! Oui , je continu sur ma lancer à sortir des imbécillités, et me voilà qui regard dans la salle à la recherche d’un regard qui nous espionne. Pardonne moi Ihn Kyang, c’est ma façon à moi de faire passer ce stress et cette adrénaline qui est en moi, et qui surgit rien que de croiser ton regard. Tu dois me prendre pour une folle mais tant pis, je préfère ça plutôt que d’être à deux doigts de te sauter dessus. Oui oui, tu me troubles, me perturbes et je ne comprends pas…
Je lui pose alors la question qui me brûle les lèvres depuis que j’ai reçu sa dernière lettre. A-t-il vraiment tuer ??

"J'espérais juste t'attirer dans mon piège."

Mon regard se pose alors sur lui et le fixe intensément. J’hoche un moment la tête sur le côté, me permettant d’analyser sa phrase. Il doit se dire que je le prend au sérieux et au moment où je vais pour sourire tout en souriant, il reprend la parole.

"Non non je plaisante ! Je t'assure que je ne suis pas un tordu. Enfin... enfin ouais tu dois te dire que j'en suis un puisque je te dis que j'en suis pas un. C'est le coup classique, je te mets en confiance et j'en profite pour te tuer quand t'as le dos tourné. Je regarde trop de séries tu crois? Je suis en train de m'embrouiller pas vrai?"

J’étais à deux doigts de rire mais j’essayais de me retenir pour ne pas qu’il le prenne comme une moquerie de sa part. Je le trouve tellement adorable. Non, pas genre ‘oh mais il est mignon tout beau tout doux !’ Je dirais plutôt touchant dans sa manière n’être : gêné, regard fuyant, j’avais l’impression qu’il cherchait un trou à souris pour pouvoir s’y cacher. J’allais pour le rassurer que je ne l’avais pas prit mal quand je le vis s’enfoncer dans sa chaise et au même moment, sous la table, je sentis quelque chose me frôler. Pas besoin de me faire un dessin pour savoir ce que c’était, mais c’était en tout cas assez suffisant pour faire accéléré mon cœur et sentir mon visage chauffer. Je devais ressembler à une tomate, alors je m’empressa de tourner la tête. Mais mon regard n’eut pas le temps de se perdre dans la foule que je le vis jongler avec son gobelet qui déversa quelques goûtes sur la table.

"Oh merde...Pardon je suis pas..."

Je crois que tu n’as pas fini ta phrase… Mais bon je suis pas mieux car je me contente de le regarder éponger la table, sans savoir quoi lui dire. Il m’a perturbé et je n’ai plus aucune phrase débile à lui sortir pour faire diversion.

"Je devrais me taire je crois.

Et moi dire quelque chose non ?

‘Non c’est pas grave… Enfin… Ne te tait pas…’

… Comment paraître bizarre et dire des sous entendus en quelques mots…
Je finis, cette fois-ci, par détourné mon visage pour regarder vers la fenêtre, portant par la même occasion pour café aux lèvres, faisant mine de boire, bien que le contenu était bien trop chaud.

"Excuse-moi... Je me sens bête. Je crois que... que c'était plus facile par écrit. Je ne suis pas aussi maladroit d'ordinaire, ni aussi... gêné? C'est stupide hein? Tu devais t'attendre à quelqu'un d'autre. Enfin, plus assuré en tout cas... Je ne sais pas ce qui me rend comme ça. Je... je ne suis pas habitué à voir des gens... Et puis toi c'est..."

Je ferme les yeux alors qu’il me sort ces paroles. J’ai envie de le frapper, de le faire taire et de l’embrasser. Me demander pas pourquoi, mais ces paroles me blessent et me font plaisir en même temps. Pourquoi était-il stupide ? Pourquoi dis-tu cela ? A mes yeux ? Tu es parfait ! Ces dernier temps, tu as été la personne là plus présente et la plus à l’écoute et cela, même si tu étais à des kilomètres. Attendre qui ? J’ai arrête d’attendre si tu savais, j’ai cesser d’espéré quoi que soit d’amis qui m’ont tourné le dos et de ma famille. De toi ? Je m’attendais à toi justement…
Pourquoi j’ai une soudaine envie de pleurer ?

"Toi c'est particulier..."

Pourquoi est ce qu’il me dit ça ? Pourquoi maintenant ?
Je sens de nouveau mon cœur s’accéléré et je rouvre les yeux, fixant brusquement la rue . Puis, dans un fin sourire, je baisse le regard jusqu'à mes mains qui tiennent mon gobelet, évitant de croiser son regard, ces yeux qui, je le sens, attendant une réaction. Je finis par relever les yeux vers lui tout en prenant la parole.

‘Pourquoi tu dis ça ? Non je sais pas mais, tu penses que je m’attendais à qui ? A quelqu’un d’autre ? A une personne qui va jouer son faux cul devant moi avec des paroles à deux balles ? Ihn Kyang, je m’attend à toi et à personne d’autre… Je… C’est pas un autre qui m’a écouté et qui m’a soutenu alors qu’il était à des kilomètre de moi… Je ne m’attend pas à plus de toi, je voulais juste que se soit toi, rien que toi… Je suis débile je sais mais je t’aime tel que tu ais tu sais, même en mec pas assuré car je trouve que tu as la classe… Même en tueur fou qui veut me piéger, moi ça me va, bien que je sais que tu n’es pas ce genre de personne. Qui que tu sois je t’acceptes, après tout, je suis peut être pas mieux…’

Je venais de me rendre compte que j’étais aller trop long dans mes paroles. Après tout je ne lui avais jamais ouvert ce que je faisais pour venger mon père et, alors qu’on venait de se trouver, je n’avais pas envie de le voir partir en courant.

‘Alors si ça te gêne tant que ça,  continuons de nous écrire… Je préfère ça que de ne plus te parler… J’ai… J’ai besoin de toi…’


Mais qu’est ce que j’étais pour lui vraiment ? Qu’avait-il voulu dire par ‘Toi c’est particulier…’ ? Je mourrais envie de le lui demander mais je n’osais pas et je me contenta de le regarder quelque instant, avant de baisser mon regard sur mon café.

'Désolé je me suis emporte mais... Je sais pas trop comment l'expliquer mais... Je... Je sais pas mais quand je t'écris, quand je te parle je me sens bien alors... Reste comme tu es, moi ça me va parfaitement... Et j'aimerai rester cette personne particulière que je suis à tes yeux...'
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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Mer 27 Nov - 14:58

Elle me faisait sourire... à chacune de ses lettres, je riais, je me sentais triste, en colère, agacé, heureux, surprit, attendrit... elle me faisait voir le monde, moi qui était enfermé derrière ces murs. J'arrivais à rester humain, à ne pas oublier ce que c'était que de vivre et de trouver son existence intéressante. J'avais perdu le gout à tout, je n'aimais rien, je ne trouvais plus la motivation de rien, et depuis ma sortie je me rendais compte que ces mauvais démons étaient revenus me hantés. Mais voilà que je me retrouvais là, en face d'elle... et tout prenait un sens. Je ne savais pas pourquoi, ni comment elle faisait, mais il suffisait qu'elle se trouve à mes côtés pour que je me sente mieux, plus confiant. Même si je n'en donnais pas l'air avec ma maladresse et ma gêne. J'étais désolé d'être aussi crétin, mais elle me troublait. Je n'aurais jamais cru qu'elle puisse dégager autant de force. Je crois que c'était ça dans le fond, elle était aussi embarrassée que moi mais ce n'était pas ce que je voyais. J'avais en face de moi, cette fille qui avait comblé mes moments de solitudes, celle qui m'avait donné envie de me lever pendant les matins difficiles, celle qui m'avait fait croire qu'on pouvait encore être aimé. Car c'était ça dans le fond, je ne parlais pas d'amour, mais au moins elle me portait de l'intérêt, elle trouvait du bon en moi alors que tous les autres me pointait du doigt en disant que j'étais une ignoble personne. J'ai bien faillit y croire, j'ai passé des nuits recroquevillé dans mon coin, à penser, à revoir tout ce que j'avais fais. J'étais mauvais... mais Min Ah me faisait croire l'inverse. J'étais quelqu'un de bien! Incroyable, puisqu'elle ne m'avait jamais vu, jamais croisé. Est-ce que c'était mes mots qui l'avaient touché? Comme les siens m'avaient atteint? Je n'avais jamais osé lui demander, ni même lui dire que je l'appréciais autant. Je me sentais étrange, et ces quelques mois que j'avais passés sans avoir de ses nouvelles avaient été plus douloureux que je ne le pensais. Comment j'avais fais pour me passer de ses courriers? Jae Ho me mettait tellement la pression, que je n'avais pas l'impression de vivre depuis ma sortie de prison. Je ne lui reprochais pas, mais j'avais parfois envie de lui dire stop. Qu'il me lâche un peu la grappe pour le laisser respirer. Je sais bien que je n'étais pas quelqu'un de véritablement libre, je n'avais même pas le droit d'espérer l'être après ce que j'avais fais. Mais j'étais humain bon sang, et j'avais besoin de souffler. Tout comme lui, le dimanche matin quand il se fourrait devant sa télé avec son café. Et bien moi aussi, j'avais envie de sortir prendre l'air, juste marcher me ferait du bien. Mais j'osais à peine esquisser un geste vers la porte d'entrée, de peur qu'il me questionne ou décide de m'accompagner. Je me demandais encore comment j'avais fais pour m'éclipser aujourd'hui. J'étais même étonné qu'il ne se soit pas véritablement lancé à ma poursuite. Peut-être avait-il comprit? Qu'au bout de plusieurs semaines, j'avais le droit à un moment de pause? Je n'en savais rien, et je crois qu'il m'en parlerait tôt ou tard de toute façon. J'étais certain que ce soir en rentrant, il me poserait des questions, et m'interrogerait sur Min Ah. Mais je ne sais pas... l'idée de lui parler d'elle ne me plaisait pas. Non pas que j'avais honte, mais MinAh... Min Ah, c'était mon petit secret, mon petit plus qui me donnais le sourire et qui me faisait voir la vie différemment. Si je lui confiais son existence, il voudrait la rencontrer, en savoir plus sur elle et je pourrais dire adieu à tout ce qui faisait de notre relation, un moment unique. J'étais peut-être bête de penser ça, mais j'avais toujours été possessif envers les gens qui comptaient. Et la coréenne s'était imposée dans ma vie comme une évidence. Je n'avais pas besoin de mentir, ni de chercher, elle était importante et je voulais la garder égoïstement pour moi. Je ne voulais pas la partager, même si je me doutais qu'elle avait bien plus de relations avec du monde, que moi. J'étais plus seul sur cette petite planète, qu'elle ne l'était vraiment, mais je m'en foutais. Parce-que même si elle continuait à avancer, nous nous comprenions, et ça m'allait.

J'étais gêné de lui parler de ma famille, parce-que je voulais rester distant, ne pas lui montrer que ça me toucher, mais j'avais peur que face à moi elle arrive à deviner ce que je pensais. Parce-que... je me disais que si elle en avait été capable à travers des mots, elle était capable de lire en moi comme dans un livre ouvert. Alors ça m'embarrassé, j'étais mal à l'aise, mais je n'avais pas envie de lui mentir. Elle était la seule à qui je pouvais vraiment parler de ça. Personne ne savait pour ma famille, et je n'allais pas me confier à Jae Ho. Il savait juste que mes relations étaient tendues, mon père ne passait que par les avocats pour me passer des messages de toute façon. Et ma mère serait bientôt prise pour faire les publicités d'antidépresseur tant elle en prenait. Je trouvais ça triste, mais je n'avais pas envie de m'en plaindre plus qu'il ne fallait. Après tout...peut-être que je l'avais mérité... Mais j'aimais la façon qu'elle avait de me répondre. Cette ironie qu'elle mettait dans ses phrases, j'aurais pu trouver ça chiant, me dire qu'elle ne prenait rien au sérieux, mais elle était comme moi. Alors je savais ce qu'elle cherchait à faire, et elle avait raison, car ça marchait. Je souriais, je riais même à ses remarques. Je prenais note... j'espère qu'elle était sérieuse concernant cette fête qu'on ferait tous les deux. Parce-que je me disais que cela impliquerait qu'on doive se revoir. Et si elle savait comme je crevais d'envie de la revoir. C'était bête, nous venions à peine de nous rencontrer, mais je ne voulais pas que ça soit la dernière fois qu'on se voyait. Je voulais que ça soit la première d'un nombre incalculable de fois. Haussant les épaules "mouais... je suis allé les voir. Ma mère m'a à peine regardé et mon chien à faillit me mordre. Mais c'est cool je gère!" Je mens, je ne gère rien du tout. Je suis dévasté en réalité, mais je crois que je n'ais pas besoin de lui dire pour qu'elle le sache. Elle sait tout, parce qu'elle me connait mieux que je ne me connais vraiment... Puis j'enchainais sur d'autres confidences, racontant ma vie pas très intéressante, mais tout de même mouvementé. Je me sentais bête de lui dire ça. Je me sentais un peu idiot parce-que j'avais l'impression 'être un gamin. Vous savez, le pote qui a des parents chiants et qui lui interdise de tout faire. Il ne peut jamais aller aux fêtes, ni rentrer tard parce qu'il a des obligations. Et bien c'était moi ! Je ne m'étais jamais retrouvé dans une pareille situation mais cette fois j'étais le dindon de la farce. Ça n'avait rien de drôle, j'avais toujours fais ce que je voulais, parce-que mes parents avaient toujours eut confiance en moi. Peut-être n'auraient-ils pas dut finalement...Mais je préférais en sourire, dénigré le problème pour que ça soit plus simple. Et je ne pus m'empêcher de rire en l'écoutant. Elle était drôle, c'est vrai que j'avais aussi du mal à m'imaginer à plus de cinquante ans avec Jae Ho tout croulant derrière moi. Mais ce qui me fit encore plus sourire c'était sa plaisanterie. Je la voyais même déjà regarder dans la salle si il n'était pas là cacher quelque part. Si elle savait... c'était tout à fait son genre en plus. Et je ne pus me retenir de lui dire d'ailleurs "Hum, le type au fond avec son journal m'a l'air louche..." je plissais les yeux d'un air faussement suspicieux, et me mis à rire à notre plaisanterie. Est-ce que j'allais enfin me détendre? Non pas du tout, c'était même pire de rire avec elle. Parce-que je la trouvais encore plus belle, et notre complicité me paraissait réelle. Trop pour qu'elle soit facile à accepter. Je veux dire... est-ce que je méritais d'avoir une fille comme ça dans ma vie?

Plus je parlais, et plus je m'enfonçais. J'étais le roi des crétins, j'allais recevoir la médaille du type le plus stupide de la terre. Je me sentais bête, je n'avais qu'une envie c'était celle de me foutre des baffes. Je fus pourtant surprit par ce qu'elle me lança. Tellement que j'en étais resté bouche bée à la regardé quelques secondes en me demandant si je ne rêvais pas. Puis je me ravisais, ma maladresse était mal placée. Elle devait dire ça pour me faire plaisir. Qui voudrait que je continue à parler pour dire des conneries comme les miennes? Je me sentais encore plus bête je me disais que ça allait devenir de pire en pire, mais je m'en voulais. Parce-que je n'avais jamais pensé que cette rencontre puisse virer au cauchemar. J'avais peur... peur qu'elle fuit, peur qu'elle me trouve stupide et ne veuille plus jamais me voir. Et si finalement, on marquait la fin de cette relation? Elle était particulière pour moi, c'était mon petit rayon de soleil derrière ces murs trop sombres, ma dose de joie et de bonheur. Elle m'avait apporté tellement, je ne pouvais pas imaginer que tout se termine parce-que je faisais mal les choses. Alors j'avais osé lui dire, mais je ne savais pas si j'avais bien fait. Peut-être que j'allais l'effrayer? J'attendais une réponse de sa part, alors que je n'aurais pas dut en demander autant. Peut-être qu'elle serait gênée, je n'en savais rien. Je me sentais juste bête, mais j'avais eut besoin de lui confier. Parce-que ça me paraissait... censé. Oui censé, mais si je me trompais? La regardant, je sentis mon coeur rater un battement alors qu'elle croisait à nouveau mon regard. Je serrais mes mains sur la serviette trempée, je n'osais pas détourner les yeux alors qu'elle me disait toutes ces choses. J'avais l'impression que je rêvais. Je ne le méritais pas... ma gorge sèche, je me sentis mal lorsqu'elle évoqua le fait que nous pourrions écrire. Etait-ce tout ce qu'elle voulait? Qu'on se contente de nos lettres? J'étais presque déçu, si je n'avais pas entendu la suite de ses propos, j'aurais surement crié pour la retenir. J'étais à la fois ravi, et surprit de ce qu'elle me disait. Je pense que ça aussi, j'avais espéré l'entendre me le dire. Parce-que c'était ce que je pensais au fond de moi. Mais... c'était si irréel. Est-ce que je rêvais? J'avais bien envie de me pincer pour vérifier, mais je ne pouvais pas, j'étais obnubilé par elle et le son de sa voix. Et tandis qu'elle observait son café, je réfléchissais, je me demandais ce que je devais faire, dire ou comment agir. Je me mordillais la lèvre nerveusement, et puis sans me poser de question, je décidais de venir poser doucement ma main sur la sienne. Je n'aurais pas dut je crois, car ce contact me troubla plus que je ne l'aurais cru. Tellement que je fixais nos deux mains en me demandant pourquoi j'avais des fourmis dans les doigts. Déglutissant difficilement, je parvins à articuler tout bas :

"Ne t'excuse pas... j'espérais pouvoir t'entendre me dire ça un jour..."


Est-ce que c'était égoïste de ma part? Je ne voulais pas qu'elle le prenne mal, ce n'était pas mon but. Non je lui confiais juste que j'avais espéré qu'elle pense la même chose que moi. J'avais la brusque impression d'être trop loin d'elle, je ne savais pas pourquoi. Je m'avançais comme je pouvais sur mon siège, et sans m'en rendre compte je laissais mes doigts glisser dans le creux de sa main. "Je me sens gêné parce-que j'ai peur de mal agir. J'ai tellement attendu ce moment que je crains que tu t'en ailles et que tu me fuis... comme tout les autres tu sais..." mon index frôle doucement sa peau, tandis que je baissais à nouveau les yeux. Je ne savais pas si je pouvais m'aventurer sur cette pente. Ça me paraissait étrange et inapproprié. Mais... mais après ce qu'elle venait de me dire je ne pouvais pas faire semblant. Ni me contenter de lui demander si elle aimait son café. Alors je prenais mon courage à deux mains et je poursuivais "T'es aussi importante à mes yeux, parce-que tu as toujours été là pour moi. Tu m'as fais rire, sourire dans les pires moments... je crois que sans toi je ne m'en serais pas sorti Min Ah..." c'était la première fois que je le disais à voix haute. Je me sentais incertain, comme si je venais de faire une bêtise, mais je me disais qu'au moins j'étais franc. "Je te l'ais jamais vraiment dit... mais je tiens à toi. C'est bizarre, mais j'ai besoin de toi..." et cette stupide table qui s'immisçait entre nous deux. J'avais envie de la pousser pour être plus proche. Je ne sais pas pourquoi mais j'avais ce besoin pressant de la toucher, et même de la prendre dans mes bras. C'était dingue parce-que ça ne m'était pas arrivé depuis si longtemps. Luttant contre moi même, je finis par me redresser avant de me mettre à sourire d'un air gêné. Me grattant l'arrière de la tête, je détournais les yeux :

"Je suis pas très doué pour ça..."

Ça c'est le moins que l'on puisse dire. Et je préférais rire plutôt que de passer plus bête que je n'étais déjà. Retenant un soupir entre mes lèvres, je vins boire une nouvelle gorgée de ma boisson. Je restais muet, faisant même du bruit tout en sirotant le liquide. Puis pour détendre à nouveau l'atmosphère "On a l'air de deux idiots!" Je m'arrêtais dans mon geste, ma main suspendue, tandis que je croisais on regard. On s'observa quelques secondes, avant que je ne me mette à éclater de rire en se moquant de nous deux. C'est vrai qu'on ne faisait pas les fier. Y'avait pas de quoi d'ailleurs. Déposant mon gobelet sur la table, je frottais mes doigts ensembles et lança "Tu sais quoi? Je crois que c'est l'endroit qui nous convient pas. Quoique j'adore ce café, je le trouve sympa, mais je me sens.... enfermé? J'ai passé trois ans derrières les barreaux, j'ai envie de prendre l'air." Ce n'était pas un reproche, juste une position. Et sans attendre sa réponse, je me levais d'un bond, attrapant ma boisson pour la garder avec moi avant de venir vers elle, et lui saisir la main. L'incitant à se lever, je lui souriais pour l'inviter à sortir. Est-ce que j'avais une idée en tête? Non pas vraiment, je voulais juste marcher et en sa compagnie ça m'irait. J'avais envie de me détendre, de laisser passer tout ce stresse qui me clouait sur place. Au moins dehors je me sentirais mieux je crois, même si elle continuait de me troubler...Alors que j'observais son poignet, je remarquais quelque chose qui m'intriguait. Un petit bracelet fin, tissé qui me semblait familier... Si je me souvenais bien, c'était moi qui lui avais fait. De mes di doigts qui plus est. Je n'étais pourtant pas très manuel, mais j'avais pris plaisir à le fabriquer à cet atelier pour elle. Je ne savais pas ce que j'avais réellement cherché à faire, j'avais voulut marquer le coup... je ne penserais pas qu'elle le porterait encore aujourd'hui. Posant mon doigt dessus, je la regardais d'un air à la fois espiègle et intrigué "J'ai l'impression que je l'ais déjà vu ça...". Je n'étais peut-être pas aussi sur de moi tout compte fait. Imaginez, et si jamais c'était un bracelet qu'elle s'était achetée elle même? Là c'est sur j'aurais honte de m'être un tantinet enflammé.
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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Mer 4 Déc - 11:19

Je sais parfaitement que le sujet des parents est un sujet délicat, pour lui comme pour moi. Et vu que je vis mal ma relation avec ma famille, je sais très bien qu’en parler est assez pénible, et quand je le fais , je n’aime pas entendre des conseils bidons de la part de personnes qui ne savent rien de ce qui se passe réellement. Alors je me contente de prendre un ton ironique. C’est sûrement déplacé de ma part d’agir ainsi, mais je préfère ça plutôt que de l’enfoncer encore plus en lui disant que ces parents étaient pas cool, chose qu’il doit déjà savoir. Je me doutais déjà, quand j’ai aborder le sujet de ce qu’il allait me dire. Il m’en avait assez dit pour savoir quel genre de personne était ces parents.

"mouais... je suis allé les voir. Ma mère m'a à peine regardé et mon chien à faillit me mordre. Mais c'est cool je gère!"

Comment peut-on traiter son propre fils de cette manière ? j’ai du mal à encaisser ce qu’il me dit et ce que je sais déjà. Ne fait-on pas des erreurs dans la vie ? Son père lui, n’a-t-il jamais commit d’erreur ? Des erreurs qu’on lui a pardonner ? Si je suis sur, alors pourquoi ne peut-il pas pardonner son fils ? C’est vrai que je ne sais pas exactement ce qu’à fait Ihn Kyang pour être enfermer, mais je le vois mal abattre quelqu’un de sang froid et de kidnapper une fille et la séquestrer pendant des mois. Etait-ce si grave que ça ? Au point de ne plus vouloir reconnaître son fils ?
Il gère ? Non je ne crois pas, et il sait que je sais, mais à quoi bon le lui faire remarqué ? Je ne sais pas quoi lui dire, mais c’est mieux ainsi je crois, et on finit vite par changer de sujet, ce qui est préférable. Je finis par lui parler de son tuteur et après avoir sortit ma blague, je le vois rire. Je me sens rassurer, j’ai toujours réussit à sortir des blagues à deux balles, mais j’avais peur que cela ne le fasse pas rire. Son tuteur était peut être quelqu’un de sympas. Quand je le vois rire, je me met alors à sourire, heureuse de le voir ainsi, naturel et de pouvoir enfin le voir sourire, en face et pas à travers une lettre. Cela me fait bizarre, mais son sourire est beau. Bon, il l’était déjà avant, ça je m’en était rendu compte dès que j’avais posé mon regard sur lui. Mais avec un sourire, il y a quelque chose de charmant et qui pourrait faire chavirer nombres de filles. A cette pensée, j’ai un léger pincement au cœur, était-il en couple ? A-t-il déjà rencontrer une fille ? Après tout, il sort prison et cela fait déjà 3 mois… A-t-il rencontré quelqu’un ? J’essaie de chasser cette idée de ma tête et revient très vite sur terre pour retourné notre conversation.

"Hum, le type au fond avec son journal m'a l'air louche..."

Je me penche comme pour espionner les gens autour de nous et finit par remarquer l’homme au journal. Je me baisse un peu plus, histoire de passer encore plus inaperçu, ce qui, bien sur, n’est pas le cas. Je fronce grossièrement les sourcils tout en fixant le parfait inconnu.

‘Tu crois ? C’est vrai qu’il me paraît bizarre, avec son manteau là…’

On finit par rire de bon cœur et on arrête nos bêtises. Pauvre monsieur, il doit avoir les oreilles qui sifflent…

On finit par avoir cette discussion sérieuse et moi qu’est ce que je fais dans tout ça ? Je m’emporte… Je me rend compte après, tout ce que j’ai put déballer. C’est tout moi ça, je parle sans vraiment réfléchir aux mots que je suis en train de sortir. Direce que je pense avec un peu trop de laisser aller, et c’est après que je réalise mes paroles qui peuvent être blessante, mais surtout, et dans ce cas là, mal interprété. Pense-t-il que je ne l’apprécie pas ? Quand je lui ai dit que je préférai les lettres ? Non je ne veux pas, je veux le revoir, lui parler en face, voir ces réactions, rire de ces paroles et qu’il se rendent compte que je rit vraiment. Pas comme quand je rigolais devant son courrier et qu’il ne le savait pas. Mais oui, je préfère continuer de lui écrire plutôt que de le perdre, je suis prête à ce sacrifice, plutôt que de voir partir la personne dont je me sens le plus proche, dont je suis le plus naturel. Est-ce égoïste ? Oui, car je sais que je le suis des fois. Je le regard, essayant de décrypter sur son visage une quelconque émotion pouvant me mettre sur la voix du ‘je le prend mal’ ou ‘je le prend pas mal’. Inconsciemment, je croise les doigts qui tiennent mon café et je pris intérieurement. C’est alors que sans le voir, je sens sa main se poser sur la mienne et j’ai un haut les cœurs. J’ai l’impression qu’il s’arrête de battre pendant au moins 10 secondes, pour repartir d’un seul coup à un rythme de battement que je n’arrive pas à contrôler. Mais pour autant, je ne bronche pas, comme si j’avais peur, pas un mouvement, qu’il ne fasse machine arrière. Car oui, se contact a beau me surprendre et faire accélérer mon cœur, il y a quelque chose d’agréable et de doux, de réconfortant.

"Ne t'excuse pas... j'espérais pouvoir t'entendre me dire ça un jour..."

Merci… Ces mots me rassure, me relax et me fait me sentir bien. Je lui souris timidement et j’ai l’envie folle de lui dire que je pourrais lui dire ces mots autant de fois qu’il le souhaite. Mais je me retiens. Il ne m’a pas coupé la parole pendant que je parlais et je souhaite le laisser aller au bout de ce qu’il souhaite me dire.

"Je me sens gêné parce-que j'ai peur de mal agir. J'ai tellement attendu ce moment que je crains que tu t'en ailles et que tu me fuis... comme tout les autres tu sais..."

Je sens ses doigts glisser dans le creux et j’ai envie de fermer les yeux, comme pour savoureux encore plus ce moment, comme si j’avais peur que dans peu de temps, cela allait disparaître. Mais je me retient, on le fixe de mes yeux chocolat, ne voulant en aucun cas le quitter du regard.

"T'es aussi importante à mes yeux, parce-que tu as toujours été là pour moi. Tu m'as fais rire, sourire dans les pires moments... je crois que sans toi je ne m'en serais pas sorti Min Ah..."

Pourquoi est ce que j’ai envie de lui sauter dans les bras pour l’enlacer ?

"Je te l'ais jamais vraiment dit... mais je tiens à toi. C'est bizarre, mais j'ai besoin de toi..."

De nouveau, j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter de battre. Depuis quand j’espérais l’entendre me dire ça ? Pourquoi cela me rassure soudainement de savoir que je compte pour quelqu’un ? Que je compte pour lui ? Seul lui compte, et ces paroles me rassure et me donne une certaine assurance. C’est assez étrange car je me sens toujours pas à l’aise bien qu’il me rassure. Oui je suis bizarre, mais ce n’est que le début de notre nouvelle amitié non ?

"Je suis pas très doué pour ça..."

Je souris doucement alors qu’il vient de se redresser et sirote dans son café.

‘Je crois que je suis pas mieux… Mais… T’entendre me dire ça me rassure et je suis contente que tu me l’ai dit…Et saches… Juste que je serai la… Enfin, quand tu auras besoin, je serai toujours là pour toi…’

Je souris timidement et finis par baisser les yeux pour fixer mon café. Je finis par l’imiter et viens approcher le gobelet à mes lèvres pour boire quelques gorgés.

"On a l'air de deux idiots!"

Je redresse mon regard et je le fixe tout en émettant un léger sourire amusé.

‘Tu crois ?’

Après être resté silencieux quelques instants, on rigole doucement, amusé par notre propre bêtises communs. Non mais je te jure, pire que nous je crois que l’on peut pas faire mieux… Il retire sa main et vient alors se frotter les paumes.

"Tu sais quoi? Je crois que c'est l'endroit qui nous convient pas. Quoique j'adore ce café, je le trouve sympa, mais je me sens.... enfermé? J'ai passé trois ans derrières les barreaux, j'ai envie de prendre l'air."

Quelle conne…. Non mais quelle conne je fais ! Pourquoi je lui ai proposé de venir ici ? C’était pourtant logique non ? En entendant ces paroles, j’ai l’impression de faire une chute libre de 4 mètres de haut et d’arriver brutalement sur un sol dure. Les sensations ressentis ? Je me prend une grosse baffe ce qui a le don de me réveiller soudainement et j’ai l’impression d’avoir mal dans le dos. Je le regard, les yeux grand ouvert et je me doute bien que j’ai du commencer à pâlir en l’entendant parler. Je me met alors à me tortiller sur ma chaise, gênée et à ce moment, je n’ai qu’une envie, me taper la tête contre la table pour m’auto mutilé de ma stupidité. Mais vraiment, qu’est ce qui m’est passé par la tête quand je lui ai proposé d’aller boire un verre au chokollis ?? Il a été enfermé pendant des années dans une prison, entre quatre murs a peine éloigné les un des autres de 2 mètres. Et moi dans tout ça ? Je lui proposer de s’enfermer dans un café, avec plein de monde, en sachant que l’endroit est le plus petit que je connaisse… Non mais quelle conne, quelle cruche, quelle abrutie, quelle… Oui je me traite de tout les noms et franchement, je mérite qu’on m’enferme tout de suite dans une cellule pour me faire comprendre ce que c’est que d’être enfermé, même que 48H. Je le regard et j’essaie de trouver mes mots pour les sortir toutes les excuses possible et inimaginable mais il me prend de court. A-t-il remarqué que j’étais mal à l’aise ? Que je m’en voulais à mort ? J’ai peur que oui, ce qui me met encore plus en colère contre moi même. En tout cas, je le regard se lever, et sans me laisser le temps de placer un mot, je le vois prendre son cappuccino, faire le tour de la table et saisir ma main pour m’entraîner en dehors du café. Juste le temps d’attraper mon sac et mon propre café que je me sens soulevé de mon siège. Mais je me laisse entraîner par mon ami, encore sous le choque de ma propre stupidité. Arrivé dehors, l’air frai me surprend et je sens un moment mes cheveux partir en arrière. Je fixe alors le trottoir, perdue dans mes pensées mais doucement, je sens mon regard se baisser vers cette main qui me tient doucement. Je sens alors des frissons m’envahir et sans me laisser le temps de m’y faire, je sens son regard se poser sur moi et remarquant mon regard posé sur nos mains, je le vois suivre mon propre regard. Je lève les yeux pour le fixer, alors qu’il semble examiner quelque chose. Je fronce les sourcils, étonné mais aussi curieuse de savoir ce qui semble autant l’intriguer. Je sens alors un doigts se poser sur mon poignet, ou plutôt sur ce que je porte sur mon poignet. Sans avoir eut la peine de regarder, je sais à présent ce qui l’intrigue

"J'ai l'impression que je l'ais déjà vu ça..."

Je baisse de nouveau le regard pour suivre cette fois-ci le suis et je fixe le bracelet que je porte au poignet. Je souris alors doucement et reporte mon attention sur Ihn Kyang qui lui aussi, me regard à présent.

‘Oui, tu l’as déjà vu…’

Pas besoin d’en rajouter, on sait déjà tout ce qu’il faut savoir. Ce n’est autre que lui qui m’a fait ce bracelet, pour moi. A vrai dire, c’est un de ces amis qui me l’a donner et ce fut une sacré surprise pour moi. C’était sûrement l’effet voulu par Ihn Kyang vous allez me dire. On est venu sonné à ma porte un samedi en fin d’après midi, et un certain Jin Ki s’est présenter à moi comme étant une connaissance de Monsieur X et qu’il venait m’apporter un cadeau. Un bracelet, fait par sa main… Je ne savais pas tellement comment réagir, j’avais d’abord eut la soudaine envie de sauter dans les bras de cet inconnu pour le remercier, mais je m’étais rendu compte que mon geste allait être très déplacer. J’ai fini par le remercier avec un grand sourire, m’empressant de mettre ce cadeau à mon poignet. C’était assez étrange à vrai dire, savoir qu’une homme, que je n’ai jamais vu de ma vie et qui pourtant la connaît par cœur, m’offre un cadeau qu’il a fait de ces propres mains. A-t-il pensé à moi quand il l’a fait ? A-t-il pensé à mes goûts alors qu’il choisissait les couleurs ? Tout en me posant ces questions, je ne pouvais m’empêcher de sourire. C’était la première fois qu’on m’offrait un cadeau, surtout fait main. Depuis ce jour ? Il ne me quitte pas et est devenu une sorte de porte bonheur pour moi. Les seules fois où je l’enlève est pour me doucher et si j’ai le malheur de l’oublier, je deviens anxieuse.
Je souris de nouveau à Ihn Kyang, sortant de mes pensées alors que je repensais à la découverte de ce cadeau.

‘Au fait… Ne te moque pas mais… C’est devenu mon porte bonheur …Il a déjà eut de bon effet je crois !’

Je rigole doucement . Cela fait bizarre de lui dire ça et à vrai dire, je ne pensais pas le lui dire. Mais mes paroles étaient sortis toutes seules et je ne pouvais lui cacher ce secret, lui qui me l’a offert. Je continu à le fixer et je me sens alors de nouveau frissonner. Je finis par détourner le regard pour poser mon regard sur les gens autour de moi. Ils circulent, marchent vite et nous contournent sans faire attention. Il y a pas mal de monde, et je me rend compte que Ihn Kyang souhaiterai être dans un endroit plus calme. Je le regard de nouveau.

‘Tu souhaites aller quelque part en …’

… particulier ? Mais le mot ne sort pas quand mon regard se pose sur un arrêt de bus où vient d’arriver une navette. Et là, c’est comme un déclique dans ma tête et je ne peux m’empêcher de sourire. Va-t-il aimer ? Cela lui fera-t-il plaisir ? Pas le temps de me poser de questions et de trouver les réponses que je lui prend la main pour l’entraîner vers l’arrêt de bus. Sans un mot ni rien, je presse le pas pour ne pas le rater et une fois devant, je monte dedans et achète deux tickets. Je n’ai toujours rien dit quand je l’attire de nouveau avec moi au fond du bus pour pouvoir s’asseoir. Je fini par regarder autour de moi et me sens comme soulager en me rendant compte qu’il n’y a que 5 autres personnes. Je sais que je dois lui faire subir à nouveau mes caprices et devoir l’enfermer dans un bus alors qu’il m’a dit, quelque instant plus tôt qu’il voulait prendre l’air. M’en veut-il ?

‘Je sais que tu voulais prendre l’air… Je vais paraître égoïste mais cela te dérangerai de patienter 15 minutes ?’

Il doit se demander à quoi je joue, mais je n’ai pas envie de lui dire. Alors oui, il peut dire que je suis égoïste, mais j’ai envie de lui faire plaisir et que ce plaisir s’accentue avec une surprise. M’en veut-il ? Va-t-il sortir du bus en me faisant la tête ? Je pris que non et patiente, tout en le fixant et appréhendant sa réponse.
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Yoon Ihn Kyang



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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Dim 8 Déc - 6:33

Elle sera là, comme elle l'a toujours était. Dans l'ombre, cachée quelque part où personne ne soupçonnera jamais son existence. Mais ça me dérangeait, quelque chose me gênait dans cette façon qu'elle avait de me soutenir. J'aimais ça, je veux dire j'avais envie qu'elle soit là vraiment comme elle me le disait. Mais j'espérais... j'espérais presque pouvoir la montrer aux yeux de tous. Dire fièrement que cette femme m'apporter tout le soutient dont j'avais besoin, que je pouvais être solide comme un roc parce qu'elle ne m'avait jamais lâché. Est-ce que j'étais fou? Oui je crois... Depuis que j'avais croisé son regard, je perdais la raison. Je n'avais plus conscience de ce que je faisais, et j'espérais pouvoir m'y perdre. Quelques secondes, minutes si elle me l'accorde... et bon sang, oui j'aimerais qu'elle m'autorise à la regarder pendant des heures. J'avais manqué de douceur, de tendresse là où j'étais. J'avais beau être sorti depuis quelques mois déjà, je n'avais toujours l'impression d'avoir atterri. C'était comme quand on se trouve dans un avion, on sent peu à peu l'excitation arrivée mais une fois qu'on nous annonce l'atterrissage, on ne sait plus. Est-ce qu'on fait le bon choix? Si ce n'était pas mieux de partir en arrière? Je me posais ces questions, encore et encore mais avec elle c'était comme évident. Je n'avais qu'à poser un pied au sol et enfin souffler. Pouvoir enfin dire "je suis arrivé." Je me foutais de comprendre ce qui se passait. Ni même de savoir si je faisais une erreur. J'étais bien avec elle. Malgré nos débuts un peu raté, j'étais persuadé qu'on parviendrait à s'entendre comme sur nos lettres. Il nous fallait juste un peu de temps. Qu'on se familiarise, qu'on se sociabilise car je savais qu'elle était comme moi. Effrayée du monde cruel qui l'entourait, craintive du malheur qui pouvait s'abattre à tout moment. Je crois qu'on réfléchissait! Elle et moi... on ne se lâchait pas assez. On s'enfermait dans nos appréhensions, on n'osait pas faire un peu l'un vers l'autre. Mais moi je crevais d'envie de le faire ce pas... j'avais envie d'abaisser les barrières qu'elle avait battit autour d'elle pour se protéger. Les faire tomber une à une, pour la découvrir apprendre à mieux la connaitre. Je le ferais... si elle me permettait de m'approcher, alors je lui offrirais en retour ce que je n'osais donner aux autres... "la confiance."  J'allais trop vite? Je ne sais pas... je n'arrivais pas à dire ce qui se passait dans ma petite tête. C'était un bordel monstre soudainement. Je ne savais plus ce que je faisais, ni vraiment ce que je voulais. Tout ce que je percevais c'était ces sensations positives quand j'étais avec elle. J'aimais la voir sourire, l'entendre rire et la douceur de sa peau sous mes doigts... j'avais envie de plus. De plus qu'un simple petit instant volé dans un café. J'avais l'impression que j'étais incapable de vraiment l'écouter ici, que tout me bloquerait, que tout m'empêcherait d'abattre ces murs infranchissables. Alors il fallait qu'on s'en aille, qu'on sorte d'ici pour se retrouver. Tous les deux? Rien qu'elle et moi... C'était fou et complètement irréfléchis mais je le voulais. Etre seul, pouvoir parler des heures avec elle, me perdre sous le son de sa voix, l'écouter me dire tout ce qu'elle voudrait. Je ne demandais rien de plus. Je ne pensais pas être assez gourmand ni téméraire pour ça. Je voulais juste passer cette journée avec elle. Autant que cela m'était permis. Ça faisait des mois que je restais seul, à la maison mais aussi dehors. Il m'arrivait souvent de faire de sortie nocturne. Pas pour me saouler ou me trouver un coup tirer, je n'étais pas comme ça. Non je marchais, encore, inlassablement sans savoir où j'allais. Je laissais mes pieds me mener là où ils voudraient, là où ils le désiraient. Il m'arrivait de rester sur le port, d'observer les bateaux échoués aux quais et me mettre à rêver. Espérer de pouvoir prendre le large à mon tour, m'enfuir d'ici et avoir une belle vie. Un peu comme dans ces films. Moi aussi je rêvais d'une autre existence.
Et elle? Est-ce que parfois elle espérait être quelqu'un d'autre? Oui je le savais... elle m'avait souvent dit qu'elle aurait prit ma place. Juste un jour, qu'on échange nos vies pour découvrir celle de l'autre. Etre différent... Mais aujourd'hui je ne voulais ni croiser son chemin, ni l'échanger. Je voulais être avec elle, qu'on prenne la même direction et qu'on aille dans le même sens. Alors je l'entrainer avec moi à l'extérieur. L'air frais me frappa de plein fouet mais ça me faisais du bien. C'était mon truc en prison, dans la grande cours même les jours de neige, je sortais pour humer le vent, le sentir sur ma peau et fermer les yeux. J'aimais me dire que j'étais ailleurs, à l'extérieur juste sur le trottoir qui longeait ces murs immenses derrières lesquels j'étais enfermé. J'inspirais fortement pour gonfler mes poumons d'air et de courage alors qu'on se glissait à travers la foule. Un détail m'avait interpellé, le bracelet qu'elle portait à son poignet fin. Je l'avais déjà vu, je me souvenais même lui avoir tressé de mes propres mains. Il n'était pas parfait, en réalité il avait pleins de défauts. Un peu comme moi je crois, il était fait de plusieurs nœuds. Parfois tissé à l'envers ou trop serré. Mais elle le portait tout de même, malgré tout ce temps elle l'avait encore. Je ne savais pas ce qui me touchait le plus, qu'elle l'ait gardé où qu'elle m'avoue qu'il lui servait de porte bonheur? "Vraiment?" Je lui souriais, surpris et à la fois amusé. Les filles portaient toujours un intérêt à des détails comme ceux là. Moi? Oh moi je n'avais pas de gris-gris. Pas d'objets auxquels j'étais vraiment attaché. Il y avait bien ces lettres... c'était la seule chose que j'avais gardé de la prison et ce tatouage que je m'étais fais sur le doigt. Hormis ça... je n'avais rien avec moi. Ce qui m'appartenait de ma vie d'avant était resté dans des cartons dans le placard de ma chambre ou alors dans le garage chez mes parents.  Un peu curieux sur sa remarque, je m'approchais un peu plus d'elle pour venir pencher ma tête et lui demander d'un air espiègle :
"Et il t'as apporté quoi depuis que tu le porte?"
Est-ce qu'elle me le dirait vraiment? Ou alors le garderait-elle secret? Je me demandais si c'était vrai, ou alors une façon de mettre en valeur cette babiole. Pourtant j'avais beau le voir comme un vulgaire bracelet j'étais attaché à lui. Parce qu'il me rappelait ce moment où je l'avais fais, ce cadeau que je lui avais fait apporter. Je m'étais débrouillé comme je pouvais mais j'avais réussi mon coup. Gardant un petit sourire au coin des lèvres, j'allais fourrer mes mains dans mes poches quand elle se précipita pour venir m'en attraper et me tirer à travers la foule. Je n'eus pas le temps de comprendre ce qui arrivait. Je me laissais porter et entrainer jusqu'à un arrêt de bus. Je fronçais les sourcils, regardant vaguement où cette ligne menait mais elle était trop rapide pour moi. J'étais déjà à l'intérieur à saluer d'un geste incertain le chauffeur avant de la suivre jusque sur les sièges du fond. Ne me sentant pas très à l'aise, je ne savais pas comment me mettre, si bien que je me replaçais à plusieurs reprises sur mon assise avant de sembler trouver une position adéquate. Tirant sur les poches de ma veste pour ne pas les écraser, je jetais un coup d'œil au paysage urbain qui défilait et aux autres personnes présentes. Moi qui pensais pouvoir me retrouver à l'extérieur en sa compagnie je me retrouvais à nouveau enfermer. Ce n'était pas vraiment l'idée que je me faisais de notre virée à deux mais... soit. Une petite moue sur les lèvres, je me tournais vers elle interloqué par ce qu'elle me disait. Je ne voulais pas qu'elle se sente coupable, non ce n'était pas quinze minutes qui allait me tuer mais je me demandais juste où elle voulait qu'on aille. "Non non t'en fais pas. An que tu me traines pas au cirque." Oui parce qu'on se le dise, je détestais les clowns et ce genre d'idioties. Je pris un air sérieux avant de me mettre à rire et me détendre un peu. Glissant dans mon siège, je me callais plus confortablement avant d'observer ses mains. Je me mordillais l'intérieur de la joue, m'empêchant tout geste qui pourrait paraitre déplacer. Mais bon dieu, j'avais envie de les lui attraper et de les garder dans les miennes. J'étais fou pas vrai? Qu'est-ce que je fabriquais? Je me demandais moi même. Quand elle se tourna vers moi, j'avais peur qu'elle ne voit mon regard trop insistant, alors je relevais les yeux l'air de rien avant de lui sourire et trouver quelque chose à dire "Tu m'emmènes où?? C'est une surprise?" j'arquais un sourcil curieux, puis décidait de venir jouer aux devinettes :

"Tu y vas souvent? C'est grand? Beau? Naturel ou artificiel?"
En vu des réponses qu'elle me donnait je tentais de trouver, sans vraiment prêter attention à l'extérieur. Je crois que ça rendait les choses plus excitante de ne pas savoir où je me rendais. Je lui faisais confiance, j'étais certain qu'elle trouverait un endroit intéressant où on pourrait se retrouver. Me mettant à rire, je lui proposais plusieurs réponses, toutes un peu saugrenue pour pouvoir plaisanter. Je lui avais demandé si nous n'allions pas dans un parc d'attraction, puis après dans l'espace qui sait si elle avait loué une fusée rien pour nous. J'avais des blagues foireuses mais fallait bien rire et se détendre dans la vie non? Finalement les quinze minutes passèrent plus rapidement que je le pensais. Quand le bus se stoppa à l'arrêt souhaité j'avais tout le plaisir de pouvoir regarder dehors mais... mais je crois qu'au fond j'avais envie d'avoir la surprise jusqu'au bout. Je la laissais passer devant et la suivit pour descendre. Une fois à l'extérieur, je sentis un vent frais me frapper le visage, l'air emplir mes poumons et une légère odeur iodée venir chatouiller mes narines. Attendant que le bus passe son chemin, je restais figé sur le trottoir pour voir apparaitre une énorme étendu d'eau de l'autre côté de la rue. La mer! C'était grand, vaste et surtout sans limite. Un horizon à perte de vue, aucun mur pour venir vous enfermer à part les propres barrières que je pouvais me mettre. J'étais étonné, surprit aussi qu'elle arrive à lire aussi facilement en moi "Woh!" lâchais-je sous l'émotion. Parce-que c'était exactement ce que j'espérais. Je n'aurais pas pu vouloir mieux que d'être ici. Me tournant vers elle, je restais quelques secondes sans voix avant d'articuler "C'est parfait!" vraiment je veux dire. M'approchant d'elle, je me pressais pour venir lui attraper la main et la conduire de l'autre côté de la rue. Traversant la route, on se dépêcha pour atterrir sur le trottoir alors que je guettais déjà un escalier pour nous rendre sur le sable. J'étais si surprit, j'avais envie de profiter de cette vue magnifique et de la plage. Il faisait froid, mais je m'en fichais. Il aurait très bien pu neiger que je me sentais toujours aussi libre. Je courus presque sur les marches, m'arrêtant à la dernière pour venir retirer mes baskets et les poser sur le bois abîmé. Me tournant vers Min Ah, je l'aidais à retirer les siennes, un regard amusé et brillant, avant de l'entrainer avec moi sur la plage. Comme elle devait s'en douter, j'avais envie de me mouiller les pieds. Bien sur l'eau allait être fraiche "Viens, promis je te jette pas dedans!" J'aurais pu le faire, mais je doutais qu'elle ne trouve ça drôle. Et puis elle serait trempée pour le reste de la journée. Quand arriva les derniers reflux de vague, je me hâtais pour venir sentir le sable froid sous mes pieds avec l'appréhension de voir l'eau s'écraser dessus. Et ça ne tarda pas arriver ! Brrrrr c'était gelé!!! Mais je restais tout de même courageux et laissait la deuxième vague frapper mes chevilles. Me tournant vers Min Ah, je me mis à rire, j'avais surement déjà les lèvres violacées par le froid ambiant mais c'était si bon. Je me sentais vivant ! Revigoré ! Me reculant juste un peu je vins la trouver pour lui proposer "On marche un peu?". Je mis en route, laissant mes pieds toujours dans l'eau tout en avançant. Je fourrais mes mains dans mes poches, observant le paysage naturel se dessiner sous mes yeux. Elle avait si bien choisit l'endroit que j'en serais presque touché. Ici je me sentais... libre. En liberté, sans aucune contrainte. Il n'y avait plus rien qui pouvait m'atteindre, j'étais à l'abri de tout. Je pouvais aller où je voulais, sans barrière, sans limite. Je ne savais pas comment l'expliquer, mais je sentais serein et tranquille :

"Hum Min Ah?... je n'ais pas répondu à ta question tout à l'heure..."
Celle concernant mon crime, celui que j'avais pu commettre et qui méritait le châtiment que j'avais eut. Je ne savais pas si c'était le bon moment, mais je ne sais pas. J'avais envie d'être honnête avec elle. Détournant les yeux, je fixais l'océan "J'ai vraiment tué quelqu'un... pas parce-que je le voulais... dans un accident." Je relevais la tête vers elle, la regardant sans savoir ce qu'elle pourrait penser de ce que j'allais lui dire. Je ne pourrais pas avoir le courage de lui raconter toute l'histoire mais au moins qu'elle sache le principal. "J'ai conduis en état d'ébriété et je suis rentré dans une voiture. J'ai tué le conducteur et blessé gravement son passager..." je n'étais pas fier. Je m'en voulais toujours, comme j'aimais me le rappeler c'était coupable. Coupable de tous les malheurs de cette famille. "J'ai pris cinq ans... relâché au bout de trois pour bonne conduite. Mais... le mal est déjà fait..." Ouais quoique je fasse je ne pourrais jamais effacer ce qui s'est passé. Je n'étais pas un sérial killer prêt à recommencer mais c'était dur de vivre avec la mort de quelqu'un sur la conscience. J'avais voulut être honnête alors je lui avais dis. Mais je ne savais pas si ça changerait quoique ce soit. Peut-être me trouverait-elle irresponsable un pauvre petit con trop sur de lui...et dans un sens elle aurait surement raison.
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Hwang Min Ah



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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Mer 11 Déc - 12:34

Je regard ce bracelet qui compte pour moi. Au fait, il me rattrache à lui tous les jours, je l’identifie à Ihn Kyang et quand je vais pas bien, je regard se bracelet, je souris et pense à lui, à ces lettres, à ce que je vais lui écrire dans la prochaine, les dernières chose à lui raconter. Il me permet de m’évader et il me ramène aussi à la réalité. A vrai dire, des fois, je me demande si je ne rêvais pas, que toutes ces lettres ne soient issu de mon imagination ou d’un rêve éveillé que je fais. Alors quand on m’a apporté ce bracelet de sa part, je ne l’ai jamais quitté. Il a beau me rassurer sur ma vie, il me rassure aussi sur Ihn Kyang, qu’il existe bel et bien et qu’il est la pour m’écouter.

"Vraiment?"

Oui vraiment, il me porte bonheur, je l’embrasse même quand je fais quelque chose d’important, comme quand je vais passer sur scène. J’ai l’impression que tu reçois aussi ce baisé de ma part. Non je ne lui dirai pas, il me prendrait pour une folle, bien que je le suis déjà et qu’il dois déjà s’en douter.

‘Oui…’

Je lui souris timidement, gêné de lui avouer ça mais surtout de lui confirmer mes dire. C’était bizarre et j’espérais qu’il serait plus touché que amusé par mes propos.

"Et il t'as apporté quoi depuis que tu le portes?"

Je souris de nouveau et réfléchis à ce que je vais lui répondre. Je lui dis ou pas ? C’est vrai que j’associe Ihn Kyang au bracelet et si cela ne tenait qu’à ça, il serait déjà tout mais, j’ai aussi envie de ne rien dire. C’est bête mais j’ai l’impression que si je lui dévoile tout, il sera tout de moi. Oh, il en sait déjà pas mal oui, mais il reste encore quelque détails qu’il ne connaît pas. Et les lui dévoiler signifie qu’il connaîtrait tout et de ce fait, pourquoi continuerait-il à me voir s’il n‘y a plus de secret ? Fin sourire amusé sur mes lèvres alors que je le fixe avant de répondre.

‘Beaucoup de chose ! Et si tu es sage… je te les dirai peut être… Un jour…’

Pourquoi je suis comme ça ? Je m’insupporte, c’est un truc de dingue et j’ai vraiment envie de me frapper la tête après avoir agit ainsi. Je le sais pourtant que je suis impulsive, et d’ordinaire cela ne me dérange pas. C’est vrai que quand je fais des choses et dis ce que je pense, je le dis sans passer par quatre chemins. Il y a une piscine et j’ai envie de faire un plongeons alors que je n’ai pas de maillot ? Je me déshabille entièrement et plonge sans vraiment réfléchir. Quelqu’un me dit une chose blessante . je lui répond ce que je pense avec un peu trop de franchise. A vrai dire, je m’en rend toujours compte que je pars au quart de tour mais cela n’a pas tendance à me déranger, je me dis ‘Je l’ai fait ? Ah, cool…’. Mais avec Ihn Kyang, c’est différent car c’est un ami. Vous allez me demander, et mes autres amis ? C’est pas pareil, eux me connaissent et savent parfaitement comme je fonctionne. De là, vous allez aussi me dire que Ihn Kyang aussi ! Sauf que lui ne m’a jamais vu en face. Mes autres amis me voient tout le temps partir au quart de tour, Ihn Kyang lui non… Il doit se douter que je suis impulsive, dans mes lettres et ma façon de dire trop directement ce que je pense. Mais en face, c’est pas la même chose… Alors oui, j’ai peur qu’il se rend compte de qui je suis vraiment, quel personne je suis et comment je réagis. J’appréhende sa réaction face à cette fille qui agit sans vraiment réfléchir et qui l’emmène dans un bus sans rien dire. Ou plutôt cette fille qui a déjà payer les place du bas et qui l’entraîne dans le fond pour aller s’installer. Je le regard et me rendant enfin compte de ma stupidité, lui demande si cela ne le dérange pas de se retrouver de nouveau enfermer dans un bus. J’entends, pris un dieu inexistant pour qu’il ne m’en veuille pas. Je le regard alors se tortiller sur sa place avant de me répondre.

"Non non t'en fais pas. Tant que tu me traînes pas au cirque."

Je souris faiblement à sa remarque, un peu rassuré pas ces paroles, car il n’avait pas l’air de le prendre mal. Ou tout du moins c’est ce qu’il laissait paraître et je n’étais toujours pas rassurer.

‘Non ne t’inquiètes pas, je ne suis pas fan de ce genre d’endroit…’

Voir des animaux enfermé dans une cage, dresser pour faire des pirouette débiles pour un public hypnotiser, non merci… Les animaux sont fait pour être en liberté, courir quand bon leur semble, aller où ils veulent, quand ils veulent. Pas enfermé dans une stupide cage de 5 mètres carré, à attendre qu’on leur ouvre. Moi même je me retrouve dans eux, être enfermé, ne pas être libre de mes mouvements, ne pas avoir le choix, me dicter ce que je dois faire et obéir tel on bon toutou. Non, jamais de la vie, plutôt crevé que de vivre ça. Alors non, au fond je ne souhaiterai pas échanger ma place avec l’ancienne de Ihn Kyang, car je ne le supporterai pas et je me tirerai un balle avant…

"Tu m'emmènes où?? C'est une surprise?"

Je souris doucement , amusé par sa question et avant que j’ai pus répondre quoi que se soit, il commença à me poser des questions, comme s’il avait lut sur mon sourire car c’était vraiment une surprise et que je ne comptais pas lui dire la destination finale.

"Tu y vas souvent? C'est grand? Beau? Naturel ou artificiel?"

J’hocha la tête sur le côté, faisant mine de réfléchir à ce qu’il venait de me dire.

‘Hum… Souvent oui, dès que j’ai l’occasion, quand je sors de l’hôpital surtout, pour me changer les idées. Grand oui, même trèèèèèèèèèèèèèèèèès grand. Beau, à mes yeux oui, j’ai l’impression de partir loin quand je suis la bas. Et 100% naturel aussi, à part peut être quelques ‘déchets’.’

Je rigola doucement et quand il commença à me poser d’autres questions, je me contenta d’hocher la tête négativement, lui faisant comprendre qu’il n’allait pas en savoir plus. Après tout, cela ne sera plus une surprise non ? Mais il était têtue, autant que moi et il s’obstina à continuer à poser des questions, essayant de voir mes réactions à chaque fois, espérant trouver dedans un quelconque indice qui pourrait le mener sur la bonne réponse. Voyant que cela ne menait à rien, il commença à me sortir tous les endroits les plus improbable qu’inimaginable. D’une fête foraine à la fusée pour aller sur la lune en passant par la rencontre de son acteur préféré, tout était passé et on se mit à rigoler doucement et pour ma part de bon cœur. J’étais heureuse de le voir ainsi, plus calme, plus souriant, plus lui … ! Son sourire me faisait du bien, me rassurant et me détendait. J’avais envie de le voir tout le temps comme ça et j’espérais quand arrivant, il gardera ce sourire. On ne tarda pas, justement, à descendre du bus quand je lui annonça que l’on était arrivé à destination. Quand on fus sur le trottoir, je ferma les yeux comme à chaque fois, pou laisser l’air pure rentrer dans mes poumons et instinctivement, je souris de plaisir. Mais je ne tarda pas à les rouvrir pour fixer mon ami, attendant de voir sa réaction. Le regard vague, il fixait le bus qui redémarrait et enfin, un horizon de bleu envahi notre vision. J’eus un mouvement pour regarder la mer, mais mon mouvement s’arrêta pour continuer de regard Ihn Kyang qui fixait, d’un air assez ébahi, ce bleu à perte de vue.

"Woh!"

Je cru que mon cœur allait s’arrêter et je ferma un moment les yeux, soupirant doucement de bonheur. Il aimait… Je souris, et finis par poser mon regard sur lui, qui s’était aussi tourné vers moi.

"C'est parfait!"

Je ne savais quoi lui dire d’autre car il résumait ce que je moi je pensais de ce lieu, parfait. Je ne comptais plus le nombre d’heure que je passais à regarder l’horizon, me voyant m’échapper de cette ville, partir loin où tous mes soucis seront derrière moi. Ici je me sentais libre, bien, apaiser par ce silence et cette environnement tellement beau et fort en même temps. Alors oui, c’était la que je venais quand tout allait mal, quand je sentais que je ne pouvais plus tenir et que j’allais craquer. Je prenais le premier bus et une fois ici, je faisais des aller retour sur la plage, m’amusant quelque fois à faire des châteaux de sable et à tremper mes pieds. Cela me relaxait, et quand je repartais de cette endroit, je me sentais plus vivante que jamais.
Je le sentis prendre ma main et je me laissa faire quand il m’entraîna de l’autre côté de la rue pour pouvoir accéder à un escalier menant à la plage. ON les dévala presque et une fois arrivé en bas, on retira nos chaussures. Il fus plus rapide que moi et m’aida à enlever les miennes. Je pouvais sentir son envie pressente d’aller au bord de l’eau et je ne pouvais que le comprendre. Cela fait, je pris mes chaussures de ma mains libres et il m’entraîna de nouveau vers la mer.

"Viens, promis je te jette pas dedans!"

Cela m’aurait-il vraiment déranger ? Non, pas du tout. Bon, il faisait froid et j’aurais sûrement attraper un gros rhume. Mais vu que c’était lui, je crois qu’au fond, cela ne m’aurait nullement déranger, bien au contraire… J’étais plus folle qu’il ne le pensait et faire des trucs complètement bête était une de mes spécialités. Une fois près de l’eau je m’arrêta et lâcha sa main à contre cœur pour le laisser aller mettre ces pieds dans l’eau qui devait être gêlé. Je finis par avancer pour la sentir aussi mais après quelque instants à frissonner, je me recula de quelques pas, me contentant du sable frai. Je posa mon regard sur le dos de mon ami et l’observa quelques minutes, ainsi immobile, les pieds dans l’eau, à profiter. Il finis par se tourner vers moi et le sourire au lèvre, me proposa de marcher. Je lui répondis d’une signe de tête et on commença à se balader sur une rythme assez lent. Lui les pieds dans l’eau et moi sur sa gauche, dans le sable. On resta quelques minutes silencieux, profitant du paysage et du calme reposant de la plage. Puis, assez naturellement, il prit la parole.

"Hum Min Ah?... je n’ai pas répondu à ta question tout à l'heure..."

Je me tourna vers lui, et fronça doucement les sourcils, essayant de chercher dans ma mémoire courte de quoi il parlait. J’avais l’impression de lui avoir posé pleins de questions, mais non. Au fait, c’est plutôt que j’avais envie de lui poser pleins de questions sur lui, mais que jusque là, je m’étais abstenu de dire quoi que se soit, plus par respect pour lui qu’autre chose. Son regard était fixé dans vers la mer qui paraissait infini et un stress m’envahit. Pas un stress non , plutôt un doute, une appréhension par rapport à ce qu’il pouvait me dire. Car justement, je ne savais pas, mais dans sa manière d’être, je redoutais quelque chose dans ces mots. Mais j’essayai de rester neutre et d’être attentive à ce qu’il pouvait me dire.

"J'ai vraiment tué quelqu'un... pas parce-que je le voulais... dans un accident."

Pourquoi j’ai mon cœur qui se serre dans ma poitrine ? Mais pas de haine, pas de colère, pas de dégoût envers ce qu’il me dit. Une sorte de pincement qui me fait mal et qui me blesse au plus profond de moi. Je n’ai pas envie de le croire, disons que je me suis imaginé tout et n’importe quoi sur lui, sauf le meurtre. C’est sûrement étrange, mais dans sa manière, d’écrire, de s’exprimer, je n’arrivais pas à l’imaginer en tueur et cette certitude se confirmait encore plus aujourd’hui. Allait-il m’en dire plus ? Je ne savais pas mais je ne pouvais pas rester ainsi sans tout savoir. C’était peut être égoïste mais j’avais besoin de comprendre le pourquoi du comment car je ne pouvais me faire à cette idée. Mais j’attendais, le regardant calmement, e voulant en aucun cas lui forcer la main d’une quelconque façon.

"J'ai conduis en état d'ébriété et je suis rentré dans une voiture. J'ai tué le conducteur et blessé gravement son passager..."

Je reste silencieux et j’attends…

"J'ai pris cinq ans... relâché au bout de trois pour bonne conduite. Mais... le mal est déjà fait..."

Pourquoi je reste silencieuse comme une idiote. Quoi dire dans ces moments ?
Je commence alors à accéléré le pas pour le double et je me tourne, face à lui pour l’obliger s’arrêter. Sans vraiment m’en rendre compte, je me rapproche de lui et pose ma tête sur son torse, fixant à présent le sable.

‘Je suis contente que tu m’en ai parlé… Tu sais je…’

‘… te comprend ?’ Non, ce n’est pas le genre de chose à dire à un mec qui sors de prison et qui a tuer quelqu’un alors que toi tu n’as jamais connu tout ça…

‘Je pense qu’on a tous fait des erreurs dans notre vie. Le mal est déjà fait oui, mais le mal qui est plus important c’est le tient, de savoir que tu t’en veux et que tu paies encore pour ça. Alors ne t’en veut pas trop… Essais d’aller de l’avant et … de vivre en harmonie avec le passé.’

Pourquoi c’est mots m’arrache la gorge ? Pourquoi me font-ils autant mal ? Pourquoi j’ai envie, tout d’un coup de pleurer ? Pourquoi je pense à mon père et à ce que je viens de dire ? Non je ne pourrais jamais faire et respecter ces mots pour ma propre histoire. Je triche, je mens et lui dis des choses qu’il devrait faire alors que moi même, je n’arrive pas à faire une croix sur tout ça. Je suis pitoyable et lâche…
Je vois une larme tomber dans le sable et je finis par me redresser vivement tout en me tournant, ne permettant pas à Ihn Kyang de voir mon visage. Dos à lui, je me remet à marcher le long des vagues.

‘En tout cas, je suis vraiment contente que tu m’en ais parler et… Bien que je ne connaisse pas tout de l’histoire, je te crois et je sais que tu n’es pas ce genre de personne.’

Non je ne lui en veux pas, pourrais-je quand on sait que je ne suis pas mieux ? On fait tous des erreurs et le fait qu’il m’en parle avec autant de difficulté me prouve encore plus qu’il ressasse et s’en veut toujours, envers cet homme et sa famille.
Je sens de nouveau une larme couler le long de ma joue et je ferme les yeux, essaye de ressentir le vent sur ma peau et de m’évader pour de nouveau, ne plus penser à ‘lui’ et de redevenir la Min Ah naturelle que je suis.
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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Ven 10 Jan - 19:38

J'aime ce qu'elle me répond... ce mystère qu'elle laisse planer sur elle et son existence. Je ne l'ais jamais avoué, mais je crois qu'en réalité ne pas savoir à quoi elle ressemblait, ça me plaisait. Ouais, je crois que j'aimais le fait de pouvoir l'imaginer, de pouvoir me faire de mauvaises idées. Dans le fond j'ai toujours aimé ça. Min Ah est devenue presque un fantasme à mes yeux. Rien d'érotique, juste de l'imaginaire. Je pense à elle, j'aime me demander ce qu'elle peut faire quand j'ai les yeux rivés sur le ciel, ce qu'elle peut écouter comme musique quand moi j'en entends une à la radio, et j'adore me dire que peut-être elle est branchée sur la même fréquence que moi. Je sais ça peut paraitre stupide mais cette fille... cette fille j'y tiens. Je crois que c'est la première qui a de l'importance pour moi depuis l'accident. Peut-être aussi parce-que je n'ais connu personne d'autre, en dehors de mes compagnons de galère je n'avais pas réellement l'occasion de faire des rencontres. Mais je ne sais pas... avec elle tout est si différent. Je dirais même plus simple, alors que ma raison me crie que tout est compliqué. Je ne sais pas expliquer les choses, je ne suis pas doué pour ça, je ne sais même pas ce que je fabrique avec une femme comme elle. Sérieusement... Elle a surement un tas d'autres activités plus passionnantes que de suivre un ex tolard dans les rues d'Ulsan. J'aimerais parfois lui demander, si elle ne se force pas, si elle ne se sent pas investi d'une mission qu'elle s'est attribuée seule... Ouais, parfois j'aimerais juste lui crier "Hey tu sais je suis un grand garçon je peux m'en sortir tout seul!" mais je sais que je mentirais. Je sais que j'ai besoin d'elle, de sa présence, de savoir qu'elle est là quelque part pour moi. Et égoïstement j'espère même qu'elle m'a attendu. Je sais que ça peut paraitre fou, je suis surement barge mais tout m'échappe. Je me rends compte que je perds pieds en sa compagnie. Je ne sais plus vraiment ce que je fais, mais loin de m'effrayer ça me rend heureux. Presque innocent ! Vous savez, c'est comme quand on est ado et qu'on se retrouve face à son premier joint. Au départ on hésite, on ne veut pas essayer parce-que nos parents nous ont toujours affirmé qu'il suffit d'une fois pour en devenir accro. Mais on se laisse avoir, les autres, la foule, l'opinion du mal est toujours plus fort que la raison. Alors on tente, on tire une taffe, la première expérience est mauvaise, on s'étouffe avec la fumée mais finalement au second passage, on est plus assuré, on sait quasiment ce qu'il faut faire, jusqu'au moment où c'est finalement la drogue qui prend le dessus et vous fais agir. Et c'est là qu'on se rend compte que nos parents avaient raison! Ouais c'est mal de commencer, parce qu'on en devient vite addict. Je ne dis pas que se droguer c'est bien, mais je pense juste que Min Ah a le même effet sur moi. J'ai été réticent, j'ai pensé à prendre mes jambes à mon cou avant de me jeter dans la gueule du loup, mais je ne regrette rien. Parce-que je le sais, j'en suis accro. Cette fille me porte, elle m'emmène ailleurs et je ne parle pas de cette plage où elle m'a trainé. Ça n'est pas que physique non, c'est aussi moral, mental. C'est plus fort que ça en à l'air et je ne sais pas pourquoi, mais tout ça me rend euphorique. J'ai presque envie d'en rire, encore et encore jusqu'à en avoir mal aux côtes et oublier ce que j'ai pu faire. Je crois qu'avec elle c'est possible. Que je peux y arriver! Que je peux surmonter la vie et la rendre meilleure. Je ne dirais pas que tout serait parfait, mais même tenter d'écrire un brouillon m'irait. C'est toujours mieux que c'est vieux papiers froissés que je traine derrière moi depuis trop longtemps déjà. Je ne suis pas idiot, je sais que ça ne durera pas, que demain je serais à nouveau Yoon Ihn Kyang, un reprit de justice qui doit payer sa dette. Qui traine un lourd fardeau derrière lui, comme un boulet attaché à ses chevilles. Mais je m'en fiche, parce-que ce qui compte c'est le présent. Avec Min Ah, je me dis que demain est loin, que je n'ais plus qu'à faire attention à ce qui se passe maintenant.
Et même si c'est dur, même si c'est douloureux que je repense à ces choses là, je me sens si bien. C'est comme libérateur vous voyez? Peut-être que l'endroit joue aussi sur mon humeur. Je ne sais pas très bien pour tout vous dire. Je n'y pense pas, je ne réfléchis pas, je n'ais pas envie de tout ça. Pour une fois j'ai juste envie d'être moi, mais pour l'être j'ai aussi envie d'être franc. J'ai besoin d'être honnête avec elle avant de me lancer dans l'inconnu. Je crois que c'est ma façon à moi de lui dire qu'elle compte. Que cette journée n'est pas une simple journée. C'est un instant, une parenthèse que je fais dans l'existence que je mène, mais une belle, peut-être même une longue si je le veux. Alors j'essai, je ne pense pas plus et je finis par lui dire ce que j'aurais du faire depuis longtemps. Ça parait simple dit comme ça, mais je suis rongé par la peur. Je crains tellement qu'elle ne s'éloigne que son regard change sur moi. Je crois que je ne serais pas capable de le supporter. Je veux dire... pas elle. Pas le seul soutien que j'ai toujours trouvé à mes côtés. C'est drôle de dire ça quand on sait qu'on ne s'échangeait que des lettres. Mais il parait que les mots peuvent guérir les plus profondes blessures... Et je crois que celui qui a inventé ce dicton avait raison. Je lui parle du plus important, je ne veux pas lui compter les détails mais je pense que si elle me demandait, je finirais par me confier. Je ne sais pas pourquoi j'ai cette sensation, ce besoin d'être en accord avec moi même quand je suis avec elle. Je ne peux pas mentir! Aux autres d'accord, mais pas à elle. Min Ah... Min Ah est trop importante pour moi. Je ne parviendrais pas à la regarder en face en sachant que je lui mens. Je franchis un cap, un petit pas pour l'humanité mais un énorme pour moi. Ça parait dingue, mais c'est si vrai. Je crois que notre relation peut changer. Je n'attends rien, je me dis juste qu'on peut devenir plus sincère, plus proche en se confiant l'un et l'autre. Elle garde des secrets enfouis en elle, j'en garde aussi, mais je décide de lui dire certain. Pour avancer, parce-que j'en ais ras le bol de me cacher derrière des excuses à deux balles qui ne fonctionnent plus. Qui peut encore croire à mes "T'en fais pas, ça va je gère!" ou encore mes "Je me fiche de ce que les autres pensent!" c'est faux bordel! Il n'y a pas un seul jour où je ne me sens pas épié du regard. Comme si ils étaient capables de lire sur moi le mal que j'avais fais. Comme si dans mon dos on m'avait scotché une putain d'étiquette avec inscrit le mot "assassin". Je me déteste! La vérité c'est que je hais même mon propre reflet quand je me regarde dans le miroir. Je n'aime pas voir ce que je suis, ce que je suis devenu en sachant ce que j'étais. Ce temps là me parait si loin... plus jamais je ne serais ce fils aimant, fier et talentueux. Je ne suis plus qu'un type parmi tant d'autre. Un minable, un peu moins pitoyable quand il se retrouve avec une fille comme elle. Sans m'en apercevoir, je me mords l'intérieur de la joue un peu plus fort, jusqu'à ce qu'un gout âpre vienne envahir ma bouche. Je crois que je saigne, mais ce n'est rien face à ce que je redoute. Je crains tellement qu'elle n'arrive pas à accepter l'idée, qu'elle me regarde différemment. Je suis capable de supporter bien des regards, méchant, accusateur, haineux, dégouté... mais je ne me sens pas assez fort pour affronter celui de Min Ah sur moi. Je retiens mon souffle quand elle s'arrête à mes côtés. Instinctivement je relève la tête vers elle, prêt peut-être à faire demi-tour mais je la fuis des yeux. Je ne veux pas croire que tout se termine aussi brutalement... Elle va partir n'est-ce pas? Elle va me laisser là, parce-que je ne suis pas un mec bien...
J'y crois fort, si fort que mon cœur manque un battement en apercevant le bout de ses orteils qui s'enfoncent dans le sable. Elle n'a pas l'air de s'enfuir, au contraire elle s'approche et mon rythme s'accélère. J'aimerais avoir la force de la regarder mais je n'ose pas. Je serre les poings, avale difficilement ma salive et m'arrête de respirer quand son front touche mon torse. Est-ce que... Pourquoi? Pourquoi elle ne me rejette pas comme le font tous les autres? Pourquoi elle ne s'éloigne pas? J'aimerais lui demander, mais ce qu'elle fait et dit est trop intense. Ça me touche... ouais je crois que je suis même touché en plein cœur. Elle aurait pu me dire n'importe quoi, me poser des questions, même m'insulter d'idiot, d'irresponsable mais elle ne l'a pas fais. Au lieu de ça elle m'encourage. Pas à reproduire les mêmes erreurs évidemment, mais à avancer. Comme si c'était aussi facile que ça, comme si il suffisait d'un claquement de doigt pour tout effacer. Je pourrais lui hurler qu'elle se trompe, qu'elle n'a pas la moindre idée de ce que je peux ressentir. Mais je n'en penserais pas un mot! Parce qu'en vérité.... je me dis que oui, elle a peut-être raison. Du moins, c'est ce qu'elle me fait croire. Et vous savez quoi? Je me fous qu'elle me leurre, qu'elle me mente. J'en ais rien à fiche qu'elle idéalise la réalité, car moi j'aime à penser que c'est possible. J'ai besoin de me dire que ça l'est, sinon à quoi bon continuer? A quoi bon vivre si je ne peux pas réussir à payer ma faute?  J'aurais aimé la prendre dans mes bras, mais le temps m'a manqué. Elle me tourne le dos, je me sens plus mal à l'aise que je ne l'aurais cru mais je ne sais pas d'où ça vient. Si c'est la façon qu'elle a de rendre les choses plus supportables qui me font faiblir ou si c'est elle simplement... Peut-être qu'elle se trompe, peut-être que je suis vraiment ce genre de personne. Mais c'est dur... avec elle je me dis que je peux être quelqu'un de bien. C'est fou non? Allo Ihn Kyang redescend sur terre sinon la chute va être terrible ! Ouais ça va je sais! Pas la peine de me le rappeler. Mais laissez-moi encore y croire. Juste un peu... je ne demande rien de plus. J'aimerais lui dire quelque chose, un truc qui aurait de l'impact et du sens mais je ne suis pas doué. Pas pour ça en tout cas ! Je réfléchis, un peu trop et comme je me perds je finis par dire la plus grosse bêtise qui me vient à l'esprit. Amusé je lâche dans un petit rire désabusé :

"T'es quoi au juste?... Une espèce d'ange tomber du ciel ou quoi?"

Ouais j'ai l'air con à lui dire ça. Je crois même que ça ressemble à une phrase de gros loveur mais en réalité c'est ce que je pense vraiment. Min Ah c'est comme mon petit ange gardien. Celle qui est arrivée de nulle part pour veilleur sur moi. Je ne me fiche pas d'elle, ni de ce qu'elle m'a dit mais j'ai peur qu'elle le comprenne de cette façon. Non je suis juste maladroit, plus à l'aise avec l'humour que les mots. J'ose à peine avancer vers elle, mais je finis par le faire. J'ai comme l'impression qu'elle n'est pas bien. Je ne sais pas si c'est moi, ce que j'ai dis ou même fais. Peut-être que j'aurais du garder pour moi tout ça? Je m'approche doucement, je me rends compte que je mesure chacun de mes gestes et j'hésite encore lorsque je tends ma main vers elle. Pourtant je finis par venir lui frôler le bras du bout des doigts, le cœur serré "Min Ah?..." ma voix est douce, presque étouffée par la brise. J'inspire profondément, fais quelques pas de plus sans dépasser les limites qui me sont interdites. Je n'ais pas besoin de voir son visage pour comprendre que quelque chose ne va pas. Je n'ais pas envie d'empiété sur ses nombreux secrets. Je ne cherche pas à savoir, je m'en fous, si elle veut les garder pour elle alors qu'elle le fasse. Je veux juste qu'elle sache que je suis là... Alors je laisse ma main glisser le long de son bras pour venir trouver sa main. Mes doigts se mêlent au sien, presque trop naturellement comme si il ne m'avait fallut que de deux fois pour retenir le chemin. Je me mordille la lèvre et approche mon visage près de son oreille pour lui murmuré "Avec toi... tout devient plus supportable..." et j'espère qu'elle pense la même chose. Que je peux la rassurer avec ma présence comme elle le fait avec ses mots. Je ne devrais pas, mais je me permets d'embrasser le haut de sa tempe. Un geste tendre que je n'ais eut avec personne depuis des années. Je ne la presse pas, je ne lui fais rien avouer. Elle peut tout garder pour elle, je n'ais pas besoin de ça pour avoir envie de la protéger. Je soupire doucement apaisé... j'ai l'impression qu'on est seul sur cette plage, comme seul au monde. Et l'idée me plait ! J'aime me dire que plus rien n'existe à part elle et moi. Dans notre bulle, dans notre forteresse qu'on pourrait très bien construire à deux. Je ne sais pas combien de temps on est resté là au bord de l'eau, je sais juste que je la laissais prendre celui qui lui fallait. Puis sans la préparer à quoique ce soit, je me reculais un peu pour venir lui faire face. La regardant un air amusé sur le visage, j'arquais un sourcil espiègle :

"Tu sais courir?"

Mon idée était folle, mais je m'en fichais. Je crois qu'on avait tous les deux besoin d'un grain de folie. Alors je m'éloignais, marchant à reculons tout en la provocant du regard. "On fait la course?" C'est bête, mais j'aime ça. J'ai besoin de sentir l'adrénaline dans mes veines, un petit chalenge de rien du tout qui nous permettrait de nous détendre. Je souris un peu plus, et évidemment je triche en venant la poussé en arrière pour lui faire perdre du temps et m'élancer le premier. Je me mets à rire, tout en lui criant "Le premier qui dépasse le marchand de glace à gagné." Sa roulotte était sur le trottoir en haut de la plage, ce n'était qu'un repère pour courir sur le sable. Notre ligne d'arrivée imaginaire. Je ne sais pas ce qu'on gagnerait, peut-être le droit de rire et de se sentir heureux?
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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Mer 15 Jan - 17:56

Je n’y arrive vraiment pas, il met impossible de me retourner, de le fixer d’un regard doux et rassurant et de lui sourire pour lui montre que je suis là. Mais au lieu de ça ? Je lui tourne le dos… J’aimerai le prendre dans mes bras, de continuer à lui parler pour le rassurer, pour lui faire penser à autre chose, pour lui dire qu’il n’est pas seul, pour lui dire que je serai là pour lui. Pour lui dire tellement de chose, tellement de chose qui me tienne à cœur et que j’ai envie de lui transmettre de lui faire partager. Mais mes propres mots m’arrachent la gorge, me font me sentir mal, me font me sentir sale vis à vis de Ihn Kyang. J’ai envie de partir, de courir, de prendre mes jambes à mon cou tellement je me sens nul. Si seulement il savait, il devrait me haïr, il devrait me détester, il comprendrait à quel point c’est mot son nul sortant de ma bouche. Oui je les pense, je pense vraiment ce que je lui dis, car j’ai toujours voulu être honnête, en voir lui qu’en vers moi. Et pourtant cela sonne faux… Alors je me rassure, je me dis que ce n’est pas pareil, que c’est différent. Non, on ne peut pas comparer nos histoires, lui a tuer quelqu’un, moi je… Moi je quoi ? Je veux simplement piéger mon père ? Mais jusqu’à quel point ? Jusqu’où je compte aller ? Je ne sais pas et je crois que je n’ai pas de limite… En tout cas je ne m’en suis jamais fixé et c’est vrai que je n’ai jamais pensé y mettre. Car cela me freinerai, et je n’ai pas envie de perdre ma ‘cible’ des yeux et de me détourné de mon but. Alors je fais ce que j’ai à faire sans me poser de questions. Car se poser des questions, c’est douter…

Le silence se fait, je me tais, je reste muette, bien que j’ai encore envie de parler. Mais rien ne sors de ma bouche et je préfère attendre. A quoi pense-t-il ? Que se dit-il ? Mes mots l’ont-il touché ? Car je sais qu’on a déjà dut lui dire tellement de fois, qu’il faut aller de l’avant et blablabla, blablabla… Mais je les pense et pour moi c’est ça qui compte. Et lui, s’en rend-t-il compte que je lui parle sincèrement ? Que j’ai aussi envie d’être à ces côtés, d’être son amie qui prend soin de lui, qui le conseil, qui est la pour aller de l’avant et continuer sa vie. Là pour les moments dures comme pour les bons. C’est vrai, je m’en fou de ce qu’il a fait, car bien que je connais pas toute l’histoire, il y avait des raisons. JE ne veux pas le forcer, car j’aimerai pas non plus qu’on me force la main. Mais s’il le souhaite, je serai là pour l’écouter d’avantage, pour être une oreille attentive. J’aimerai tellement qu’il me le dise mais cela viendra en tant et en heure. N’est-on pas en train de se redécouvrir en fin de compte ?

"T'es quoi au juste?... Une espèce d'ange tomber du ciel ou quoi?"

Je souris et rouvre doucement les yeux pour fixer l’infini de la plage et de la mer, je fixe l’horizon tout en souriant à ces paroles. Oh que j’aimerai être un ange, son ange gardien, mais il tellement loin du compte. Quelle tête ferait-il si je lui disais ? Comme régirait-il ? Il se rendra compte que je n’ai rien d’un ange. Est-ce vraiment comme ça qu’il me perçoit ?! Cela me rassure et me terrifie en même temps, je ne sais pas quoi dire ni comment réagir. Alors je fais comme d’habitude, je répond avec sincérité.

‘Si seulement tu disais vrai… Disons une âme vagabonde qui veut prendre soin de quelqu’un ?! Et être là pour quelqu’un ?! Ca te va ?’

J’entends le sable glisser, bouge-t-il ? Je ne fais rien et attend, je n’ai que ça a faire car je ne souhaite pas fuir, mais je n’arrive pas non plus à me tourner vers lui. Mes pieds sont immobiles, comme s’ils avaient prit racine dans le sable et qu’ils me disaient ‘Non, tu ne bougeras pas, nous ne te donnons pas l’autorisation !’. Alors j’écoute, tout en fixant un point lambda dans la mer. Son ombre finie par apparaître dans mon champs de vision et je pose mon regard dessus alors qu’elle continue de monter à mes côtés. Une silhouette, enfin, rentre à son tour dans mon champs, mais je ne détache pas mes yeux de cette masse noire qui se dessine sur le sol. Elle me fascine, me perturbe et elle me fait rêver en même. Si belle, mystérieuse. Elle est là sans être là et je n’ai qu’une envie, en savoir plus sur elle. Il se positionne en face de moi et je fixe la base de l’ombre, immobile. Je vois son bras se lever et sans vraiment avoir le temps de m’en rendre compte, je sens quelque chose me frôler. Je me sens frissonner et me persuade que c’est le vent qui se lève doucement qui me donne cette sensation. Le silence se fait, et ce murmure dans ce calme me perturbe encore plus et me donne une sensation de légèreté. J’ai tellement envie de me serrer contre lui, de coller ma tête contre son corps, sentir cette chaleur humaine près de moi, une chaleur rassurante. Est-ce que je rêve ? Non… Et même si c’est le cas, c’est le plus beau des rêves… Tout comme ce vent qui n’est, au fait, que la main de mon amie. Et ce vent qui me frôle finis par descendre le long de mon bras pour venir entrelacer mes doigts. Je sens mon cœur chaviré et toutes mes pensées finissent par disparaître, mon père, ma vie, mes amis, même cette mer que j’adore, plus rien n’existe à part lui, lui et lui seul… Je ferme les yeux quand je le sens se rapprocher de moi, et quand je sens son souffle me parler, je me mord doucement la lèvre, comme pour me tenir éveiller et ne pas sombrer dans ce que je crois être un rêve.

"Avec toi... tout devient plus supportable..."

J’ai de nouveau envie de pleurer, mais de bonheur. A quand remonte la dernière fois que j’ai entendu ces mots ? Qui m’a déjà dit ce genre de parole ? Ma mère… Quand elle était encore sobre… Depuis quand n’ai-je pas compté pour quelqu’un ? Depuis quand me suis-je pas sentis utile pour une personne qui compte ? Que j’ai envie de soutenir, d’aider, de partager. Cette larme finie de nouveau par couler le long de ma joue quand ces lèvres viennent rencontrer ma tempes. Sans m’entendre compte, mon corps se penche légèrement vers l’avant, et sans pour autant faire de pas, ni même me coller à lui, je me rapproche doucement. Je ne veux pas dépasser les bornes, mais j’ai envie de me sentir encore mieux. J’ai envie de plus, mais je me retiens et me contente de ce qu’il me propose, son amitié.

‘Merci… Merci d’être là…’

J’ai envie de lui dire plus, que pour moi aussi, sa présence me fait tout oublier. On est comme dans une bulle, seuls avec le bruit de la mer. Les moteurs qui ronronnent en passant, les gens qui discutent sans la route, plus rien ne semble nous atteindre. On reste ainsi, immobile dans notre monde, et aucun de nous deux ne semble vouloir casser ce que l’on pourrait jugé de parfaite harmonie. Mais le temps n’ai pas infini, je m’en rend compte et je le sais que l’on devra se séparer, plus se dire au revoir pour retourner chacun dans notre vie. Mais je n’ai pas envie, j’aimerai arrêter le temps, don que je n’ai pas… Il semble s’en rendre compte car il finit par s’éloigner. J’ai envie de lui crier de rester mais je me retient. Je garde juste les yeux fermés quelques instants, avant de les rouvrir quand il prend la parole.

"Tu sais courir?"

Je le fixe et fronce les sourcils. Où veut-il en venir ? Je ne sais pas, mais je décide quand même d’attendre un peu avant de lui répondre en faisant mine de ne pas comprendre. Oui, je joue la comédie, mais c’est pour ne pas prendre la parole de suite et espéré que cette voix humide que j’ai passe. Vous savez, le genre de voix enroué que vous avez après avoir pleuré toutes les larmes de votre corps. Mais je ne peux pas faire ça indéfiniment et je lui répond, priant pour que ça passe inaperçu.

‘Si tu me demandes de courir un marathon, je ne pense pas être la bonne personne pour ce genre de défi ! Mais sinon oui, je peux me débrouiller quand je met de la bonne volonté !'

Je reprend mon sens de l’humour, comme pour passer à autre chose, oublier ce passage assez mélancolique et quelque peu triste que l’on a eut, lui comme moi. J’ai envie de penser à autre chose, lui aussi et j’espère que mon humeur décalé pourrait le montrer. Je le regarde de plus en plus reculé, intrigué par ce sourire amusé et taquin. Qu’avait-il donc derrière la tête ?

"On fait la course?"

Ne ???? Faire la course ? Le temps que mon cerveau analyse la situation, il est déjà revenu vers moi pour me pousser, avant de partir en arrière, mais cette fois ci, en courant.

"Le premier qui dépasse le marchand de glace à gagné."

Ne jamais provoquer une femme, est ce que c’est quelque chose qu’il sait ? Surtout avec une Min Ah comme moi qui adore par dessous tous les défis. Je souris et sans attendre une seconde de plus, je m’élance vers l’avant pour rattraper mon ami. Cette fois ci mes jambes répondent au quart de tour et je me sens partir vers l’avant. C’est vrai que j’ai toujours aimé le sport, en particulier la danse, mais la course d’endurance n’a jamais été mon fort car je n’y ai jamais vu de but. Quand j’entreprends quelque chose, c’est dans un but précis. Alors courir sert à quoi ? Tu pars de chez toi pour revenir… Bah chez toi ! Mais dit donc, c’est vachement utile tout ça, très pratique ! Moi j’ai plus simple, je me pose les fesses dans mon lit, à zapper la télé, ça fera le même résultat ! Mais là c’est différent, je le fais pour quelque chose, pour rattraper Ihn Kyang. A-t-il réalisé ou lu dans mes pensées que j’avais besoin de me rebooster ? Ou tout simplement était-il dans le même état d’esprit que moi ? Peut important car j’avais l’impression de me sentir revivre en sentant mon corps se mouvoir, à la limite de souffrir pour battre un record. Ralentit-il exprès ? Car j’ai l’impression de le rattraper doucement ? Où est ce qu’une impression car maintenant je crois que je stagne par rapport à la distance qui nous séparent… Je jette un coup d’œil à la roulette du marchant de glace qui se rapproche à grand pas et j’essaye d’accentuer le rythme de mes pas mais j’ai plus l’impression de m’enfoncer d’avantage dans le sable qui fait ventouse sur la plante de mes pieds. Je vois enfin Ihn Kyang ralentir et je réalise que l’on a dépassé la ligne imaginaire qu’il avait fixé. Je finis par m’arrêter après l’avoir dépasser alors que lui même c’était arrêté. Je me tourne vers lui et reviens d’un pas décidé dans sa direction. Oui bon j’ai compris le message, je dois vraiment me remettre au sport, mais impossible de le lui avouer !

‘Bon par contre je proteste, c’est pas du jeu, tu es parti avant moi ! De plus je suis sur que tu as passé un pacte avec le sable pour qu’il m’aspire les pieds comme une ventouse ! Donc non, je suis pas d’accord, c’était pas équilibré ! Et puis je suis une fille !’

Quel est le rapport ? Explication ? Mais non, quand on est une fille, il n’y a pas d’explication, enfin c’est logique quoi, galanterie un peu !
Tout en ayant dit ça, je suis arrivé à sa hauteur et je l’ai frapper, sans réelle mettre de force, bien que j’en ai pas énormément, au niveau de l’épaule. Moi ? Le provoquer ? Non, c’est pas mon genre… Hum…
Je finis par lui tirer la langue et je recule de quelque pas.

‘Je veux ma revanche ! Sinon … ! Sinon tu finis à l’eau !’

Quelle menace dit donc, c’est du moi tout craché. Et il se moque en plus ? Comme quoi j’en suis pas capable ? Ah non , ne jamais, au grand jamais provoquer une fille, surtout une Min Ah !
Tel un chevalier partant à l’assaut, je me en arrière et j’arrive à ce que ces pieds touche l’eau. Enfin le sable humide, c’est à la limite dans l’eau, mais on dira que c’est la même chose. Mais voyant que ma force m’abandonne et que très vite cela ne sert plus à rien, je me stoppe, lève les yeux vers lui, avec un air de chat qui n’est pas coupable de ces actes. Mais mes yeux doux ne semble pas avoir grand effet sur le brun qui me lance un regard qui me fait comprendre que je dois prendre mes jambes à mon cou. Je ne me fais pas prier et je commencer à courir dans tous les sens, effectuant des zig zag inutile pour évité mon ami qui, bien sur c’est jeté à ma poursuite. Tel le jeu du chat et la souris, voilà que commence le Deuxième Round, que je compte bien gagner !
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Yoon Ihn Kyang



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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Ven 17 Jan - 9:57

« Aller dépêche-toi Ihn Kyang, il faut y aller avant que le vent ne se lève. Qu’est-ce que tu fiches encore ? » je lève les yeux désabusé alors que la lanière en plastique glisse de mes mains. Je retiens un soupir, me baisse avec beaucoup de mal et rattrape mon erreur. La silhouette fine et parfaite de Na Na s’évanouie vers la voiture garée dans l’allée. Je peste contre elle et sa manie à toujours emporter un tas d’affaires qui ne servent à rien. Je ne sais pas ce qu’elle va fiche de tout ça à la plage alors je m’écrie après elle « On ne part pas en camping tu sais ?! ». Mais je parle dans le vide, elle monte déjà à bord et ouvre la vitre pour s’appuyer sur la portière. Elle a son petit air malicieux que j’aime tant voir sur son visage. Ses lunettes noires recouvrent ses jolis yeux noirs, mais je devine qu’elle a cette lueur si particulière qui me fait abdiquer. Ok je suis faible ! J’obéis sans rien lui dire malgré que je sois contrarié par la situation. C’est encore à moi de tout fiche dans le coffre, je joue des mains, des bras pour pouvoir l’ouvrir mais l’exercice est plus compliqué qu’il n’y parait. Je fais tout tomber au sol, alors qu’elle s’impatiente encore en faisant claquer ses doigts sur la carrosserie. « Mais tu le fais exprès ? » Non non je ne le fais pas exprès, je n’ais juste que deux bras comme tous les êtres humains sur cette satanée planète terre. Mais elle s’en fout, et je ne trouve pas le courage de lui dire ce que je pense vraiment. Agacé je finis tant bien que mal à tout ranger et ferme le coffre violemment. Je ne suis pas certain d’avoir envie d’y aller finalement. Quand je pense que je n’ais emporté que ma serviette de bain ! Na Na prend toujours plus qu’il ne faut et je suis toujours l’idiot qui doit tout porter. Le pire ? Le pire c’est que je ne lui dis jamais non. J’ai finis par grimper à mon tour, le visage fermé tandis que je serre les dents. J’inspire un grand coup sec sans la regarder, elle m’agace parfois. Mais quand j’ai le malheur de vouloir lui faire la gueule elle trouve toujours quelque chose à redire ou un geste pour me faire changer d’avis. Alors que je m’étais le contact, elle glisse habilement sa main dans le creux de ma nuque et caresse le bout de mes cheveux. Mon cœur s’emballe, comme à chaque fois qu’elle ose me toucher. J’aimerais la repousser, lui dire que j’en ais marre d’être son larbin… « Ne sois pas fâché Ihn Kyang. J’ai envie de passer un bon moment avec toi. »… mais je n’ais aucune volonté. Je soupire, marmonne un bref « mouais » que j’espère encore convaincant et prend la route en direction de la mer. Je suis content d’y aller. La saison a commencée tardivement, et chaque année on aimait s’y rendre. C’était notre truc, on s’installait des heures sur le sable, elle faisait bronzer sa peau pâle tandis que je faisais des longueurs en espérant l’impressionner. Avec le mauvais temps j’ai cru que j’allais perdre l’occasion de passer ces instants avec elle. C’est bête à dire mais j’adore aller à la plage. J’ai toujours l’impression que les gens sont heureux ici. Le soleil brille, le sable est chaud, l’océan à perte de vue… que demander de plus ? Hormis le fait qu’elle me remarque un peu ? Rien. Je suis heureux, et je ne suis plus contrarié à l’idée de porter encore ses affaires pour les lâcher brusquement sur le sable. Elle me regarde, proteste que je ne sois pas plus tendre avec son superbe sac Gucci, mais si elle savait comme je m’en fiche. Je lève les yeux au ciel, retire mon t-shirt et désespère d’avoir un jour les muscles qu’il faut pour attirer son attention. Je n’ais rien d’un sportif ultra bien fait. Je ne suis pas feignant pour autant, mais les sports que je pratique ne font gonfler que mes mollets pour la plupart. Elle ne fait jamais aucune remarque sur moi, ne laisse jamais ses yeux s’attarder sur mon torse… Quant à moi… je suis obnubilé par elle. Na Na est le genre de femme sur qui on se retourne. Elle est belle, drôle, intelligente, un poil capricieuse mais ça faits on charme. Je sais que j’ai de la chance de l’avoir à mes côtés. J’attise la convoitise, même si je sais que la plupart se demande ce qu’on fait tous les deux. Mais j’aime laisser croire qu’entre elle et moi c’est plus qu’une histoire d’amitié. Pourtant… pourtant elle trouve toujours le moyen de me le rappeler « Oh mate moi un peu ça !! T’as vu le beau gosse là-bas ? » Je lève les yeux vers l’endroit qu’elle indique, énervé je me laisse tomber lourdement sur le sable et me tourne sur ma serviette « Bof encore un connard comme tous ceux que tu convoites. » Si seulement tu regardais dans ma direction. Tu verrais que moi je te veux du bien…

C’est la dernière fois où je suis allé à la plage avec quelqu’un. Il m’est arrivé parfois d’y venir pour me changer les idées, mais toujours en solitaire. Je ne sais pas pourquoi je repense à tout ça, peut-être parce-que aujourd’hui je ne suis pas seul ? Pourtant l’ambiance est différente. Ça n’a rien de joyeux, ça n’est pas triste non plus mais j’ai ce sentiment étrange qui nait au creux de mon ventre. Je crois qu’une part de moi aimerait être ici avec Na Na. Comme dans mes souvenirs, comme à l’époque où tout se passait bien. Je sais c’est égoïste, cruel de penser ça alors que je suis avec une autre. Une vraie amie surement, plus que jamais Na Na ne l’a été pour moi. J’ai cette fille près de moi, et j’ai l’impression qu’une alarme s’allume. Celle qui me fait dire « ne reproduit pas les mêmes erreurs… » seulement je n’ai pas la moindre idée desquelles il s’agit. Alors je me laisse vivre, je prends le temps qu’il faut pour apprécier et me dire « t’en fais pas ça ira… ». C’est bizarre, je sens que quelque chose pèse sur elle. Le poids d’un remord ? D’une faute ? D’un vieux souvenir ? Je ne sais pas lequel est le plus à plaindre entre elle et moi, mais je déteste l’idée de savoir qu’elle peut souffrir. Cette fille… c’est un cadeau. Je n’ais jamais pensé ça pour personne à part Na Na. Mais je me suis rendu compte avec les années que j’étais aveuglé par mes sentiments. Je suis peut-être fou, mais quelque chose me dit que je peux lui faire confiance. A Min Ah je veux dire… j’ai l’impression qu’elle ne pourra jamais me faire un coup bas, qu’elle ne pourra jamais me juger non plus. Elle ne l’a jamais fait, malgré que je sois enfermé entre quatre murs, et encore maintenant quand je lui ais annoncé que j’avais tué quelqu’un. Qui est cette fille ? Si c’est un coup du destin alors je l’en remercie. Si c’est un parfait hasard, alors je me félicite d’avoir eut le courage de répondre à ses lettres. Je ne sais pas qui elle est, ni ce qu’elle deviendra mais je sais qu’en ce moment je la veux avec moi. Elle a cette façon de me rassurer, de me faire croire que tout est possible. C’est con, mais en cellule j’avais l’impression d’être libre quand je lisais ces mots. C’était comme si je n’avais qu’à fermer les yeux pour l’imaginer m’écrire, me sourire… et j’étais loin. Si loin que personne ne pouvait m’atteindre. C’est bête que je la compare à un ange ? Moi je trouve qu’aucun mot n’existe vraiment pour la décrire. Peut-être que je serais déçu, peut-être qu’en apprenant à mieux la connaitre je ne la verrais plus de cette façon. Mais pour l’instant je ne pense pas à demain. Je pense juste à aujourd’hui et à ce qu’elle partage avec moi. Ce doux moment, cet instant qui n’appartient qu’à nous. Je ne vois plus rien, je ne ressens qu’elle et cette brise qui nous porte. J’ai l’impression que ça ressemble à une mauvaise scène d’un film romantique. Mais je n’ais ni le charisme ni la prétention d’être un héro dramatique. Je suis juste moi et elle est bien réelle. Je l’espère en tout cas… je ne voudrais pas me réveiller et retomber dans mon quotidien si morose. On passe de longue minute à se comprendre sans rien se dire, à se laisser porter par la chaleur de l’autre. Je me rends compte à quel point ça m’a manqué. Etre en accord avec quelqu’un. Même si on ne parle pas, même si on n’a pas de long discours, je sais qu’elle comprend, je sais qu’elle peut lire en moi. Je suis juste branché à sa fréquence, et pour rien au monde je ne voudrais m’en détacher. Pourtant me vient une idée folle ! Celle de se lancer dans une course. Je ne cherche pas à détruire ce moment, juste à le rendre plus gai. Plus vivace ! Elle et moi on a besoin d’espace, de respirer, de souffler un bon coup. Alors quoi de mieux que de se lancer dans un défi ridicule ? Je pense sincèrement le gagner, pas parce-que je suis le mec le plus sportif d’Ulsan mais parce-que je triche. Hey quoi ? Il faut bien ce qu’il faut pour impressionner une jolie fille pas vrai ?

Je n’attends pas son signal pour m’élancer, je me mets à courir vite, rapidement pour prendre le plus d’avance possible. Elle se débrouille tout de même, je pense même que si je me laisse aller elle pourrait me rattraper. Mais ça me plait de savoir que je suis devant. Que je suis celui qui mène la danse ! C’est comme s’approprier quelque chose qui ne nous appartient. Comme si cette liberté que j’avais me donnait l’opportunité d’aller loin. Dans ma course, je me retourne plusieurs fois pour l’aviser derrière. Je finis même par ralentir, peut-être parce-que ça serait plus gentleman de la laisser gagner ? Ouais c’est vrai… mais vous savez quoi ? Je ne suis plus ce garçon là. Celui qui se laissait devancer, celui qui s’effaçait parce-que c’était plus facile que de s’imposer. Je sais désormais que tout ce que je désire je ne peux l’avoir qu’à la force de mes bras. S’en est fini de mes facilités, des courbettes parce-que je suis fils « de ». J’ai salie mon nom le jour où le juge à prononcé « coupable ». Alors je ne cours plus après la gloire, je cours désormais parce-que je suis libre je le faire. Parce-que j’en ais envie et parce-que j’en prends le temps. Je finis par dépasser ce repère que j’avais fixé, je cours même un peu plus loin mais je m’arrête heureux, le sourire aux lèvres alors que Min Ah est encore derrière. Je le reconnais, je suis mauvais perdant. J’ai toujours détesté perdre, je ne dois ça qu’à mon éducation. Pourtant, au fil des années il me semble que j’avais oublié ce qu’était le gout de la victoire. J’avais tant de facilité que ça en devenait banale. Trop simple à mes yeux. A force de répéter la même chose, on finit par s’en lasser. Cette fois je n’ais aucun trophée doré à la fin, mais j’ai surement le plus beau… Min Ah… Content de ma prestation, je ne peux résister à l’envie d’en faire trop et parce-que j’aime jouer les faux vantard :

« Tu sais ce que signifie le mot course ? »

Je suis sarcastique, et je lâche un rire moqueur alors qu’elle vient protester. Sa remarque me fait rire, j’adore quand elle fait ça. Elle est drôle, décalée. Bon nombre de filles auraient préféré que je les laisse gagner, ou encore que je l’attende mais pas elle. Même si elle revendique le droit à sa victoire. Elle veut une revanche alors ? Finir à l’eau ? Je doute qu’elle soit capable de me soulever mais pourquoi pas. Son défi me va ! Elle me provoque, je réponds à ma façon, avançant doucement vers elle alors qu’elle recule déjà. Je ne la laisserais pas me battre. Et ce que je craignais arrive, elle part en courant avant même que je n’ais le temps de l’attraper. Je m’élance à mon tour, court après elle comme si elle pouvait m’échapper. J’accélère le pas, le sable me parait plus mou cette fois, mais je n’ais pas envie de lâcher. Je continue, je pousse pour arriver derrière elle malgré qu’elle fasse un dernier écart pour m’éviter. Je lui bloque le passage, elle veut fuir, mais je me jette sur elle, enserre sa taille de mes deux bras et la soulève presque du sol pour qu’elle reste avec moi « Tu m’échapperas pas ! ». Elle se débat bien sur, ne veut pas me laisser la victoire trop facilement et quand je pense avoir assez d’emprise sur elle, la coréenne s’enfuit, elle me file entre les doigts. Je râle, je crie au monde entier cette injustice et me met à rire tout en la coursant. J’ai du mal à rester concentré, rire ne m’aide pas à garder mes forces. J’en viens à avoir mal aux côtes mais je m’en fiche. Espiègle, je décide de lui barrer la route, et m’étire pour lui saisir le bras. Je ne tire pas fort, juste assez pour qu’elle finisse plaquée contre mon torse pour que je la maintienne. « Cette fois t’es fichue ! » elle est à ma merci, elle continue à se débattre mais je sers plus fort. On chahute, comme deux enfants et au moment où elle tente de s’éloigner, je tente de la retenir en l’entrainant vers moi. Seulement je perds l’équilibre, mes pieds ne tiennent sur le sable, et je voudrais agiter les bras pour me maintenir mais le faire c’est dire adieu à la proximité entre elle et moi. Je refuse, je sais que je tombe mais qu’importe. Je m’écrase brusquement sur le sable qui devient plus dur sous mon poids. Je n’ais même pas la force de chercher si j’ai mal ou non. Je ris juste, je ris parce-que je me sens bien et je mets un moment à comprendre que Min Ah est tombée sur moi. Je la regarde, les yeux plissés par mes éclats alors que ses cheveux balayent mon visage. Je ne m'en étais pas rendu compte avant... mais son parfum. Il sent si bon... ça ne ressemble à rien de fruité, c'est peut-être légèrement fleuri mais je ne sais pas... c'est agréable, tout comme lorsque nos voix se confondent l'une avec l'autre. On est presque à l'unisson, comme une parfaite symbiose. Et ça me parait irréel, presque trop beau pour être vrai... Puis sans m'en apercevoir, j'ai cessé peu à peu de rire pour laisser mes yeux rivés sur elle. J'ai l'impression qu'elle est encore plus belle de près, comme si je n'en avais jamais assez vu, je découvre ses traits, leur harmonie qui se dessine devant moi.... mon dieu, elle semble parfaite. Ce tableau l'est en tout cas. Ce cadre, le bruit des vagues qui résonnent... son sourire... C'est ce moment là qu'elle choisit pour vouloir s'éloigner, elle veut surement se relever, peut-être juge-t-elle qu'elle m'étouffe... mais si elle savait... Non, bon sang je n'ais pas envie qu'elle recule. Je ne veux pas qu'elle me laisse... alors je ne réfléchis pas, j'attrape son poignet dans ma paume et la retient.

Je sais que je dois la surprendre, elle ne doit pas s'y attendre mais... mais je ne peux pas. Ne pars pas Min Ah... je trouve ce moment si parfait. Si tu t'éloignes, ça gâcherait tout. Si tu t'en vas, je devrais à nouveau me rendre compte de la réalité. Je ne veux pas... ce dont j'ai envie... c'est sa chaleur, son regard... j'ai finis par ancrer mes yeux au sien, je n'arrive même plus à les détourner. Je crois que ça serait un crime si je le faisais. Cette lueur qui brille dans ses pupilles, j'aime à croire que c'est pour moi, parce-qu'elle a cette chose qui lui donne les mêmes frissons que moi j'ai. Je me mordille la lèvre, sans m'en apercevoir ma main libre à trouver sa mèche de cheveux, celle qui tombait sur ma joue. Délicatement je lui ramène derrière l'oreille pour dégager ce visage que je juge parfait. Puis mon regard dérive lentement sur ses lèvres... elles sont pleines, leurs lignes sont bien marquées, légèrement violacée par l'air frais. Ça n'a rien de repoussant, au contraire, j'ai envie de pouvoir y gouter, je me demande quelles saveurs elles peuvent avoir. Je n'ais aucune idée de ce que je voudrais, mais je sais déjà que ça me plaira... j'avance lentement, ma main glisse derrière sa nuque. Je voudrais me poser les bonnes questions, me demander si ce que je fais est bien. Mais si je le fais, je sais que je douterais, et si je doute alors je n'oserais plus rien. Je resterais là, à attendre que le temps passe sans jamais saisir les occasions qui se présentent. Celle là... vous voyez je n'ais pas envie qu'elle m'échappe. Je ne la laisserais pas filer... alors je l'attrape au vol, je me fiche de savoir si c'est bien ou mal, c'est juste ce que je veux. Là maintenant... Je franchis les derniers centimètres qui nous séparent. La limite m'a semblée interminable jusqu'à ce que je vienne apposer mes lèvres sur les siennes. Au départ je ne sais pas, j'hésite le quart d'une seconde mais elle est trop courte. C'est ma folie qui me pousse, ce besoin de l'avoir et cette chaleur qui m'enserre le ventre. Je l'embrasse vraiment, laisse mes lèvres parcourir sa bouche sans me demander ce que je fabrique. Je n'ais plus envie de le faire, la seule chose que je désire c'est vivre l'instant présent. Je me laisse porter par mes émotions, par cette euphorie que notre course à causée. Peut-être ne fais-je pas ce qu'il faut, peut-être que j'aurais dut réfléchir plus longtemps... mais c'est je le sais... je sais que si je ne l'avais pas fais maintenant je l'aurais regretté. 
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Hwang Min Ah



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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Ven 17 Jan - 23:05

Je me sens revivre, comme si cela faisait un moment que je dormais et qu'efin j'ouvrai les yeus. C'était un sensastion assez étrange mais pas désagréable à vrai dire. Le sourire aux lèvres, je m emis à courire et bien que mes jambes ne répondaient pas vraiment comme je le souhaites et me faisaient quelque peu souffrir, c'était une réelle plaisir et je sentais mes muscles se relacher sur le moment. C'est vrai que dernièrement ils avaient souffert les pauvres, je les avaient martyrisé, et pas de la bonne manière. J'étais habituer au sport, danseuse depuis jeune, mes pauvres jambes en voyant de toute les cours, entre les grands écarts, les levé, les sauts de biche et j'en passe. La danse... cela fait combien de temps que je n'avais pas mit les pieds dans une salle de répétitions ? Au moins 6 mois et maintenant que j'y pensais, cela me manquait beaucoup. Je n'avais pas vu le temps passé, et au club, entre le manque de personnel et les absences des collègue, on était largement en sous effectif, et chacunes d'entre nous ne comptaient pus ces heures supplémentaire. L'avantage dans tout ça ? Le petit chèque que l'on reçoit à la fin du mois qui a doublé de volume, correspond aux heures que l'on fait, qui elles aussi ont été doublé. Alors oui vous allez me dire, je fais de la danse, en tant que strip teaseuse, mais que les choses soient bien claire, entre se foutre à poil devant des inconnus et se défoulé à faire n'importe quoi en se regardant, on a vite fait de faire le choix. J'ai quand même de la chance, le Pink Aphrodisia a une bonne réputation et on ne laisse pas rentrer le petit mafieux de première comme un simple vendeur de chaussure dans ce genre d'endroit. L'entrée est certes payante, mais il ne faut pas espéré pouvoir se ramener en jean troué et blouson en cuir délavé.C'est assez rassurant dans un sens, et même à l'intérieur : des vigilents sont un peu éparpillé dans l'ensemble de l'établissement, prèt à reprendre un client s'il fait un pas de travers. Alors oui, on nous demande d'accompagner les clients, n'aller les voir, de s'asseoir à leurs côtés pour passer un bon moment, mais dès qu'une main est trop baladeuse ou que des avances se font trop insistante, un petit signe et messieur se fait mettre gentiment à la porte. Alors oui ce n'est pas le boulot de mes rêves mais je ne suis pas loger à une mauvaise enseigne. Après tout, ne l'ai je pas choisit ? Alors je n'ai pas le droit de me plaindre.
Oui, au club on danse, mais ce n'est pas pareil. On vient plus tôt certains jours de la semaine, pendant que le club a les portes fermées, et on révise. On retravail les 'représentation' où l'on est pas à l'aise, on revise les pas maladroits que l'on a du mal à reproduire et l'on invite de nouvelle chorégraphie, si l'on peut dire ça ainsi. Mais c'est surtout une danse assez spécial, certes, j'aime créer de nouvelle chorégraphie, c'est mon petit plaisir dans ce travail, mais on nous demande certains styles de mouvements pour que cela tappe à l'oeil, que le client puisse se rincer l'oeil sans avoir besoinde baisser la tête. Et oui, assez déplaisant mais bon... Alors je préfère la salle,je me sens plus moi dans ce dommaine. Cela fait à présent 16 ans que je connais cette endroit. Au départ, j'étais très jeune et cela m'arrivait en sortant des cours à monter sur une poubelle pour regarder par une fenêtre les silhouette flouttée des danseuses qui bougeaient au rythme d'une musique que je m'inventais. Puis, j'ai fini par passer le bout de mon nez par une porte, trop curieuse d'en savoir plus et de vraiment les voir danser. Je me suis très vite fait prendre en flagrant déli, mais au lieu de me prendre une punition comme je redoutais, on m'a ammener une chaise sur laquelle je pouvais m'installer pour assister au cours. Elles avaient mon âge d'aujourd'hui, 22 ans et je me suis mise à les regarder d'un air rêveur et envieuse. Par la suite, je venais regarder les gens progresser et cela tous les jours de la semaine, retrouvant à chaque fois cette chaise. Très vite, une danseuse qui me semblait être la professeur et qui m'avait démasquer, vint à ma rencontre pour me demander où j'habitais. C'était le soir et alors qu'elle me ramenait chez moi, elle me posa différente questions. Une fois arrivé à destination, elle resta un moment seule avec ma mère et dès le lendemain, j'intégra les cours de danse pour mon âge. Depuis ? Je suis venue tous les jours de la semaine, y passant des heures sans voir que la nuit était tombé. JUsqu'au jour où je dus travailler.Je n'avais que 16 ans et ma mère n'arrivait pas à raccrocher les bouts, entre un travail de misère qu'elle avait en temps partiel, des factures qui s'entassaient et la drogue qui n'arrangeait pas les choses, je me mis à la recherche d'un travail au black pour pouvoir faire une seconde rentrée d'argent. Je dus mettre de côté la danse et mon rêve d'intégrer une école d'art. Oh, j'ai continuer à aller à la salle mais cela se faisait plus rare car quand j'eut la majorité, je prit deux boulots cette fois-ci légal pour pouvoir payer une cure de désintoxication à ma mère, en vain. La plage me sert à réfléchir ? La danse lle me sert à faire le vide en moi même. Cela me sert à m'évader, et dès que je vais pas bien, c'est le premier endroit où je vais pour pouvoir me vider l'esprit et ne plus penser à rien. De la musique, un rythme entrainant et je ne pense plus à rien à part à ce corps qui bouge et se laisse aller sans aucun contrainte etqui s'exprime librement.

Alors courire me fait bizarre, j'ai l'impression que mon corps à rouillé et que je retrouve cette souplesse et cette sensation de faire quelque chose sans contrainte. Mais pourtant cela ne me suffit pas à rattraper mon ami qui a filé tel une fusée vers la ligne d'arrivé.Aucune galenterie ! Ca se perd de nos jours ! La ligne d'arrivée a été dépassé depuis un moment et je prend mon temps pour m'arrêté, je sens en moi bouillir de la déception, de ne pas avoir gagné. Car il aurait put quand même non ? Mais aussi de l'amusement par rapport à ce qui venait de ce passer.J'allais mieux, je sentais l'air frai dans mes poumonset je me sentais vraiment revivre, comme si je n'avais jamais connu cette sensation. Je revins vers mon ami qui, sans gêne, commença à se moquer de moi.

« Tu sais ce que signifie le mot course ? »

Je ne me gêne pas à lui montrer mon mécontentement face à cette situation que je trouvais pire que désaventageuse. Il ne me laisse pas le temps de me préparer pour courire et en plus de ça, il avait déjà commencer sa course alors qu'il était en train de me parler. Sans oublier que le sable me ralentissait, oui, il ralentissait que moi et plas lui, normal ! Et en plus je suis une femme, lui un homme. oui oui je vous assure, et promis j'ai deviné toute seule , on m'a pas aidé. Quoi ? Je suis pas allé vérifé qu'il était bel et bien un homme ? Non mais quand même ça se voit, je sais pas, c'est flagrant, comme si c'était écrit sur son visage non ?! T'es pas convaincu ? Moi aussi à vrai dire, tu m'as mis un doute et donc dans le princpe, j'irai peut être qu'un jour j'irai vérifié...

Je me met alors à la menacer d'un air pas du tout convainquant, bien que la menace n'était déjà pas d'un haut niveau. Bah oui je sais j'aurai put trouver mieux dans le genre mais vous savez, quand vous répondez au Tac au Tac, vous n'avez pas le temps de réfléchir exactement à ce que vous allez dire et vous sortez ce qui vous passe par la tête. Et vu que je suis pas parfaite, il fallait que ça cloche quelque part. Je me prépare psychologiquement et Hop, c'est parti, je me met à le pousser de toutes mes forces vers la mer. Il se laisse aller en arrière, dut à mon élan prit après avoir reculé de trois mètre et j'arrive à le faire bouger de... Attendez, d'un pas ? non ça doit être un peu plus mais j'ai juste pas la preuve... Il se ressaisi très vite et me pousse dans l'autre sens. Je me rend compte que cela ne sert plus à rien de pousser inutilement sur un corps stable et je remonte mon regard qui quelques instants plutôt fixait le sol tout en grimaçant, espérant que cela m'aiderai à pousser plus fort. Je le suppli du regard, mais apparemment je n'ai jamais été très bonne à ce genre de jeu d'attendrissement et il ne se laisse pas avoir. Fais ta prière Min Ah ou essaie d'apprendre à courire vite en quelques minutes !

Dans ces moments là, ce qui est marrant c'est qu'on apprend à respirer sinon on est sur de mourrir dans les secondes qui suivent. Inspirer, expirer, inspirer, expirer... Il parrait que si l'on double l'un des deux, ça nous évite les points de côtés, c'est vrai ? Ahhh, une ombre se dessine derrière moi, passe entre me jambe, ce qui annonce que quelqu'un me rattrape relativement vite. Bon, je présume que ce n'est pas le Père Noël qui m'apporte un cadeau ! De toute façon j'ai pas été sage...
J'ai beau essayer de trouver des forces enfuit jusqu'à dans ma narine droite, ou d'effectuer de zig zag grotesque, rien y fait et je sens dans bras m'entourer avant de me tirer vers l'arrière. Je pousse un cri de surprise mais qui j'espérais le fasse sursauter et me lâche.

« Tu m’échapperas pas ! »

'Nooooooooon'

Ou comment de pas se faire comprendre en le criant dans les oreilles de son interlocuteur ! Je me débat, fait gigoter mes pieds et mes mains dans tous les sens dans l'espoir qu'il se prenne une baffe qui le fera lâcher prise. Il est costaud quand même... ! A cette pensée, je réalise enfin mon dos collé contre son torse alors qu'il me sert contre lui pour me retenir et je me sens rougir. C'est là que je la sens, cette fail que je ne compte pas laisser passer. Je me glisse entre ces bras et retrouve la liberté. Je me sens omme une colombe blanche, sortant de sa cage et cela me donne des ailes ! J'ai retrouvé des forces et reprend ma courses, suivit de près par Ihn Kyang qui rit de plus belle. Et il trouve ça drôle ? Non ! Je gagnerai ce round ! La je commet une faute très stupide et je tente de faire demi tour, ce qui a pour effet que l'on se retrouve face à face, immobile. S'en suit un jeu débile qui a pour but de vouloir passé d'un côté mais son partenaire se penche du même côté pour nous barrer la route. J'essaie une faite, qui a pour but de sauter un tour. Au lieu de faire droite, gauche, droite, je fais droite, gauche, gauche. Maline non ? Apparemment pas de nouveau car il sent le piège et au moment où je m'élance, pensant avoir réussit, il se penche du moment côté. Je me retrouve très vite collé de nouveau à lui, la tête enfouit dans son cou ce qui a le don de me faire rougir. Mais il est prit au jeu et ne voit ren, et moi aussi car je me remet à me débattre énergiquement.

« Cette fois t’es fichue ! »

'Jamais je ne serai vaincue !'

Je recule en arrière, espérant que la pression le fera me lâcher mais lui fait de même. Je le sens alors partir en arrière, est-ce une nouvelle technique ?? Sans vraiment avoir le temps de compter jusqu'au trois, je me vois partir en avant, tenue fermement pas Ihn Kyang, et après une longue chute, j'attérie sur son torse qui fera office de coussin d'amortissage. Pas désagréable non ? Je relève le visage, prète à lui demander si ça va mais quand je vois sur son visage se dessiner une sourire, suivit de son rire, je me sens rassurer et le rejoints dans sa rigolade. Impossible de m'arrêter, cela semble nerveux, comme dut à la course très mouvementé que l'on vient d'avoir. Je ferme alors les yeux et, vidé de toute énergie, je pose mon front sur son torse pour me laisser à cette rigolade générale que l'on a tous les deux. Voyant que je me calme, je me rend compte que mon ami rigole aussi de moins en moins et je finis par relever la tête, le sourire aux lèvres. Mon regard se plonge alors dans le sien et doucement, je me met à le regarder. A vrai dire, on se voit depuis maintenant quelques heures et pourtant, j'ai l'impression de le redécouvrir. Est parce que je ne l'ai jamais vu d'aussi près ? Ou parce que je me rend compte qu'il est beau? Oui, il me plait, je me suis rendu compte que je n'étais pas indifférente à ces charmes, à son sourire, à son physique. Mais ainsi, à le regarder, mes cheveux tombant légèrement autour de son visage. Et mon corps encore collé à liu, ma poitrine écrasée contre la sienne. Je me sens de nouveau rougir et je décide de glisser la paume de ma main sur le sable pour pouvoir me redresser, pour enfin le libéré.

Mais il en a décidé autrement, car une main me retient et me fait revenir en arrière, sans utilisé de force. Mais mon corps se laisse aller et retirer les quelques centimètres que je venais de créer entre nous deux. J'avais détourné le regard pour voir ce que je faisais et instinctivement, je le redressa pour poser sur Ihn Kyang des yeux interrogateur. Je le fixe et doucement, mon sourire se relache. Je reste ainsi, main enfoncé dans le sable mais ne faisant aucun effort et mon regard hypnotisé par ces yeux chocolat qui me fixe avec ne tel délicatesse. Comment ne pas se sentir troublé mais en même temps rassuré et... Désireuse ? Car oui je le désire, je l'ai sut quand je l'ai observé au loin, caché derrière mon mur. Et il est la, devant moi, son visage à quelques centimètre du mien, à m'observer d'une telle façon... Mon dieu, mon coeur s'accélère, je sens ses doigts de nouveau contre ma pea, et je me rend compte que cela m'a manqué depuis tout à l'heure, quand j'avais sentis ces doigts enlacé les miens. Qu'il ne s'arrête pas... Son regard fini par dévier plus bas et je sais ce qu'il va se passer. Au fait, je le savais depuis le moment où je l'ai sentis me retenir et je n'ai rien dit, rien fait. Je ne me suis pas dégager, et je ne vais pas vers lui. Pourquoi je n'y vais pas. Je le laisse vouloir prendre l'initiative ? C'est ce qu'il fait, je le vois s'approcher alors que ces moins ont délicatement glissé dans ma nuque. Je sais qu'il ne me retiendra pas de cette manière et de toute façon, pourquoi je partirai ? Plus il approche son visage du mien et plus je sens mes paupières se fermer, alors que mes regard se pose sur ces lèvres que je désire par dessus tout à cet instant précis. Enfin, ces lèvres viennet rencontrer les miennes et j'ai l'impression que mon coeur s'arrête. Mon dos se courbes alors légèrement, dut à ces frissons qui font un aller retour dans ma colonne vertebrale, et comme un éléctrochoque, mon coeur se remet à battre mais à une vitesse que je n'avais jamais put souptonner. Mes yeus se sont fermer, je me sens me rapprocher de lui et ma main se glisse le long de son cou pour y venir à la base, frôler le début de sons torse sur son haut. Je me laisse aller par ce sentiment de bonheur, de satisfaction et d'envie envers cette homme. Cet homme que je connais que depuis quelques heures mais qui, tout au long de ces lettres, a fait chaviré mon coeur par ces mots. Ces mots... Ces lettres... Cet ami...

Je rouvre les yeux subitement et, comme si je réalisais ce qui se passait, je meredressa pour que nos lèvres se séparent à contre coeur. J'essaie de me redresser mais je perd l'équilibre et bascule en arrière pour attérir dans le sable. Sans perdre plus de temps, j'entreprend de me lever tant bien que mal, et une fois cette mission accomplie, je me frotte les fesses pour y retirer le surplus de sable et finis par lever le regard vers Ihn Kyang. Mais à peine je l'ai croisé que je le détourne. Je suis incapable de le regarder en face.

'Je... On ferai bien de rentré non ? Ton agent doit peut être s'inquiéter. Ca ne serait pas le moment qu'il doute de toi et qu'il appel la police...'

Je souris stupidement, sans l'avoir regarder et je me met à chercher des yeux mon sac et mes chaussures, délaissé à quelques mètres de nous pendant la bataille. Je me sens tremblante, bête et perdue, mais pourquoi ? Qu'est ce qui me prend ? Ne l'ai-je pas désiré, n'est pas ce que je souhaitais ? Alors pourquoi je réagis de manière aussi puérile ?

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Yoon Ihn Kyang



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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Sam 18 Jan - 19:54

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j'ai ris aussi fort et surtout à l'unisson avec quelqu'un. C'est bête à dire pas vrai, mais j'ai comme la sensation d'être connectée à cette fille. Ce qu'elle dégage, je le reçois à la puissance dix, c'est comme si toute sa force m'envahissait, comme si ce qu'elle ressentait j'étais capable de l'éprouver aussi. Je ne sais pas comment dire, ni comment l'expliquer je sais juste que ça me plait. J'ai l'impression de revivre d'être à nouveau quelqu'un moi qui suis resté effacé pendant ces trois années. Moi qui pensais ne plus jamais pouvoir rire de bon coeur et avoir envie de sortir de mon trou. Vous savez, on pense toujours que la solitude est un remède. Qu'elle nous aide à nous poser à réfléchir... mais la vérité c'est qu'elle nous détruit. Elle est vile, malsaine, ça ne se fait pas rapidement c'est lent... si lent qu'on ne voit rien arriver. On se complet dedans, on croit que tout est meilleur ainsi et on finit même par s'en convaincre. Puis il arrive un jour où plus rien n'a de saveurs, le monde qui vous entoure vous parait sans couleur. Comme un long film en noir et blanc qui n'en finit jamais. Oh je sais, il parait que les scénarios de sont beaucoup plus recherchés que ceux d'aujourd'hui. Mais à mes yeux ils restent tous mornes, moroses... similaire. J'ai besoin de mon soleil. J'ai vécu trop longtemps à l'ombre, caché de la lumière du jour pour espérer vouloir faire ma vie sous la Lune. J'aimerais pouvoir sortir, me dire que je fais partie de ce monde, que j'y ais ma place et que je la mérite. Avec Min Ah j'y crois. Avec elle je me dis que je suis comme les autres. J'aimerais pouvoir me dire "Au fait qu'est-ce que j'ai fais?". Ça serait plus simple de pouvoir oublier, qu'un seul de ses sourires cause un dommage irréversible à ma mémoire. Mais je ne suis pas dupe ! Je ne crois pas aux lendemains, alors croire à un miracle n'est pas pour moi. Juste cette fois je fais un écart, dans trois heures tout redeviendra comme avant. Je l'accepte, je n'ais pas le choix. Je subis ma vie, je dirais même que je survis depuis l'accident. Tout ça, les gens s'en foutent. Je ne suis qu'un tolard après tout, j'ai mérité ce qui m'est arrivé. Et ils ont raison! Je n'ais jamais pensé avoir été accusé à tord, je le fais juste croire auprès de certains parce-que c'est plus facile. Ma famille pour commencer, leur fils chéri si adorable et parfait, promus à un bel avenir. J'ai tenté de leur mentir, de rendre la chose moins difficile à digérer mais j'ai tout foiré pas vrai? Quand je vois l'état de ma mère aujourd'hui je me dis que jamais je n'aurais pu trouver les mots justes pour qu'ils comprennent. Et puis quoi? Il n'y a rien à comprendre. Je suis un assassin! Je n'ais jamais voulu ce qui est arrivé mais la vérité c'est que je suis le seul responsable de ce qui s'est passé. Je suis monté de moi-même dans cette bagnole, j'ai allumé le contact seul et j'ai foncé. Pour les beaux yeux d'une fille qui n'a jamais daigné regardé les miens. Si elle l'avait fait, peut-être aurait-elle comprit que je mourrais d'amour pour elle. J'aurais tout donné pour qu'elle m'accorde un jour ma chance, pour qu'elle voit que je ne l'aurais jamais blessé. J'ai appris à me méfier, à ne plus y croire. De toute façon à quoi ça sert de s'attacher? Les gens qu'on aime finissent tous par vous abandonner. Je le sais... j'en ais la preuve. Mes parents, mon chien, mes meilleurs amis... je n'ais plus personne à part Jae Ho et... cette fille. Celle qui me regarde avec ces yeux qui font vriller mon estomac. J'aimerais pouvoir être assez fort, ne pas me laisser avoir comme je l'ais déjà fait. Mais j'ai l'impression que depuis que je suis sorti de prison c'est la première fois que je revis. Je peux à nouveau sourire, rire sans avoir honte, sans que personne ne vienne m'accuser de ce que j'ai fais. Je crois que depuis des mois, je dirais même des années je m'empêche d'avancer. Parce-que je ne le mérite pas, parce-que je devrais passer le reste de ma vie à me morfondre, à regretter. Pourquoi est-ce que j'ai le droit de respirer alors que ce garçon n'est plus là? Pourquoi j'ai le droit d'y croire alors que lui n'a jamais eut d'espoir? Je me déteste, pour tout avouer j'ai parfois la sensation de ne plus réussir à affronter ces journées qui m'attendent. C'est toujours le même refrain, je tourne en rond, je fais ce qu'on veut, je me donne du mal pour éviter les questions des autres. Mais j'en ais marre de me taire, marre de faire semblant que tout vas bien. Min Ah ne m'as pas jeté la première pierre lorsqu'elle a su. Elle passe au dessus, elle est toujours là. Est-ce qu'elle pourrait être assez folle pour vouloir me faire oublier? Est-ce qu'elle pourrait être assez forte pour m'aider? Je ne sais pas... je ne suis même pas sur que c'est ce que j'espère de sa part. je veux juste... je veux juste qu'elle ne me lâche pas. Je veux juste que ce jour soit le début de quelque chose, pas une fin. Je ne veux pas être encore celui qui se fait avoir je ne veux pas être l'idiot qui ne sait pas où il va. Je sais ce que je désire dans le fond... et ce que je veux c'est pouvoir l'embrasser. Parcourir ses lèvres jusqu'à ne plus avoir de souffle, m'étouffer si il faut... je me fiche que ça soit bien ou mal, pour la première fois depuis trois ans je m'accorde juste un écart.

Et bon sang, c'est surement le meilleur que j'ai connus. Ce n'est qu'un baiser, rien de plus, je n'y mets peut-être pas toute la passion que je voudrais, c'est à peine si j'ose venir taquiner le bout de ses lèvres avec ma langue. Je me contente du peu, du moment que ces frissons ne me quittent pas ça me va. Je me perds doucement, j'oublie ce que je suis, ce que j'ai fais, comment on s'est connu. Finalement peu m'importe ces lettres, peu m'importe ces heures passées dans ma cellule à l'imaginer. La réalité est plus forte, plus prenante. Je n'ais plus envie d'une Min Ah fantasmée, je veux celle qui se trouve dans mes bras. Je me rends compte que Jae Ho avait surement raison de me mettre en garde. Il n'appréciait pas que je sorte aujourd'hui, je ne devrais pas m'écarter du droit chemin. Mais tu vois Jae Ho... j'en ais marre d'être toujours celui que tu veux que je sois. Je ne fais rien de mal, je me laisse juste aller. Je retiens un soupir au fond de ma gorge, alors que je désire déjà un peu plus. Ma main se faufile jusqu'au creux de ses reins avec l'espoir fou de pouvoir la presser contre moi. Mais tout m'échappe, d'abord sa bouche qui s'éloigne, puis ce froid qui m'envahit alors qu'elle me repousse. J'ai la tête ensuquée, je suis comme dans les vapes alors qu'elle me regarde debout sur le sable. Merde, quand s'est-elle relevée? J'ai du mal à comprendre ce qui vient de m'arriver. J'étais si bien et puis... plus rien. Je n'arrive pas à croire qu'elle ait pu faire ça. Je ne me considère pas comme le serial kisser des soirées, non rien à voir avec ça. Je n'ais aucune prétention mais je pensais... enfin j'ai cru qu'elle aussi avait envie de la même chose. Elle m'a rendu mon baiser je ne suis pas dingue au point de me l'être imaginer. Je fronce les sourcils, d'abord contrarié, mais rapidement mon cœur rate un battement avant de s'accélérer. J'ai la brusque impression que ma gorge se rétrécit, elle me brûle même alors que je dois encore avoir les lèvres rougies par notre baiser. J'avale difficilement ma salive, me redresse vivement en cherchant quelque chose à dire ou faire. Mince j'ai été bête! Je n'aurais jamais dus. J'aurais pu réfléchir avant d'agir non? Bon sang Ihn Kyang mais t'as joué au con. J'ai surement tout gâché, j'en suis certain, j'aimerais m'excuser mais aucun mot ne franchit mes lèvres. Enfin j'arrive simplement à bafouiller de simple "Euh... solé.... je..." je quoi? Je ne voulais pas? Ça serait lui mentir. J'en mourrais d'envie sinon je ne l'aurais pas fais. Et ça m'énerve! Je m'agace seul parce-que je sais que je suis allé trop loin. Après tout qu'est-ce que je suis pour cette fille? Un ex détenu avec qui elle partageait des lettres. Comme si une simple rencontre pouvait tout changer entre nous. Je ne sais même pas ce que j'espérais. Je ne pensais pas déjà à un mariage et des gosses je vous rassure, mais au moins juste un bon moment. Juste un baiser volé pour rendre cette journée plus particulière.  Ce n'était rien non? Enfin c'était ce que je pensais jusqu'à ce qu'elle me rejette. Bordel, je me déteste! J'arrive à me relever, les genoux engourdit et la tête ailleurs. Elle me parle de Jae Ho je crois, comme une bonne façon de me ramener à la réalité. Vous savez ce que je comprends derrière ses mots? Moi j'entends un "Alors Ihn Kyang oublie pas que t'as tué quelqu'un." Ouais ouais ça va je le sais! Vous faites tous chier à me le rappeler sans cesse. Je suis certain que Jae Ho ne se gênera pas pour le faire encore ce soir. Je le sais merde! Je suis au courant que j'ai privé un gosse de sa vie. Et je sais que cette raison suffit à me repousser. Je me sens sale tout un coup et déçu aussi je crois mais je n'ose pas lui montrer. Je suis doué pour cacher mes émotions. Je décide juste de me renfermer, de rebâtir toutes les barrières que j'avais mise autour de moi pour faire semblant, pour me dire "t'inquiètes je gère." Je peux le supporter, ça va aller ! Je la regarde d'un œil ramasser ses affaires, me disant intérieurement que j'ai tout foiré. Comme tout ce que j'entreprends d'ailleurs. A quand remonte la dernière réussite que j'ai eut? Je ne sais plus je crois que ça date de si longtemps que je ne m'en souviens plus. Je soupir, et lâche sans grande conviction :

"Ouais t'as raison."

Evidemment elle prend les devant, elle commence déjà à marcher, comme pressée de me fuir. J'ai le cœur lourd, la seule chose que je voudrais maintenant c'est me jeter dans la mer. Me laisser dériver au large, ou encore me noyer dans cet océan trop vaste pour moi. Qui me regrettera de toute façon? Je me sens terriblement honteux maintenant. Abasourdi par ce qui vient de se passer. Je marche sur le sable mais il me parait maintenant si froid que j'en tremble. Je n'en suis pas à mon premier râteau, je veux dire comme tous les hommes je m'en suis déjà prit plus d'un mais à chaque fois ils vous laissent un gout amer. Je suis sous le choc, celui là est plus douloureux que les autres parce-que je crois que j'y ais vraiment cru. Je suis bête! Stupide bon sang ! Comment j'ai pu être aussi crétin? Je suis persuadé désormais qu'elle ne voudra plus de moi. Je ne suis même pas certain de savoir si on se reverra... Oh non, non je ne peux pas croire qu'on ne se revoit plus jamais. Ça serait si... si... non je ne veux même pas imaginer. Min Ah j'ai besoin d'elle. Et hormis ce baiser raté, on s'est plutôt bien entendu pas vrai? Ok, elle n'a pas succombé à mon charme faut dire que je n'en menais pas large avec ma fierté piétiné et mon égo rabaissé. Mais ... mais j'ai pensé que peut-être quelque chose nous liait un peu? Assez pour que ce moment soit parfait. Rah je suis le roi des cons! Voilà ce que je suis. J'ai été trop présomptueux, j'ai trop espéré, j'ai trop rêvé. J'ai rendu cette journée pitoyable. Je suis sure qu'elle rentrera chez elle et rayera cette date comme d'un instant qu'elle doit oublier. Je ne sais pas quoi faire pour me rattraper, je n'ais pas envie qu'elle me laisse, je n'ais pas envie non plus de lui faire du mal. Je ne sais pas si je l'ais vexée, je ne l'espère pas en tout cas. Je la suis de près, sans trouver quoi lui dire alors que je rejoue la scène inlassablement. J'ai encore la sensation de ses lèvres sur les miennes, c'est grisant... c'est plaisant, mais ça picote un peu. Puis mon ventre se serre, j'ai une crampe à l'estomac alors que j'en vins à grincer des dents. Fais chier ! Je me sens démuni. Dépassé par la situation. J'ai échoué, à tous les niveaux j'ai tout détruit. De un cette journée évidemment, mais aussi notre amitié. Vous connaissez beaucoup d'amis qui vous embrassent juste parce qu'il en a envie? Je m'insulte mentalement, marcher dans ses pas me file la nausée, alors je décide de la rattraper pour arriver à sa hauteur. Cette fois-ci je ne l'aide pas sur les escaliers elle se débrouille très bien toute seule et je crois que c'est peut-être ce qu'elle essaye de me faire comprendre en faisant ça. Je ne sais pas... je lis dans chacun de ses gestes cette volonté de partir, de s'éloigner. Je me mordille l'intérieur de la joue, peste contre moi même et enfile mes baskets agacé. Je traine des pieds sur le bitume pas vraiment pressé de prendre le bus pour rentrer. Mais évidemment dans ce genre de moment le temps est contre nous comme accéléré. Je lève la tête et le voilà qui arrive déjà avec son écriteaux jaune. Je marmonne pour moi-même, la suit quand elle monte à bord et m'assoit à ses côtés. Peut-être aurait-elle préféré que j'aille à l'autre bout? Le trajet est insupportable, notre seule compagnie se trouve être le silence. Je bouge les doigts nerveusement, les frappent contre ma cuisse puis après sur le bord de la vitre. Je me demande même si ce bruit l'agace alors j'arrête. Je voudrais tourner la tête vers elle mais je ne sais pas quoi lui dire.... Je tente une brève approche :

"Je te raccompagne au moins jusqu'à chez toi."

Ce n'était pas une question, ni une proposition. Pas un ordre non plus mais j'espérais juste avoir le droit de faire ça pour elle. Je ne voulais pas la quitter rapidement. Encore moins que ça se fasse dans ces conditions. Je me disais que peut-être je trouverais entre temps un moyen de détendre l'atmosphère? Je ne sais pas, en tout cas je me démenais déjà pour réfléchir. Relevant la tête vers elle, je la regardais ne sachant pas trop si j'attendais un signe de sa part ou alors une remarque. En tout cas, j'espérais juste que ce silence allait s'arrêter. Je pourrais peut-être lui dire que le chauffeur est un accro de groupe féminin? J'ai cru entrapercevoir des photos disposés sur l'avant de sa cabine. Ça pourrait peut-être la faire rire? Je n'en sais rien, pour dire vrai je ne sais plus. J'espère juste que tout ça ne durera pas. Qu'elle et moi on pourra faire comme si de rien n'était... je t'en supplie Min Ah, laisse moi une seconde chance...
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MessageSujet: Re: First meeting [Min Ah]   Dim 19 Jan - 19:29

Je ne sais pas ce qui m'arrive, je ne sais même pas pourquoi je fais tout ça, je ne sais même pas où je suis, où j'en suis? Quelqu'un pourrait-il me foutre des claques pour que je me réveil de ce cauchemard et que je sois encore dans cas bras ? Car j'ai froid, horriblement froid, je me sens frissoner alors que le vent se met à se lever doucement. Cela aurait put me donner comme effet de fermer les yeux, respirer à fond pour sentir cette air pure dans mes poumons, me faisant me sentir vivante, présente et tout oublier. Mais ce vent que j'apprécie d'habitude, je le hais, j'ai envie de crier pour qu'il arrête de me bruler la gorge, qu'il arrête de me faire tourne rles cheveu dans le vent. J'ai froid et j'ai envie de me sentir contre lui, de me sentir en sécurité, au chaud près de ce corps que je désire tant. Car alors qu'il me regard les yeux grand ouvert, ne sachant sûrement pas quoi dire, je le désire encore plus que tout à l'heure. Et pourtant je l'ai rejeté, je l'ai repousser avec une telle conviction que je m'épate moi même. Pourquoi ? J'ai l'impression d'avoir deux moi dans ce corps, cette fille qui le souhaite plus que tout au monde et l'autre qui doute... car oui je doute, je le ressent, je pense trop, je réfléchie et ce n'est pas normal... Oh bon je vous rassure, ça m'arrive de réfléchir quand même mais c'est vrai que d'habitude, et je le reconnais, je suis rentre dedans. j'ai même tendance à agir sans trop penser aux conséquences de mes actes et c'est après que je réalise que des fois je suis aller trop loin. C'est un point de ma personnallité qui des fois m'insupportait moi même mais j'ai finis par m'y habituer. Déjà que je m'en sois rendu compte trop tard pour faire machine arrière quand je me rend compte de mes conneries. Le nombres de garçons que j'ai rencontré en soirée, avec qui j'ai bu des bières et shot à volonté, puis que j'ai suivit pour en prendre un dernier chez l'heureux élu de la soirée. oh oui je me réveillais souvent le matin dans son lit, sans même savoir son nom. Non, l'alcool n'y était pour rien, j'ai pleinement consiente de mes actes à ce moment précis, bien que les bières ingurgité me faisait me rendre plus gai. Alors à ce fameux réveil, après avoir réaliser ce que j'avais fait, sans prendre le temps de me demander 'est ce que c'est bien de couché avec un inconnu?', je me disais que ce n'était pas bien de foncer comme ça la tête dans le tas, mais je finissais par hausser les épaules, assumant ce qui venait de passer et continuant ma route. C'est comme ça que je fonctionnais mais pas cette fois-ci.

Cette fois-ci non, je l'avais rejeté, repoussé tel un déchet que je ne pouvais supporter, et pourtant, je le voulais, rien que pour moi... Alors quoi ? En pensant à ces lettres je me suis reculé... Est ce que je prend peur ? Est-ce donc ces lettres, cette amitié si profond qui me fait fuir ? Je suppose et me pose toujours des questions alors que mon regard se pose sur cette silhouette qui se relève.

"Euh... solé.... je..."

Pourquoi merde pourquoi? Ne t'excuse pas, ne me dis pas ça, car j'ai l'impression d'être un monstre. M'en veux-tu ? Mais hais-tu ? J'ai tellement peur, que j'en détourne le regard pour en chercher mes vêtements. J'aimerai pouvoir lire dans tes pensées, pouvoir savoir ce que tu te dis, maintenant, tous de suite. Oh je sais que tu m'en veux, mais le comprends tu ? Est ce que tu sais ce qui se passe dans ma tête ? Non tu ne le sais pas, comme moi même je ne sais pas ce que je resent vraiment. Il y a conflit, je le sais, je suis paratagé, je te désire mais en même temps j'ai peur, peur de notre amitié, peur de ce qui peux se passer, peur de te perdre...
Je ne sais pas quoi te dire, je ne sais pas quoi penser alors je trouve une excuse bidon, j'ai envie de me taper la tête quand je m'entend parler, tellement je me sens minable. J'ai la tête baisser, incapable de te regarder dans les yeux et je me sens encore plus ridicule et... non je le dis haut et fort, je ne suis pas fière de moi et de cette aptitude... Je pourrais me tourner pour essayer de t'expliiquer, pour que tu comprennes que tu me pardonnes, mais je ne sais même pas quoi. Et si c'est pour m'enfoncer encore plus et te mettre en core plus dans le doute, cela ne sertà rien... Alors je me tait et te fait juste d'une impression qui n'est autre autre qu'un pretexte bidon que j'invite pour me cacher de la réalité.

"Ouais t'as raison"

Je n'ai même pas attendu sa réponse que je tourne les pieds dans le sable et me dirige d'un pas assez pressent vers l'escalier le plus proche. J'ai la vision troublé et n'arrive qu'à distingué que l'endtoi où je vais, le reste me parraît loin de moi. J'arrive même plus à penser et je me contente demarché d'une allure trop pressée. Es-tu derrière moi ? je ne sais pas mais je ne prend pas le temps de regarder, espérant juste que tu as décidé de rester sur cette plage. En pensant à ç aj'ai envie de m'arrêter, de me retourner et courir jsuqu'à toi pour te prendre dans mes bras et te demander pardon. D'espéré que je suis encore à cette endroit chaud et que rien de tout cela ne se soit passé. Au faite que je me réveil s'il vous plait...
J'arrive en bas de l'escalier et monte les marches deux par deux. Arrivé en haut, je m'accorde un moment de répis pour enfiler mes chaussures, sans prendre la peine de retirer les sable coller sous mon pied. Il a beau m'irrité et me faire mal alors qe je me redresse, cela ne semble plus que cela.
Pendant que je me suis baissé, je l'ai apperçu et je me suis injuré de tous les noms à ce moment. Pourquoi m'a-t-il suivit ? Pourquoi ? Je n'ai pas envie de le voir, je ne peux pas supporte son regard, je n'arrive plus à bien penser quand je suis prêt de lui. Il me pertrube, et je le réalise enfin, je me sens bizarre, plus moi même, je ne pense plus quand je le regard, je me sens sourir bêtement. Plus rien ne compte à ce moment, plus rien sauf lui... Et c'est ça qui ne va pas, je n'ai jamais été ainsi, je n'ai jamais ressenti ça et... J'ai peur... J'ai encore envie de pleurer...
Je presse de nouveau le pas pour traverser la rue et rejoindre l'arrêt de bus dans le sens inverse. Je pris pour qu'il arrive vite, pour que déjà, je vois sa façade me dépasse et que je soit dans l'obligation de courir pour l'avoir. Mon voeux est à moitié exaucé car à peine arrivé à l'arrêt que dans le coin de l'oeil, j'apperçoit le véhicule arriver. Les portes s'ouvrent et sans un regard à mon ami pour savoir ce qu'il allait faire, je monte et m'asseoit vers le milieu du bus, près de la fênetre, le regard vers l'extérieur. J'hésite à regard à l'entrée du bus pour savoir s'il m'a suivit, mais je n'en ai pas besoin car je sens une présence s'installer à côté de moi. Je ferme les yeux pour retenir ces larmes qui veulent sortir., et j'essaie de m'évader, de partir et de ne penser à rien. je ferme mon esprit, j'essaie de faire abstraction aux bruits qui peuvent m'entourer. Combien de temps est passé ? Je ne cherche pas à savoir, tout comme l'endroit où l'on est. Il me sors alors de ma rêverie et je soupire doucement. l'a-t-il entendu ?

"Je te raccompagne au moins jusqu'à chez toi."

Je rouvre et sans prendre la peine de détourner mon regard du paysage qui dévile devant mes yeux, je lui répond.

'Non pas la peine...'

Si froide, si distante, si loin de lui quand je lui répond. J'ai de nouveau cette envie soudaine de me tourner et d'enfouir ma tête dans son cou, sentir encore et toujours cette odeur qui me semble être une drogue que l'on vient de découvrir et dont on ne peut se passer.

'Je vais descendre ici, j'ai des choses à faire...'

Ou comment faire comprendre que c'est privée et que je n'ai pas envie qu'il me suive. Car je n'ai rien à faire à part m'isoler et marcher. Je me lève sans attendre sa réponse et sans lui laisser le temps de se dégager, je me glisse entre ces genoux et le fauteils de devant et en quelque instant, je me faufile dans le couloir, essayant de ne pas tomber alors que le bus s'était mis à freiner. Sans un regard, sans un au revoir, je descend du bus et me dirige d'un pas pressant versune rus adjacente pour m'y glisser et sortir du champs de vision du bus. Je me colle alors contre le mur froid et j'attend. Enfin, le bruit du moteur se fait entendre et doucement, ce met à simiduer au fur et à mesure qu'il s'éloigne. Dans un dernier élan à vouloir le rattraper, je me tourne brusquement et reviens dans la rue pour fixer l'arrière du véhicule qui accélère et fini par disparaitre dans une rue. Je glisse une main sur mon visage pour venir retirer cette larmes qui venaient de couler le long de ma joue, mais s'était vain, car je sentais déjà d'autre me monter aux yeux et couler aussi naturellement que la pluie était tomber. Je les laissa venir tout en restant immobile, car je savais que je ne pouvais les retenir. Après, ce qui devait être de longues minutes, je finis par me mettre à marcher tout droit, et instinctivement, mes pensées allèrent vers Ihn Kyang.

Pourra-t-on encore se parler ? Pourais-je encore te faire part de mes crainte, mes peur, mes doutes, des mes rires, mes coups de coeur ? Pourras-tu comprendre cette detresse qui m'envahi ? Pourras-tu me pardonner ce doute qui me fait peur et me fait fuir ? J'ai besoin de recule, j'ai besoin de respirer car tu me fais peur, car tu me fais me sentir bien, trop bien... Est-ce normal ? Je ne sais pas, mais j'ai l'impression que je n'arriverai pas à géré qce que se passe alors s'il te plait, ne m'en veut pas trop...
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